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Les cercles de lecture ont lieu au 1er étage de la librairie Maupetit, 142 la Canebière, les lundis et mardis de chaque mois ,de 14h30 à 16h.

 

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CERCLE  DE  LECTURE  DU  LUNDI  27  NOVEMBRE  2017

 

 

 

Nous vous informons que le prochain Café Littéraire aura lieu le jeudi matin 21 décembre 2017, 9h00 à la salle de La Société Nautique de Marseille, 23A quai de Rive-Neuve 13007. Réservation obligatoire.

 

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ANALYSES d’OUVRAGES

 

ROMANS :

 

BARBIERI Mireille - «  A l’encre violette » Ed. Parole, 9/2017, 13 €(Marie-France SAUGE) Au début du 20ème siècle. Deux histoires de familles vivant dans un petit village d’Italie. La première tentera une émigration ratée vers les Etats Unis. La seconde vivra les débuts du fascisme dans leur village italien. Roman à la construction compliquée, ennuyeuse, superficielle. Très décevant.  Niv.1

 

CARRISI Donato – « Tenebra Roma » Calmann Levy, trad. de l’italien, 9/2017, 301p, 20,50 € (Colette QUARELLI) Marcus est un pénitencier chargé de repousser le Mal et il sait le reconnaître. Rome va être privé d’électricité pendant 24h, suite à une panne technique. En même temps, une pluie diluvienne tombe sans discontinuer sur la ville. Déjà un tueur est à l’œuvre et Marcus réussit heureusement à lui échapper. Personne n’est à l’abri de ce déferlement de violence. Marcus a très peu de temps pour trouver l’origine de ce Mal et c’est avec l’aide d’une photographe de la police qu’il va tenter de sauver les habitants de Rome. Très bon roman. Niv.1

 

COGNETTI Paolo – « Les Huit montagnes » Stock, trad. de l’italien, 9/2017, 304 p, 21,50 € (Milène THONY) Le Val d’Aoste.Un enfant de la ville et un enfant de la montagne sont devenus amis. Pietro et Bruno se retrouvaient chaque été. Le père de Pietro lui apprenait à aimer la montagne. A l’âge adulte, les deux amis seront amenés à reconstruire ensemble un chalet d’alpage. Hommage à l’amitié, l’amour filial, la beauté de la nature et la passion de la montagne. Magnifique. Prix Médicis 2017.

 

LEHANNE, Denis – « Après la chute » traduit de l’anglais, Rivages, Septembre 2017, 22€,456p. – (Annette FAVIER)-  Rachel CHILDS, jeune journaliste en pleine ascension, s'effondre un jour en direct devant des millions de téléspectateurs. C'est le début de la chute. Peut-être a-t-elle toujours souffert de troubles psychologiques, élevée par une mère manipulatrice qui n'a jamais voulu lui révéler le nom de son père . Aussi, Rachel, libre de son temps, se met en tête de le retrouver. Mais le chemin sera semé d’embûches, notamment par sa rencontre avec un usurpateur d’identités.

 

Long ce policier ! On ne reconnaît pas la patte de l'auteur de MYSTIC RIVER et de SHUTTER ISLAND qui tenaient en haleine. ET puis des longueurs inacceptables !!

 

 

 

PERIER, Jean-Marie  -  « Près du ciel, loin du paradis »  Calmann Levy, 2017, 16,50€, 190p. (Janine PONTNEAU)  -  A travers 15 nouvelles qui mettent en scène des personnages fictifs, l’auteur exprime ses désillusions face à la décrépitude de la vieillesse. Chaque histoire semble un naufrage, chaque homme ou chaque femme, un « vieux «  en perdition.

 

Sensibilité  et humour certes mais bien banal en sorte. Niveau 1.

 

 

 

REKULAK, Jason – « La forteresse impossible »  Actes Sud, 22,80€, 362p. 5janine PONTNEAU)  -  En 1987 alors que le jeu de la « roue de la fortune »vient de démarrer, 3 ados amis fantasment sur la sublime présentatrice, Vanna, photographiée nue dans Playboy ! Comment se le procurer ? Ils échafaudent des plans pour le voler et cela finira très mal peut-être ?

 

Drôlerie et humour, écriture vivante, langage cocasse des jeunes mais aussi, tourments de l’adolescence en proie aux problèmes existentiels. Niveau 1.

 

 

 

DOCUMENTS

 

B8 - FRAIN Irène « La Fille à histoires » Seuil, 9/2017, 257 p, 18 € (Milène THONY) Douloureuse histoire d’une enfant rejetée par sa mère parce qu’elle n’avait pas été désirée. Irène finira par découvrir la raison secrète de ce rejet. Pour se justifier, elle écrira sur sa famille malgré l’interdiction de sa mère mais avec les encouragements de son père. Sensible et bouleversant. Prix OCB 2009 pour Les Naufragés de l’île Tromelin.

 

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© CERCLE DE LECTURE DU MARDI  14 NOVEMBRE 2017

 

Nous vous informons que Douglas KENNEDY viendra parler de son dernier roman La Symphonie du hasard, à la librairie Maupetit, 142 la Canebière, le jeudi 16 novembre à 17H00. La rencontre sera animée par Milène THONY. Entrée libre.

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Prochaine causerie à l’Alcazar, l’Orient dans les romans, le samedi 25.11.17 à 16H30.

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ROMANS :

BLAS de ROBLES Jean-Marie « Dans l’épaisseur de la chair » Zulma, 8/2017, 375 p, 20 € (Annie ZEVACO) La vie, racontée par son fils, de Manuel Cortès, pied noir d’origine espagnole, issu d’un milieu social fort modeste, devenu chirurgien à Sidi Bel Abbes. Une vie de combats au sens propre et au sens figuré, de son engagement dans l’Armée d’Afrique …à son combat pour retrouver les moyens matériels de faire vivre sa famille à leur retour d’Algérie en France. Un roman tendre, parfois drôle, qui montre « un homme, ni pied noir, ni français, ni espagnol, mais un hombre » pris dans la tourmente d’un destin qui le dépasse et qui néanmoins essaie de vivre dignement ! Belle écriture. Intérêt historique. Niveau de lecture 1.

 

BONNOT, Xavier-Marie - Le dernier violon de Menuhin, Belfond, août 2017, 18€,  264 p. (Gisèle BESTER)- Rodolphe Meyer a été un violoniste célèbre mais un enfant malheureux sous la férule d'un père ambitieux qui voulait faire de lui un prodige à l'égal de Mozart. Sa grand-mère, Emilie, seul membre restant de sa famille, vient de mourir dans un village perdu de l'Aveyron. Il doit organiser ses obsèques et se retrouve rapidement seul dans la vieille ferme dont il vient d'hériter et qu'il ne peut pas quitter aussi vite qu'il l'avait prévu. Il se livre du coup à une auto-analyse qui l'entraîne dans des souvenirs plus ou moins gais dont celui de ses maîtres, bien sûr, et de "l'Autre" qui semble être son double féminin rationnel. Mais c'est Yehudi Menuhin qui s'impose à lui comme une étoile inégalable. Il s'est d'ailleurs procuré le dernier violon du chef, qu'il respecte comme une personne ("Lord Wilton") et dont il joue à l'enterrement d'Emilie. Mais ses doutes, ses regrets, ses angoisses et ses ivresses le font dériver vers un monde de plus en plus fantasmagorique où il croit mettre fin à la persécution dont il se sent victime en tuant (ou pas) "l'Enfant", "le Sauvage", Victor.

Ce livre est inquiétant par sa plongée inexorable dans la folie mais l'écriture est superbe et les multiples références musicales apportent un contrepoint apaisant à un ensemble assez sinistre. En effet, l'auteur ne nous fait pas ressentir une grande sympathie pour son personnage qu'il traite un peu à la manière de ses films documentaires.

A lire, surtout pour les mélomanes.

 

BOUYSSE, Franck – « Glaise » La manufacture des livres, 2017, 20,90€, 425p. (Janine PONTNEAU)  -  Août 1914, trois fermes du Cantal se vident de leurs hommes, la guerre est là et chacun va devoir survivre, lutter. Dans ce pays reculé, les envies et les rancœurs influent fortement sur le comportement des gens. Des ados s’aiment malgré le travail et les inimitiés.

Un roman âpre dans un beau décor, des images fortes et un style sore et précis qui s’harmonise parfaitement à cette histoire qui tient le lecteur en haleine. Bon roman. Niveau 1.

 

DECAUX, Laurent – « Le seigneur de Charny » XO, 2017, 19,90€, 412p. (Janine PONTNEAU)  - Un tableau vivant et très documenté  de la France du moyen âge, une chronologie respectée, une mise en place fidèle de la société et des mœurs du temps, un souci de vérité rendue moins austère par quelques personnages fictifs, expliqués par l’auteur en fin de livre. Une belle figure de preux.

Un livre qui malgré sa longueur n’est jamais ennuyeux, de style alerte et imagé et relatant l’histoire d’une grande famille champenoise, dans un contexte politique et social riche. Pour toutes les bibliothèques. Niveau 1.

 

FERNEY Alice« Les Bourgeois » Actes Sud, 8/2017, 350 p, 22 € (Annie ZEVACO)  Les Bourgeois appartiennent  à la haute bourgeoisie parisienne. Henri et Mathilde sont nés dans les dernières années du XIXème siècle. Ils sont fortunés, Henri dirige une maison d’édition, ils sont de fervents catholiques et Mathilde mettra au monde 10 enfants. Empreints des valeurs de leur milieu et de leur génération, ils transmettront à leurs enfants la maîtrise de leurs sentiments, la tenue morale, le sens du devoir, de l’honneur, de la discipline, de la probité, bref la noblesse des sentiments et de la conduite. La nombreuse fratrie vivra et s’impliquera, chacun à sa manière, dans les grandes déchirures du XXème siècle : les 2 guerres mondiales, la guerre d’Indochine et la guerre d’Algérie. Mais l’impôt sur le revenu, la sécularisation de la société, mai 68, la libération de la femme …jusqu’au mariage pour tous contribueront à faire disparaître ce mode de vie et de pensée …et par là même, ce milieusocial.  Roman bien écrit, intéressant, à acheter. L’analyse fouillée de ce milieu social permet une meilleure compréhension de leur comportement, loin du « bourgeois bashing » pratiqué couramment dans notre société contemporaine. Niv.1.

 

GUENASSIA, Jean-Michel – « De l’influence de David Bowie sur la destinée des jeunes filles » Albin Michel, août 2017, 20€, 327p. (Martine DEBIOL) -  Les années de formation de Paul, fils d’une tatoueuse lesbienne ,  décrocheur du système scolaire , hétérosexuel dissimulé pour ne pas peiner maman. Un récit désopilant, dans un milieu très particulier, sur un sujet assez scabreux.

 

GUERRA, Wendy – « Un dimanche de révolution »  traduit de l’espagnol, Buchet Chastel, août 2017, 19€, 210p. (Annette FAVIER)  - La vie d’une jeune intellectuelle cubaine, poétesse, écrivain, cinéaste dont on se demande s’il ne s’agirait pas d’une autobiographie. Ses talents ne sont pas reconnus dans son pays, par contre Mexico et New York l’apprécient. Les cubains exilés se méfient d’elle. Liaison avec un acteur américain et un lourd secret.

Un livre nostalgique, non dépourvu d’humour, intéressant lorsqu’elle décrit la vie quotidienne de ses concitoyens et bien traduit. Je l’ai beaucoup aimé.

 

HADA, Keisuke – « La vie du bon côté » traduit du japonais, Philippe Picquier, 16,50€, 147p. (Renée COUDERT) -   Kento à 28 ans , au chômage, pas très vaillant, vit encore chez sa mère avec son grand-père, 87 ans, qui ne cesse de se plaindre et déclare vouloir mourir. Kento veut l'aider dans cette entreprise en lui évitant le moindre effort de façon qu'il perde peu à peu son énergie vitale, à force de ne rien faire. Jusqu'au jour où, ayant failli se noyer dans son bain, il est sauvé par Kento, qu'il remercie de lui avoir sauvé la vie... il ne voulait donc pas mourir ! A partir de là les deux hommes vont se découvrir et se soutenir mutuellement.

Roman sympathique, description minutieuse et très réaliste de la vie dans un Japon moderne pas vraiment romantique, personnages attachants par leur bonne volonté et leur vulnérabilité, certaine dérision, subtile ; mais ensemble qui m'a paru un peu ennuyeux..

 

HONORE, Christophe – « Ton père » Mercure de France, juin 2017, 19€, 183p.  (Martine DEBIOL) - Peut-on être père quand on est homosexuel ? En proie à la malveillance anonyme, le narrateur devra dépasser sa tristesse puis sa colère avant de trouver l’apaisement.

 

KUREISHI, Hanif – « L’air de rien » Christian Bourgois,2017, 17€,  184p. (Janine PONTNEAU) – Un drame à huit clos entre trois personnages classiques : le mari ,la femme et l’amant , campés avec brio par l’auteur dans un style incisif, cynique , cru, qui peut mettre mal à l’aise le lecteur. L’humour est grinçant.

Ce court roman plaira aux avant -gardistes de la littérature. Personnellement, tout en reconnaissant l’habileté de l’auteur j’ai détesté.

 

LE CLEZIO, Jean-Marie – Alma »  Gallimard, octobre 2017, 21€, 338p. (Claude CHARBONNEL)  -  Jérémie Felsen arrive à l’île Maurice en quête du mythique et maladroit dodo exterminé par l’homme et de ses racines familiales. Dodo, le clochard lépreux qui se réclamait de sa famille et mystérieusement disparu il y a 30 ans n’était –il pas le dernier lien entre l’ancien monde des planteurs et des esclaves et le monde moderne de l’île : celui de la prostitution, du chômage, et de la pollution ? Niveau 1. A acheter.

 

LUNDE, Maja – « Une histoire des abeilles »  traduit du norvégien, Presses de la Cité, juillet 2017, 22,50€, 397p. (Michèle ASSADA) -  3 histoires à des périodes différentes, 1851,2007,2098 pays différents autour d’apiculteurs qui vont rencontrer des difficultés dans leurs familles, dans leur travail , avec en particulier la disparition des abeilles qui va entraîner des remises en cause sociétales ( la période 2098 est discutable mais on est en Chine!.! )

Un «  conte écologique » sur l’importance des abeilles et les risques de leur disparition. Prenant et intéressant.

 

MODIANO, Patrick – « Souvenirs dormants »  Gallimard, octobre 2017, 14,50€, 104 p. (Claude CHARBONNEL)  - Comme toujours le fil de l’histoire est ténu : rencontres « sans avenir » avec 5 femmes dans sa jeunesse. Les thèmes modianesques sont toujours là, la »petite musique » aussi, avec en prime les thèmes du rêve et de l’éternel retour. Comblera les inconditionnels. A acheter.

 

SUTER, Martin – « Eléphant » traduit de l’allemand, Christian Bourgois, août 2017, 22€ , 351p. (Martine DEBIOL) Un éléphant de 30 cm, rose luminescent, est obtenu par manipulation génétique. Est-ce un objet, d’une grande valeur marchande et reproductible par clonage, ou un être vivant respectable voire sacré pour son cornac birman ? 

ZENITER,  Alice – « L’art de perdre » Flammarion, août 2017, 22€, 505p.  (Claude CHARBONNEL) -  Fresque familiale sur 3 générations : Ali, le harki, méprisé par les français et par les algériens s’est muré dans le silence. Son fils Hamid a fait le choix de taire ses racines kabyles. A 25 ans sa fille Naïma, athée et libérée , les redécouvre à la faveur d’un voyage en Algérie, mais ce monde n’est plus le sien. A acheter. Niveau 1.

                                                                     

ANALYSES RAPIDES :

ADIMI Kaouther « Nos richesses » Seuil, 8/2017, 215 p, 17 € (Françoise FOUCQUETEAU) En 1935, de retour à Alger, l’éditeur et libraire Edmond Charlot, 20 ans, n’a qu’une idée en tête, ouvrir une librairie et le prêt de livres. Tout se passe bien jusqu’à la guerre. Il est l’éditeur attitré de Camus, Roblès, Giono …Les « évènements » vont contrarier la marche de la librairie devenue très célèbre. On veut la transformer en boutique à beignets. Nostalgique et attachant. Niv.1

 

AILLON, Jean d’ – « Les collèges fantômes » Presses de la Cité, août 2017, 22,50€, 470p.  (Frédérique ARROUA)  -  En octobre 1626, Louis Fronsac et Gaston de Tilly font leur entrée au collège de Clermont. Toujours curieux, ils décident d’explorer le collège mitoyen abandonné que le recteur souhaite acquérir pour un agrandissement. Mais si le lieu est hanté comme il en a la réputation, il abrite en fait les agissements d’une société secrète. Vont-ils arriver à déjouer la conspiration contre Richelieu mettant en danger le royaume ?

Lecture captivante.

 

CARON, Emmanuelle – « Tous les âges me diront bienheureuses » Grasset, août 2017, 19€, 269p. (Annette FAVIER)  -  EVA, une jeune femme, a comme grand'mère une bien étrange grand'mère appelée ILONA, qui vit recluse dans une maison de retraite bretonne.EVA croit bien connaître sa grand'mère, mais aux portes de la mort, elle se met à parler une langue inconnue et réclame un prêtre pour confesser les crimes d'une existence dont soudain plus personne ne comprend les secrets C'est dans les débuts de la tragédie soviétique qu'on comprend qui elle fut : fille d'un assassin, idole d'un mafieux ....

On est vite lassé par les rebondissements incessants et incompréhensibles de cette histoire .A ne pas acheter (pourtant bon style) !

 

COBEN Harlan « Double piège » Belfond Noir, trad. de l’amér. 9/2017, 367 p, 21,90 € (Colette QUARELLI) Joe, le mari de Maya, vient d’être assassiné. Maya se sent désespérée mais elle fait toujours partie, avec sa fille Lily, de la grande et respectable famille Burkett très fortunée. Pour les protéger, elle et sa fille, son amie Eileen installe une caméra cachée dans l’appartement de Maya. Un choc épouvantable atteint Maya lorsqu’un jour la caméra montre sa fille jouant avec son père ! C’est impossible, Joe est mort ; de plus Isabelle, la nounou n’a vu personne. Que se passe-t-il ? Que lui a-t-on dissimulé ? Maya est d’autant plus perturbée que sa propre sœur a été assassinée quelques mois auparavant. Perdrait-elle l’esprit ? Le chagrin et le désespoir ont-ils eu raison d’elle ? Très bon roman bien ficelé, original. Niv.1.

 

DeLILLO Don « Zero K » Actes Sud, trad. de l’amér. 9/2017, 304 p, 22,80 € (Josette SALVI) Ross, un industriel richissime a investi beaucoup d’argent dans les recherches sur le transhumanisme et l’immortalité. Aussi, quand sa femme, gravement malade, est proche de la mort, il la transporte dans un centre secret où elle sera cryogénisée. Pour l’auteur, ce livre est l’occasion de parler de la condition humaine. Qu’est-ce qui fait de nous des hommes ? Ne perdrons-nous pas notre humanité en devenant immortels ? Niv.2. Livre dérangeant. L’immortalité sera-t-elle la dernière conquête de l’homme ?

 

FARRIS, Peter – « Le diable en personne » traduit de l’américain, Gallmeister, mai 2017, 20,50€,266p. (Annette FAVIER) -  En GEORGIE du Sud, une jeune femme soumise à un gang devient l'objet d'un esclavage sexuel de la part du maire. S'étant enfuie, elle devient la cible de tueurs et trouve refuge chez un vieux solitaire qui règle ses problèmes à coups de fusil ...Une amitié étonnante va lier ces deux exclus  de la société, mais suffira-t-elle pour sauver la malheureuse jeune femme ?

Bon roman noir,  au rythme soutenu et envoûtant.

 

FRIDLUND Emily « Une Histoire des loups » Gallmeister, trad. de l’amér. 8/2017, 296 p, 22,40 € (Milène THONY) Madeline est une ado solitaire et sauvage. Est-elle d’origine indienne, Ojibwé ? Elle a gagné une course de chiens de traineaux à 12 ans ! Elle vit avec ses parents, dans une cabane en pleine forêt, près d’un lac, dans le nord des Etats Unis. Un couple vient de s’installer sur l’autre rive. De son canoë, Madeline les observe à la jumelle, fascinée. La jeune maman va lui proposer de s’occuper de leur petit garçon de 4 ans. C’est un enfant surdoué …mais tout est bizarre, étrange, il y a des choses qui clochent … Roman troublant. Du grand art ! A lire. Niv.1

 

GIRAUD Brigitte « Un Loup pour l’homme » Flammarion, 8/2017, 246 p, 19 € (Olga COULLAUT) Année 60 : la guerre d’Algérie, Antoine quitte la France et sa jeune épouse qui commence une grossesse, pour l’hôpital militaire de Sidi Bel Abbes. En tant qu’infirmier, il est confronté à la souffrance « immense » des blessés. Il se lie d’amitié avec Oscar, jeune soldat qui vient de se faire amputer d’une jambe. Lila, sa femme, vient le rejoindre pour partager la joie de leur bébé mais c’est difficile pour Antoine de vivre sa vie d’infirmier et celle de jeune père de famille. Mais pour Antoine, conjuguer sa vie professionnelle et sa vie familiale n’est pas facile …Roman sensible qui dépeint avec finesse la psychologie d’un homme pris en étau entre le bonheur de la vie familiale et l’horreur de la guerre.

 

HAENEL Yannick « Tiens ferme ta couronne » Gallimard/l’Infini, 8/2017, 333p, 20 €(Milène THONY) Un homme solitaire, rêveur, fauché et porté sur la boisson a écrit un énorme scénario sur la vie d’Herman Melville, auteur de Moby Dick, qu’il admire. Un scénario qui parle de « l’intérieur mystiquement alvéolé de la tête de Melville »(référence à la baleine blanche). Il aimerait que Michael Cimino, réalisateur de Voyage au bout de l’enfer, cinéaste génial qui a connu la gloire et l’échec, l’adapte au cinéma. Il le rencontre à New York. Rêves, errances et déambulations rocambolesques. Roman d’un homme qui croit en ses rêves et qui guette le daim blanc de la vérité. « Toujours je reste au bord du mystère ».Roman métaphorique et mystique. J’ai beaucoup aimé. Niv. 1

 

 

HART John –« Redemption road » traduit de l’anglais, J.C. Lattès, septembre 2017, 22€, 509p. (Annette FAVIER) - Un homme sort de prison après 13 ans de détention pour un crime qu'il a toujours nié .A sa sortie, le fils de sa victime l'attend un pistolet à la main Parallèlement, une Inspectrice de Police s'accuse d'avoir tué 2 malfrats qui lavaient violée .En plus, une autre victime est retrouvée dans un décor macabre!!

Difficile de résumer ce roman complexe et aux multiples ramifications qui plaira aux amateurs de polars non rebutés par l'importance de l'ouvrage et le style quelquefois elliptique de l'auteur qui fait preuve d'un talent indéniable.

 

LAMBERT, Jean-Michel – « Témoins à Charge » MARGENOIRE, Octobre 2017, 19€, 342p. – (Annette FAVIER) - Roman policier écrit par le juge LAMBERT ("affaire GREGORY") :Un jeune homme simple d'esprit , déjà condamné pour un crime dont il se déclare tardivement innocent, se voit accuser une deuxième fois pour le meurtre du fils d'un notable dans le monde judiciaire .La Policière Lea MASSENAY s'acharne à démontrer son innocence, et entraîne avec elle un avocat du Mans .S'en découle une suite de rebondissements mettant en cause les sociétés bien pensantes aixoises et mancelles .

L'auteur mêle au récit quelques réflexions sur le bon fonctionnement de la justice .Si les qualités professionnelles de l'auteur ont pu être mises en doute par certains, sa maîtrise du polar ne peut être contestée ....

 

MINA, Denise – « De sel et de sang » Editions du Masque, septembre 2017, 22€, 316P. (Annette FAVIER) - Au bord du Loch LOMOND en Ecosse, le cadavre d'une femme réapparaît. L'Inspecteur Alex MORROW se rend dans une petite bourgade tranquille au bord de mer, véritable bouillon de culture où se mêlent cupidité, pouvoir et soif de vengeance, malgré une apparence tranquille. Les protagonistes souvent choqués et alcooliques sont manipulés par de grands pontes qui n'hésitent pas à faire disparaître témoins récalcitrants.

Malgré des qualités indéniables, l'auteur ne peut éviter de tomber dans le pathos, notamment à la fin de l’ouvrage.

 

MORDILLAT, Gérard – « La tour abolie » Albin Michel, août 2017, 22,90€, 520p.(Annette FAVIER)  -   (Une grande tour de 38 étages au cœur du quartier de la Défense .Au sommet l'état-major gouverné par la logique du profit , et puis en descendant tout en bas, une population de misérables rendus fous par l'exclusion. Deux ondes qui s'ignorent mais les damnés ne vont-ils pas bientôt surgir en haut ??

Horrible roman, grossier, triste, se complaisant dans la fange ...Vous devinez mon verdict !!

 

OATES, Joyce Carol – « La princesse Maïs » traduit de l’américain, Philippe Rey, octobre 2017, 23€, 378p. (Annette FAVIER)  -  Sept nouvelles horrifiantes et oppressantes de l’auteur comme la princesse Maïs adolescente un peu pâle aux cheveux couleur maïs kidnappée par des camarades décidés à pratiquer un sacrifice d’une légende indienne.

A ne pas conseiller.

 

OLMI Véronique« Bakhita »A.Michel, 8/2017, 455 p, 22,90 € (Milène THONY) La vie incroyable de Bakhita, qui, ironiquement,signifie « la chanceuse », née au Darfour et enlevée à sept ans par des marchands d’esclaves.Souvent fouettée et revendue cinq fois à travers tout le Soudan. A son adolescence sera rachetée par le consul italien qui la ramènera avec lui en Vénétie où elle sera domestique dans une merveilleuse famille. Elle demandera à rentrer dans les ordres pour se consacrer aux enfants des rues. Parcours d’une femme exceptionnelle qui sera canonisée. Comment tant de bonté a pu naitre de tant de souffrance ?Très beau livre. Prix du roman FNAC. A lire. Niv.1

 

POIX Guillaume « Les Fils conducteurs » Ed. Verticales, 9/2017, 217 p, 18 € (Milène THONY) Une immense décharge, à ciel ouvert, de déchets électroniques, à Accra au Ghana. Des enfants tentent de survivre en recyclant congélateurs, réfrigérateurs, ordinateurs, écrans, téléviseurs, tablettes, téléphones, claviers, smartphones, imprimantes, etc… On l’appelle « la bosse », Agbogbloshie. Les enfants dépècent, récupèrent pour revendre, brûlent les gaines en plastique des câbles dans des exhalaisons toxiques et avec le courant qui sommeille …Certains enfants se prostituent auprès des journalistes venus faire un reportage dans cet enfer. 1er roman âpre, terrible. L’argot des gamins rivaux entre eux n’est pas toujours compréhensible.Niv.1

 

POUCHET Victor« Pourquoi les oiseaux meurent » Ed. Finitude, 2017, 183 p, 16,50 € (Françoise FOUCQUETEAU) Après avoir entendu dire qu’il pleuvait des oiseaux morts, le narrateur se met à la recherche d’une explication du phénomène. Son périple le conduit à faire une croisière sur la Seine. 1er roman malicieux, très bien écrit, inventif et surprenant ! A lire. Niv.1

 

RAVEY Yves « Trois jours chez ma tante » Minuit, 4/2017, 187 p, 15 € (Dolène HARDY) Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite. Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter. Une discussion s’engage entre eux. Une vraie déception. J’ai eu l’impression de délayage pour remplir quelques pages peu crédibles. L’histoire est inintéressante, on n’y croit pas du tout. Aucun style et aucune accroche pour la rendre vraisemblable . Je m’attendais à autre chose, vu sa biographie. Ne pas acheter.

 

ROBERTS, Nora – « Le soleil ne se couche jamais » traduit de l’anglais, Michel Lafon, septembre 2017, 17,95€, 430p. (Annette FAVIER)  -  Un superbe ranch dans le MONTANA tenu depuis quatre générations, aidé par un personnel compétent. BODINE, l'aînée de la fratrie dirige tout. Mais dans ce cadre idyllique, on ne retrouve pas moins que deux cadavres de jeune femme. Dès lors, c'est un univers menaçant qui s'ouvre à tous. Et, cerise sur le gâteau, une tante de BODINE, disparue depuis 30, ressurgit, amnésique.

Très long ce roman, rendu encore plus par la multiplicité des personnages, mais un sens réel du suspense.

 

SALVAYRE Lydie « Tout homme est une nuit » Seuil, 10/2017, 246 p, 18,50 € (Colette QUARELLI) Un homme nommé Anas décide de s’installer dans un petit village du Sud afin de soigner son cancer. Ancien professeur de français, il recherche la tranquillité, la sérénité et pour cela il ne se mêle pas trop aux villageois. La Café des Sports est le lieu de rendez-vous des autochtones et les langues vont bon train. Ils soupçonnent alors Anas de cacher quelque vilain secret et de fil en aiguille ils lui attribuent les pires intentions. Anas se replie encore plus sur lui-même, perd le sommeil et sa vie devient insupportable. Bientôt victime de la bêtise, de la méchanceté et de la peur des villageois, il choisira une autre voie. Bon roman sur la peur que suscite l’inconnu, sur la difficulté à nouer des liens avec les autres. Ecriture jubilatoire.Niv1

 

SCHMITT, Eric-Emmanuel – « La vengeance du pardon » Albin Michel, 21,50€, 325p. (Geneviève CHENILLE)  -  Quatre histoires dans lesquelles Eric-Emmanuel Schmitt décortique avec une précision chirurgicale les comportements diaboliques du personnage principal de chaque récit. Jalousie, haine, perversion, tout est permis à celui ou celle qui ira parfois jusqu’au crime pour assouvir ses fantasmes ou asseoir sa notorité.

Livre passionnant, se lit d’une traite. A acheter.

SORMAN Joy « Sciences de la vie » Seuil, 8/2017, 266 p, 18 € (Josette SALVI)  Ninon, une jeune adolescente se réveille un 19 janvier avec les bras qui la brûlent au moindre contact avec un autre élément. Il faut dire que dans sa famille toutes les aînées de chaque génération ont souffert de maladies toutes étonnantes. Mais Ninon vit au XXIème siècle, elle pense que la science va la sauver et mettre fin à la malédiction familiale. Ninon, isolée par la maladie, va trouver le courage de se battre et découvrir le spécialiste qui pourra la guérir. Très original, bien écrit, un hymne à la vie, mais le thème risque de faire fuir … Niv.1.

 

VILAIN Philippe « La Fille à la voiture rouge » Grasset, 8/2017, 249 p, 19 € (Colette QUARELLI)  Le narrateur, écrivain de 39 ans, rencontre à la Sorbonne une très jeune étudiante, Emma Parker. Elle est belle, joyeuse, dynamique, cultivée, de bonne famille et c’est le début d’une belle histoire d’amour. Ils s’aiment malgré leur différence d’âge. Puis il apprend qu’Emma est en danger de mort à cause d’un hématome au cerveau, séquelle d’un accident de voiture. Alorsleur vie change et il ressent pour elle un amour très fort mais différent car il a peur de la perdre. Cependant Emma semble en pleine forme. Elle sort, va à la faculté, s’agite et il se pose des questions. Qui est Emma, que sait- il réellement de sa vie ? L’auteur analyse brillamment le sentiment amoureux masculin. Son écriture est belle. On ressent le vécu. Niv.1

 

VIX, Elisa – « Assassins d’avant » Rouergue Noir, septembre 2017, 18€, 167p. (Renée COUDERT)  -  il y a 25 ans, madame Moineau, remarquable instit de CM2, aimée de tous, est assassinée d'un coup de revolver alors qu'elle écrit au tableau un poème de Victor Hugo. On accuse Ladji Keita, 9 ans, habitant de la cité, car on trouve un revolver sur son bureau et de la poudre sur ses mains. Mais il s'enfuit et se fait renverser, mortellement, par une voiture et on n'a jamais v raiment élucidé cette horrible affaire. Adèle, chercheuse en médecine, hantée par cette histoire, veut comprendre comment et par qui sa mère a été tuée. Elle retrouve par internet  un des élèves présents ce  jour là, Manuel, qui était le meilleur ami de Ladji ; il est policier, elle lui demande de l'aider à retrouver les témoins du crime ; Immédiatement séduit par cette jeune femme, il accepte, tout en sachant qu'elle est la seule femme qu'il n'a pas le droit d'aimer... Pourquoi ?

Néanmoins ils deviennent, forcement, amants, leurs vies, dejà compliquées, sont chamboulées, des mensonges protecteurs sont dénoncés, et saura-t-on le fin mot de l'histoire ?

 Récit bien mené, dans un style agréable, remarquablement soft pour raconter des situations dramatiques, une accumulation assez étonnante de problèmes très actuels, chez les protagonistes. Sympathique mais pas indispensable.

 

WINCKLER Martin « Les Histoires de Franz » P.O.L, 8/2017, 525 p, 21,90 € (Colette SALVI) Dans les années 70, Franz grandit dans sa famille recomposée avec Abraham, son père médecin toujours à l’écoute des autres. Claire, sa nouvelle « mère » qui se bat pour les droits des femmes et Luciane sa sœur d’adoption, artiste et révoltée. Franz se cherche, son corps qui change le faitsouffrir mais lui apporte aussi ses premiers émois. Il écrit sa vie de lycéen, ses amitiés et ses premiers amours avec en toile de fond mai 68 et la libération des femmes. L’auteur est un formidable conteur. Les personnages sont tous attachants. Livre très agréable à lire (c’est la suite d’Abraham et fils) Niv.1

 

WINKLER Katharina« Les Bijoux bleus » Actes Sud, Trad. de l’allemand, 9/2017, 231 p, 21 € (Colette QUARELLI) Filiz est une petite fille de 13 ans qui vit dans un village reculé de Turquie. Yunus, le plus beau garçon du village, l’épouse rapidement. La cérémonie est magnifique et toutes les traditions sont respectées. Elle s’installe donc avec son mari dans la maison de sa belle-mère, qu’elle surnomme « l’araignée » … Avec la complicité de sa mère qui n’apprécie pas Filiz, le mari commence à brutaliser sa femme de toutes les manières possibles y compris le viol. Couverte de bleus et de traces , des pieds à la tête, Filiz aura 3 enfants mais elle rêve de pouvoir mettre des jeans, de se cultiver, de liberté. En Autriche où ils s’installent enfin, pourra-t-elle y réaliser ses rêves ? 1er roman qui relate la violence inouïe que subissent les femmes à travers le monde. La couleur bleue (celle laissée par les coups) domine. Le courage, l’espoir aussi. Très belle écriture et beaucoup de poésie malgré tout. Très bon roman fondé sur des faits réels. Niv.1

 

ZEIMET, Nicolas – « Retour à Duncan’Creek » Jugal, Septembre 2017, 19€, 295p. (Annette FAVIER)  Trois adolescents vivant dans un petit village de l’Utah, se voient contraints de tout quitter. Une fille, Sam, deux garçons, Jack et Ben ont fait les quatre cents coups et ne sont pas des anges. Ils doivent se séparer dans des circonstances dramatiques. 20 ans après le trio se voit obligé de revenir dans leur ville natale. Depuis Los Angeles jusqu’à l’Utah les retrouvailles s’avèrent telles qu’elles peuvent faire basculer leur vie. Ce voyage , ce terrible secret qui les lie , il faudra bien déterrer les cadavres et confronter chacun à ses propres démons.

Policier très dur, très bien mené mais exigeant une lecture attentive.

 

 

DOCUMENTS :

B-DEBRAY, Laurence -  « Fille de révolutionnaires » Stock, octobre 2017, 20€, 308p. (Annette FAVIER) - DEBRAY : Le nom vous dit quelque chose !  L'auteur est en effet la fille de Régis DEBRAY et d'Elizabeth BURGOS, bolivienne. Le révolutionnaire, confident de CATRO, du CHE, a eu une vie d'aventures exceptionnelle. Né de parents tout à fait grands bourgeois (sa mère, Janine ALEXANDDRE-DEBRAY, député du 8° arrondissement et connue pour son élégance!), de plus à l'opposé que Régis DEBRAY .Née en 1940, très tôt il s'afficha comme un révolutionnaire de toutes les sortes .Ce qui l'amena à rejoindre CUBA, CATRO et sa lutte contre  les Etats-Unis .Et sa fille dans tout çà ? Peu au courant de l'aventure de ses parents, elle grandit sans que ses géniteurs ne lui révèlent grand  chose de leur vie aventureuse .Par exemple, les quatre ans de prison de son père dans une geôle bolivienne ne lui furent révélées que bien plus tard !C'est ses secrets que Laurence reproche à ses parents, élevée un peu au gré de l'humeur de ceux-ci, passant d'un camp de pionniers cubain à celui d'un autre aux Etats-Unis .

Impossible de résumer ce livre, riche en anecdotes, ne dédaignant pas des pointes d'humour et se liant aussi facilement qu'un roman !! A ACHETER

 

B8 - JURGENSEN Geneviève « Avant l’avenir »J.C. Lattès, 8/2017, 462 p, 20 € (Milène THONY) Raconteles 20 premières années de la vie de l’auteur, au sein d’une famille aimante. Un père fonctionnaire international perpétuellement à l’étranger, une mère au foyer, traductrice, évoluant dans la société artistique de l’époque, une sœur aînée excellement douée pour les études alors que Geneviève est obligée de tricher au lycée pour cacher ses lacunes. Enfant choyée mais peu confiante  en ses capacités. La vie d’une petite fille qui a 3 ans en 1950 jusqu’à son mariage en 1970.  Très attachant mais trop de « name-dropping » de l’intelligentsia de l’époque ! Niv.1

 

B-KHAN, Axel – « Jean, un homme hors du temps »  Stock, octobre 2017, 20€, 310p. (Annette FAVIER)  -  Le grand généticien et auteur , Axel Khan a voulu écrire la brève vie de son père, Jean, qui se suicida à l’âge de 54 ans.

Malheureusement le livre manque d’une construction bien élaborée, car nous naviguons du début  à la fin entre des grands parents juifs ; les secrets de l’histoire au XXème au début de  Gaulle.

 

B7-MAYNARD, Joyce – « Un jour tu raconteras notre histoire »  Philippe Rey, septembre 2017, 23€, 431p. (Annette FAVIER) -  Récit de ses dernières années : Un mariage raté, un divorce douloureux, l’auteur n’attend plus grand-chose d’une relation sentimentale. Pourtant un avocat cinquantenaire vient bouleverser sa vie. Trois ans de bonheur ponctués de voyages, d’escapades en moto. Mais un jour on diagnostique un cancer du pancréas à Jim. Joyce s’acharne à trouver dans le monde entier des traitements de dernière chance mais Jim s’éteint.

Le parti pris de l’auteur de déballer ses malheurs, sa colère devant l’issue fatale, sont très gênants. Et pourtant elle attire la sympathie. A éviter de le donner aux personnes sensibles.

 

B9-OATES, Joyce Carol – « Paysage perdu » traduit de l’anglais, Philippe Rey, octobre 2017, 24€, 415p. (Annette FAVIER)  -  Un nouveau récit de l’écrivain sur son enfance chez des parents bien peu riches, en pleine nature. Enfant unique pendant 15 ans, elle voit naître son petit frère et ensuite une sœur autiste qui seront une souffrance continue pour ses parents.

Un livre destiné aux amateurs de J.C. Oates car là « elle remet le couvert »

 

B-WOLINSKI, Maryse – « Le goût de la belle vie » Seuil, 2017, 17€, 200p. (Janine PONTNEAU)  -  Biographie du couple Wolinski, expliqué en détail par Maryse Wolinski, traumatisée par la perte de son époux lors de l’attentat survenu à « Charlie » en janvier 2015. Elle se souvient de leurs jours heureux durant 47 ans d’une vie pleine de joies partagées.

L’écriture est sobre, comme un reportage au jour le jour, l’émotion évoquée ne tombe jamais dans le mélo. A lire pour ceux qui s’intéressent à ces 2 personnes et à l’histoire de « Hari Kiri »

 

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Récit – COATALEM Jean-Luc « Mes pas vont ailleurs » Stock, 8/2017, 280 p, 19,50 € (Milène THONY) L’auteur met ses pas dans ceux de Victor Segalen mort mystérieusement, à 41 ans, dans la forêt de Huelgoat en Bretagne. Raconte les voyages  au long cours aux Marquises et en Chine, de ce médecin militaire, explorateur et poète. « Homme tourmenté, opiomane, souffrant de terribles crises de neurasthénie,  animé par un esprit de chercheur d’or. Mais de pépites du temps rattrapé. Ne pas rester, vagabonder, ne rien amasser ». Il sera le premier à repérer le tombeau de l’empereur Qin enterré avec son armée d’argile qui ne sera fouillé qu’en 1974 ! Bel hommage, belle écriture. Niv.1

 

Récit – REVEILLAUD Marc « L’Affaire du siècle » J.C Lattès, 5/2017, 360 p, 19 € (Milène THONY) L’auteur nous parle de son père adoré qui était un joueur de poker invétéré, misait aux courses de chevaux,  qui revendait des antiquités dans des affaires qui devaient le mener à la fortune, qui mentait sur ses trafics et qui s’est ruiné.« Mon père avait des rêves trop grands. Et je marchais sur ses traces. Je songe à ce que j’aurais pu devenir. Je me dis qu’il ne faut rien regretter. »Merveilleux 1er roman sur l’histoire familiale d’un fils qui s’est battu pour sauver son père. Niv.1

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© CERCLE DE LECTURE DU MARDI 10 OCTOBRE 2017

 

CERCLE DE LECTURE DU MARDI 10 OCTOBRE 2017

Nous vous rappelons la prochaine causerie de l’OCB à l’Alcazar sur le thème

«  l’Aventure », le samedi 14 octobre à 16h30 . Entrée libre.

 

ANALYSES  RAPIDES

BAECQUE, Antoine de – « Les talons rouges » Stock, août 2017, 20€, 302p.(Annette FAVIER) -  Qui souvient de Robert DESNOS, écrivain, critique de cinéma, résistant de la première heure sous l'Occupation allemande ? L’auteur a su ressusciter ce chapitre d'une période d'une histoire plus qu'"animée" où DESNOS tenait sa place au milieu d'ELUARD, GARCIA LORCA, André BRETON (avec qui il y eut disputes et réconciliations !) , la chanteuse Yvonne GEORGE, sa femme, opiomane , et bien sûr YOUKI, égérie de FOUJITA, qu'il aima à la folie .L'ouvrage est mené au rythme endiablé de cette époque où on allait de terrasses de café en bals, ponctuée par quelques fumeries d'opium...Il aura une triste mort en 1945 sous les balles allemandes .Livre très, très documenté,à lire par petites doses, mais où on sent un auteur passionné par son texte

 

 BENNETT Brit « Le Cœur battant de nos mères » Autrement littératures, trad. de l’amér. par Jean ESCH, 8/2016, 399 p, 20,90 € (Josette SALVI) Nadia, une jeune fille noire, a 17 ans quand sa mère se suicide et qu’elle se retrouve enceinte de Luke, le fils du pasteur. Nadia, qui veut absolument sortir de ce milieu, va se résoudre à avorter avec l’aide financière du pasteur. Mais ce secret la suivra longtemps et la solitude la poursuivra. Livre très bien construit entre le chœur des mères et l’évolution des personnages.Ce livre est un beau témoignage de la vie des femmes noires dans l’Amérique puritaine d’aujourd’hui. Niv.1.

COULIN Delphine – « Une Fille dans la jungle » Grasset, 8/2017, 237 p, 18 € (DolèneHARDY)   Ce roman-réalité raconte l’histoire de jeunes migrants mineurs (Hawa, Elira, Milad, Jawad, Ali et Ibrahim) qui ont fui leur pays avec l’espoir de rejoindre l’Angleterre. Ils s’unissent, après un terrible périple dans la jungle de Calais. C’est là qu’ils font connaissance et qu’ils se serrent les coudes face à l’adversité. La jungle va être rasée et ils décident d’aller jusqu’au bout de leurs rêves en s’évadant.  Roman terrible de vérité, il nous montre ce que l’on ne veut pas voir et qui, cependant, existe vraisemblablement. Niv. 1.

                                                                     

NOHANT,Gaëlle – « Légende d’un dormeur éveillé » Attirée par la période durant laquelle se passe (Juin 1789) , vous vous voyez déjà entrainée par l'idée d'une fresque où vont tâcher de survivre une famille ... "de talons rouges" .Eh bien non, il n'est question de vampirisme , laquelle habitude ancestrale, se transmet de générations, meurtres compris .

Cela vous attire ??? Moi non .J'ai à peine pu le lire en travers ...

 

GESTERN, Hélène – Un vertige suivi de la séparation » Arléa, août 2017,91p, (Michèle ASSADA)  - Description incisive d’une rupture amoureuse unilatérale et la douleur, le désespoir et le vide qui suivent.

Très bien écrit, cette mise à nu des sentiments est douloureuse à lire. Très beau livre.                                                     

 

STROUT Elizabeth – « Je m’appelle Lucy Barton » Fayard, trad. de l’amér. par Pierre BREVIGNON, 8/2017, 208 p, 19 € (Josette SALVI) Nadia, hospitalisée pour des examens, voit arriver sa mère qu’elle n’a pas revue depuis des dizaines d’années. S’installe entre elles un long dialogue où la mère raconte des anecdotes sur des gens que Lucy a connus, alors que Lucy voudrait l’attirer sur un terrain plus intime. Tout ne sera pas dit, l’enfance de Lucy gardera des zones d’ombre. Sans prononcer le mot, ces deux femmes sont unies par un amour puissant. Livre tout en finesse et très touchant. Niveau 1.Prix Pulitzer 2009 « Olive Kitteridge », pocket.

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 © CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 25 SEPTEMBRE 2017

ROMANS :

DELMAIRE, Julien – « Minuit Montmartre » Grasset, 2017, 18€, 213p. (Renée COUDERT) Evocation à la fois très réaliste et poétique du Montmartre de 1900, autour du peintre,  Théophile Alexandre Steilen, peintre, sculpteur, graphiste , anarchiste et amoureux des chats, qui a eu son heure de gloire surtout comme illustrateur de journaux satiriques et d'affiches telles celle du cabaret Le Chat Noir, mais qui est vieux, assez miséreux et qui ne peint et ne sculpte que des chats. En 1909 arrive sur la butte une jeune femme noire, perdue, désespérée, trainant un lourd et mystérieux passé. Accueillie par Steinlen,  elle devient son modèle, s'occupe de sa vie quotidienne, lui redonne le goût de vivre et de peindre.1914, la guerre. Beaucoup vont mourir et Le Montmartre de la « Belle époque » disparaît peu à peu

Ecriture simple, très évocatrice, poétique mais naturelle, agréable à lire.

 

ANALYSES RAPIDES :

 

ALIKAVAZOVIC, Jakuta – « L’Avancée de la nuit » L’Olivier, août 2017, 19€, 279p. (Annette FAVIER)  -  Paul, un jeune étudiant, est veilleur de nuit dans un hôtel où réside Amelia,  son père paie la note. Ils tombent vite amoureux fous, mais un jour plus d’Amelia. On apprendra qu'elle est partie à Sarajevo essayer de retrouver sa mère, une agitée notoire. Lorsqu'ils finissent par se retrouver, Amelia est enceinte. Cycle infernal, Paul élève seul l'enfant aidé par une femme qui les aida toujours pour mieux voir son enfant elle aussi partir à Sarajevo.

Le livre n'est pas inintéressant, d'ailleurs j'ai aimé le style, mais il existe dans tout ce livre un évident défaut de construction et même de chronologie !!

 

BRAMI Alma - « Qui ne dit mot consent » Mercure de France 8/2017, 164 p, 16,80 € (Catherine CHARLES-BERGUES) Histoire d’une femme, Sabine, qui rêvait d’avoir un mari tout à elle, mais celui-ci va inviter des femmes qui partageront leur vie et l’intimité du mari ! Analyse de l’attitude d’un homme pervers, égoïste, manipulateur face à une femme obéissante, aimante et démunie. Pathétique. Intéressant.

 

DION, Cyril – « Imago »  Actes Sud, aout 2017, 19€, 211p.  (Annette FAVIER)  - quatre personnages pour ce roman écrit par un palestinien. 2 frères, Nadr et Khalil, tous les 2 habitant Rafa traînent leur souffrance de vivre dans un pays ù l’avenir est incertain. Au lieu de se centrer sur ces 2 garçons, l’auteur trouve moyen de  rajouter un certain Fernando, fonctionnaire d’un FMI et même une certaine Amandine, femme désespérée à qui son mari, palestinien, a enlevé son enfant et vit terrée au fond des bois. Lassé de cette vie Nadr va partir en France fomenter un attentat, poursuivi par son frère qui veut l’en empêcher.

Dommage que l’auteur ne se soit pas centralisé sur les deux personnages principaux et en décrivant par exemple leur vie face aux israéliens. Compliqué.

 

FARRIS SMITH, Michael – Nulle part sur la terre »  traduit de l’anglais, Sonatine, août 2017, 21e, 362p. (Annette FAVIER)  -   Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n'a nulle part où aller. Brûlées par le soleil, exténuées, elles ont pour tout bagage un sac poubelle et tentent de revenir à la ville que la mère a fuit il y a quelques années. Elle a connu le pire, mais le reste ne serait-il pas à venir ? Elles vont croiser RUSSELL, fraîchement sorti de prison, qui lui aussi revient à sa ville natale, avec un désir de vengeance au coeur. Pourront-ils échapper à leur destin qu'un meurtre les fait partager ? Ont-ils une chance de refaire cette vie ratée ?

Un livre plein de rebondissements, aux personnages très bien cernés, y compris la petite fille, des personnages annexes eux aussi intéressants. Se lit d'une traite en souriant du style pas très ... soigné !

 

MACMILLAN, Gilly – « la fille idéale »  traduit de l’anglais, Les Escales, juin 2017, 21,90 €, 466p (Annette FAVIER) - ZOE a 16 ans. Pianiste virtuose, elle est traumatisée par un accident de voiture causant 3 morts par sa faute. L'auteur donne alors tout à tour la parole aux différents membres d'une famille recomposée, d'une tante trompant son mari alcoolique (!!) et d'un beau-père énigmatique .Tout cela dans un lieu encadré par des policiers qui enquêtent sur la mort de la mère de ZOE.

Construction originale et prenante, malgré quelques longueurs. Policier à acheter

 

 

ZENITER Alice – « L’Art de perdre » Flammarion, 8/2017, 505 p, 22 € (Milène THONY) Retrace le destin d’une famille d’immigrés franco-algériens, arrivée en France après l’Indépendance. Naïma, la narratrice (l’auteur), ne sait rien de son histoire familiale. Son grand-père et son père ne lui ont jamais rien raconté, douloureusement muets sur leur passé. Ali, le grand-père, kabyle, analphabète et petit propriétaire terrien va devenir harki. Pour sauver sa peau et la vie des siens, menacés par le FLN, il quitte l’Algérie pour la France. Ils vont se retrouver parqués dans un camp de transit, puis un HLM, dans une France pas très accueillante. Hamid, le fils aîné des 8 enfants d’Ali et Yéma, réussit à s’intégrer dans la société française et épouse une Normande. Naïma, la fille d’Hamid, ne parle pas un mot d’arabe. Son métier va lui donner l’occasion d’aller en Algérie, sur la terre de ses aïeux. Et elle réalisera que ce qui n’a pas été transmis se perd et que « Dans l’art de perdre il n’est pas dur de passer maître » (poème d’Elizabeth Bishop). Roman poignant. Prix littéraire du journal le Monde. Sélections Goncourt, Fémina, Renaudot.

DOCUMENTS :

 

LAURENS, Camille – « La petite danseuse de 14 ans » Stock, 2017, 17,50€, 162p.(Renée COUDERT) -  Passionnée de danse et admirative de la sculpture de Degas, l'auteur nous raconte la genèse de  l'œuvre, la façon dont elle a été reçue, nous parle de Degas sculpteur, mais elle veut surtout savoir qui était ce « petit rat de l'opéra », dont elle retrouve l'état civil et dont elle peut imaginer la vie dans une famille très pauvre, où le père a disparu et où la mère arrive à faire admettre ses 3 filles à l'opéra, dans l'espoir d'y faire carrière ou  d'y trouver un « protecteur » parmi les notables abonnés, qui hantent le foyer...Embauchée dès six ans, à un salaire de misère, elle est aussi modèle chez les peintres pour « gagner sa croûte. »

Analyse sociologique très fouillée, très dense, dans laquelle l'auteur s'implique fortement,  et qui nous touche, mais aussi considérations sur ce que traduit cette statue en équilibre entre l'enfant et la femme, sur l'art et la vérité...ecriture simple, efficace, qui accroche,  mais toujours en tension, et qui demande une lecture attentive.  Niveau 2

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   © CERCLE DE LECTURE DU MARDI 12 SEPTEMBRE 2017

 

ROMANS :

 

ANDREA, Jean-Baptiste – « Ma reine »  L’Iconoclaste, août 2017, 17€, 221p.  (Renée COUDERT)  Shell, un garçon d'environ 12 ans, « différent », vit entre ses vieux parents dans une vieille station-service dans un village reculé de Provence. Le jour où il manque de mettre le feu à la garrigue, par maladresse, ses parents décident de le confier à un institut spécialisé. Il décide de s'enfuir pour partir à la guerre et prouver ainsi à tous qu'il est un homme. Il part dans la colline et se retrouve perdu dans la garrigue, superbe mais assez effrayante. Mais là il rencontre Viviane, ( 12 ans) qui lui dit qu'elle est  La Reine, avec des pouvoirs magiques , et qu'il doit lui obéir en tout. Subjugué, il lui obéit aveuglement, prêt à relever tous les défis et il est heureux. La réalité se mélange au merveilleux, l'impossible devient vrai, et nous sommes pris par ce récit à la fois naïf et poétique, réaliste avec une sorte d’humour, plein de tendresse pour les personnages un peu bousculés par la vie.

Petit roman séduisant.

 

BONNEFOY, Miguel – « Sucre noir »  Rivages, mai 2017, 19,50€, 206p. (Claude CHARBONNEL)  - Sur une plantation d’une île luxuriante de la Caraïbe plane la légende d’un trésor caché et se déroulent trois destins  de femmes.

Le roman « nous livre dans une prose somptueuse le tableau d’un pays dont les richesses sont autant de mirages et de maléfices. A acheter si on peut.

 

CHALADON, Sorj – « Le jour d’avant »  Grasset, août 2017, 20,90€, 325p. (Claude CHARBONNEL) – Depuis 40 ans Michel rêve de venger son frère mort d’un coup de grisou ; il tente d’assassiner le petit chef qu’il considère comme responsable. Au tribunal coup de théatre, on apprend que Joseph n’est pas mort dans un accident ! Mais ce procès ne demeure –t-il pas celui du monde impitoyable de la mine ?

Un beau roman bien documenté sur les mines do nord. A acheter. Niveau 1. Voir analyse Milène THONY)

 

CHANTRAINE, Olivier – « Un élément pertubateur » Gallimard, juin 2017, 20€, 178p. (Claude CHARBONNNEL)  -  Serge 43ans est un homme fragileet paresseux ; la vie lui fait peur. Engagé dans une boite d’optimisation fiscale par son frère, ministre des finances, il fait capoter une affaire lucrative avec le japon au moment où son frère annonce sa candidature à la présidence de la république.

Portrait comique et touchant d’un homme qui en finit avec la peur de vivre . Tableau caustique de l’univers de la politique et des affaires Macronistes s’abstenir.

 

COLETTE, Sandrine – « Les larmes noires sur la terre »  Denoël, décembre 2016, 19,90€, 333p. (Claude CHARBONNEL)  -  France 1930. La jeune tahitienne, Moë, et son bébé sont enfermés dans la terrible jungle d’un camp. Seule la solidarité de 5 femmes dont chacune a subi un calvaire les aide à survivre. Mais pour quel avenir ?

Insoutenable et magnifique à la fois. A acheter. Niveau 1.

 

DESERABLE, François-Henri – « Un certain Monsieur Piekielny »  Gallimard, juin 2017, 19,50e, 258p.  (Claude CHARBONNEL)  - A travers les recherches sur un certain Mr Piekielny, à peine évoqué par Romain Gary dans « la promesse de l’aube » l’auteur retrace la biographie de l’auteur avec beaucoup de fantaisie et de digressions et termine en proclamant la supériorité de la littérature sur la réalité.

Amusant et instructif. A acheter. Niveau 1

 

DESPENTES, Virginie – « Vernon Subutex tome 3 »  Grasset, mai 2017, 19,90€, 398p. (Claude CHARBONNEL)  -  Dispersée un temps par la discorde, la communauté de marginaux se réunit de nouveau autour de Vernon, le D.J. de génie. Elle rêve d’organiser la plus belle des « convergences » (Rave Party où la seule drogue est la musique). Mais le riche producteur, Dopalet, a une vengeance à assouvir contre le groupe…

Assagi dans le style et le vocabulaire le roman n’en offre pas moins une vision noirissime du monde. Un hymne à la musique Rock. Peut se lire sans les tomes 1et 2. A acheter. Niveau 1

 

KILLERMAN, Anne – « Le rocher avec des ailes »  traduit de l’anglais (E.U.), Rivages, 22,50e, 378p. (Claude CHARBONNEL)  -  Chee et Bernie, couple d’officiers de police indiens, sont confrontés à des affaires qui partent dans tous les sens

Le roman se traine, le cadre magnifique des Rocheuses est traité avec banalité. Anne n’a pas hérité du talent de son père : Tony Killerman.

 

KINGSOLVER, Barbara – Un autre monde »  traduit de l’anglais(E.U.), Rivages poche, Janvier 2017,10,70e, 617p. (Claude CHARBONNEL)  -  En 1947 l’écrivain Harrisson Sheperd, harcelé par le maccarthisme fuit au Mexique .Il se souvient de son séjour chez le tumultueux couple de peintres Diego Riveira et Frida Kahlo chez qui il fut le secrétaire de Trotski et se réfugie dans l’île de son enfance où au fond d’une grotte sous-marine il découvrait « un autre monde »

Très beau roman qui nous plonge dans l’histoire de l’époque. A acheter. Niveau 1.

 

Mc INERNEY, Lisa – « Hérésies glorieuses »  Traduit de l’anglais(Irlande), Joëlle Losfeld, 23,50€, 451p. (Claude CHARBONNEL)  -  La vieille Maureen estourbit à mort un homme dans sa cuisine ! La vie de plus d’un dans la ville de Cork en est chamboulée ! la ville en proie à la violence, la prostitution, la drogue et à la crise. Quel avenir pour Ryan, petite frappe mais amoureux à tout jamais de la jolie Karine. Al afin de ce livre une timide lueur d’espoir.

Un peu compliqué, mais une belle histoire d’amour et un tableau sans concession de l’Irlande dans la crise. A acheter. Niveau 1

 

Mc INERNEY, Jay – « Les jours enfuis »  traduit de l’anglais(E.U.), L’Olivier, 22,50€, 490p. (Claude CHARBONNEL) – Le couple Calloway, dans ce 3ème tome, a tout pour être heureux dans la haute société new yorkaise. Mais la tempête s’abat sur lui quand Russel est menacé da failliteet apprend que Corrine le trompe. Apparemment tout s »arrangera, mais rien ne sera plus jamais comme avant.

Niveau 1. A acheter si on peut.

 

RANSMAYR, Christoph – « Cox ou la course du temps » traduit de l’allemand, Albin Michel, août 2017, 22,50€, 316p.(Claude CHARBONNEL)  -  XVIIIème siècle : Cox  horloger de génie(historique)est invité par l’emperer de Chine (imaginé) pour réaliser une horloge qui puisse mesurer le temps pendant tout l’éternités         ns aucune intervention humaine. Mais l’empereur, maître du temps peut-il tolérer qu’un simple mortelle le  surpasse dans la mesure de celui-ci ? Qu’une mécanique soit plus forte que lui ?

Une histoire passionnante. Un tableau fascinant et glaçant de la cour impériale. Une réflexion sur le passage du temps. A acheter .Niveau 2.

 

REINHART, Eric -  « La chambre des époux »  Gallimard, août 2017, 16,50€, 173p.  (Claude CHARBONNEL)  -  L’écrivain et son épouse ont lutté ensemble : contre son cancer du sein, pour la création de son roman : »elle m’a donné la force d’écrire, je lui ai donné la force de guérir ». Cet épisode lui donne l’idée d’un nouveau live : Nicolas compositeur, Mathilde atteinte d’un cancer luttent ensemble etc…, etc… oui mais dans le roman il y a une autre femme atteinte d’un cancer…

L’idée est bonne, la mise en abyme avec ses effets de miroir est séduisante mais pourquoi ce style pédant, incantatoire jusqu’au ridicule gâche-t-il cette belle histoire d’amour ? Sortira forcément… donc à acheter. Niveau 1. (Voir analyse Milène THONY)

 

WHITEHEAD, Colson – « Underground Railroad » traduit de l’anglais (E.U.) , Albin Michel, août 2017, 22,90€, (Claude CHARBONNEL)  Cora, jeune esclave fuit les horribles violences de la plantation Randell (Géorgie) ; dans une équipée difficile elle échappe par 3 fois aux chasseurs de fugitifs grâce à un chemin fer clandestin et souterrain. Ce chemin de fer imaginaire ne rend pas moins crédible ce document déchirant sur l’esclavage et sur les voies secrètes vers la liberté.

A acheter absolument. Niveau 1

 

ANALYSES RAPIDES :

 

CHALANDON Sorj« Le Jour d’avant » Grasset, 8/2017, 331 p, 20,90 € (Milène THONY) Le  27 décembre 1974, la catastrophe de Liévin, dans le Nord-Pas-de-Calais, 42 mineurs sont morts dans un drame qui n’était pas dû à la fatalité. Jojo, le grand frère adoré de Michel son petit frère, a été mortellement brûlé par le coup de grisou. Michel est hanté par la catastrophe. Empli de colère, il est persuadé que la faute incombe au contremaître, au porion, qui n’a pas respecté les mesures de sécurité et qui disait « Si onfait trop de sécurité on ne fait pas de rendement. »Mauvaise ventilation, poussière de charbon non arrosée, pares-feux mal installés, ventilateur enlevé, transfo brûlant et pas de système à mesurer les poches de méthane …Tout ça dans une fosse signalée comme dangereuse. Pour Jojo et son beau rirede grand frère, Michel n’aura de cesse, adulte, de fouiller dans le passé et de retrouver les coupables pour le venger. Comme le lui avait demandé son père. Roman écrit avec une grande force narratrice. Plein de rebondissements. La vérité n’est pas celle qu’on croit …A lire.

 

DUGAIN Marc « Ils vont tuer Robert Kennedy » Gallimard, 9/2017, 398 p, 22,50 € (Milène THONY) Un professeur d’université de Colombie-Britannique est convaincu que la mort violente de ses parents est liée à l’assassinat de Robert Kennedy en 1968. Il va mener une enquête, tenter de comprendre pourquoi son père, psychiatre spécialisé dans l’hypnose, a subitement quitté la France en 1940 ? Pourquoi a-t-il été dans les services secrets anglais ? Saisissantes révélations sur une Amérique gangrenée par la Mafia, la CIA, le FBI, l’armée et l’industrie des armes de guerre. Georges Busch père serait impliqué dans l’assassinat de JFK. Et Robert Kennedy savait qu’il allait être tué … Excellent et copieux roman à rebondissements, mêlant hypnose, psychose et paranoïa.

 

GUARNIERI, Luigi  -  « Le sosie d’Adolf Hitler » traduit de l’italien, Actes Sud, février 2017, 22,80€, (Claude CHARBONNEL)  -  Février 1945 : un pauvre berlinois qui ressemble vaguement au führer est pris et tué pour que son cadavre passe pour celui du dictateur dans le bunker tandis que le véritable Hitler aura pris la fuite.

Ennuyeux, confus, indigeste, bien cher pour une nullité

 

HOPE Anna« La Salle de bal » Gallimard, 8/2017, (Josette SALVI) Raconte l’histoire tragique d’Ella et de John, deux jeunes gens enfermés abusivement dans un asile d’aliénés en 1911 en Angleterre. Ils ne sont pas fous, seulement pauvres et sans famille. Ils vont vivre un amour interdit  et trouver le chemin de la liberté mais à quel prix ? L’auteur rejoint alors la Grande Histoire : les thèses eugénistes fleurissent en ce début du XXème siècle. Comment purifier la race ? En essayant d’élever les classes pauvres par l’art ou en les stérilisant. Le débat sera vite tranché …Avec des personnages très attachants et une réalité historique méconnue ? l’auteur nous captive de bout en bout. Très beau livre. Niv. 1.

 

LAFON Lola « Mercy, Mary, Patty » Actes Sud, 8/2017, 233 p ,19,80 € (Milène THONY) En 1974, Patricia Hearst, petite-fille du magnat  de la presse américaine, est enlevée par un groupuscule révolutionnaire d’extrême-gauche, le SLA, l’Armée de libération symbionnaise.  Elle adhère à la cause de ses ravisseurs au point de participer à un hold-up pour en redistribuer l’argent aux plus démunis. Gene Neveva, jeune américaine, professeur d’université, en résidence en France, est chargée de rédiger un rapport d’expertise sur l’affaire P.Hearst à la demande de la famille qui espère prouver la notion de lavage de cerveau. Elle engage une jeune française de l’âge de Patty Hearst, Violaine, pour étudier le dossier avant le procès et confronter ainsi leurs interprétations. Fascinant et brillant roman sur la condition féminine.

(Annette FAVIER)  - Le professeur américain de littérature Gene NEVEVA se voit chargée de rédiger un rapport sur Patricia HEARST .Invitée dans une ville des Landes, elle prend comme collaboratrice VIOLAINE, une jeune fille rangée.

Le livre est intéressant par la confrontation de ces deux personnalités se penchant sur le cas HEARST. Cette jeune fille kidnappée était-elle déjà une révoltée, à qui l'adhésion aux thèses marxiste a tout de suite convenues ???Tout le lire est là .Attention, regardez sur Internet les images d'après toute cette histoire !!

Patricia, bien correcte, en mariée modèle, avec enfants, images "glamour " !Alors ??????

 

LAROUI Fouad « L’Insoumise de la Porte de Flandre » Julliard, 8/2017, 131 p, 17 € (Colette QUARELLI) Fatima est une belle jeune femme qui vit à Molenbeeck et porte une djellabah noire et le hijab ; mais tous les après-midi elle se rend dans un immeuble cossu de la Porte de Flandre d’où elle émerge légère et court vêtue. Puis elle va directement dans un endroit étrange et glauque. Que fait-elle ? C’est ce que se demande  Fawzi, un voisin de Fatima qui, amoureux, a décidé de l’épouser et qui surveille son manège depuis un moment …Quelle découverte… et l’humour de Fouad Laroui est magique. J’ai apprécié ce roman.

 

 MORIN ,Pascal « Une Mer d’huile » La brune au rouergue, 8/2017, 126 p, 13,80 € (Milène THONY) Danielle, 74 ans, veuve, vient passer le mois d’août dans sa maison de Sanary en compagnie de son fils et de son petit-fils. Comme tous les ans. Mais cette fois elle a décidé d’engager une jeune employée de maison pour apporter du sel à leurs trop fades vacances. Ou bien est-ce un prétexte pour l’ancienne neurologue d’étudier un dernier cas clinique, en l’occurrence son fils, ancien psychiatre divorcé … Prisca, la jeune femme, telle une météorite (le mari de Danielle était astrophysicien !) traversera la vie des trois occupants de la villa, les transformera profondément avant de disparaître. Il avait suffi à Prisca de passer quelques jours avec eux pour remplir leur vie de rêves lumineux et fertiles, les obliger à réorganiser leur existence. A retrouver le sel de la vie. Très Joli livre.

 

RECONDO Léonor de « Point cardinal »S.Wespieser, 8/2017, 224 p, 20 € (Colette QUARELLI) Laurent est le mari aimé et choyé de Solange et le père comblé de Thomas et Claire. Son travail lui plait et sa vie semble se dérouler  paisiblement. Mais il y a Mathilda. Mathilda qui se cache dans sa voiture pour se démaquiller au fond d’un parking et qui range soigneusement ses bas, sa robe, son maquillage et sa perruque dans une mallette cachée elle aussi dans le coffre …car Laurent et Mathilda ne font qu’un. Laurent sait qu’au fond de lui il est une femme et tait son lourd secret. Mais au retour d’un long week-end sans son mari, Solange découvre de longs cheveux blonds sous son lit. Que s’est-il passé en son absence ? Laurent la tromperait-il ? L’auteur aborde ici un sujet d’actualité « le changement de sexe ». Elle analyse soigneusement la réaction de chacun et le courage et la détermination de celui qui veut être lui-même. Très bon roman.

 

REINHARDT Eric « La Chambre des époux » Gallimard, 9/2017, 173p, 16,50 € (Milène THONY) En 2006, alors que Nicolas-Eric est en train d’écrire Cendrillon, sa femme Mathilde-Margot, tombe gravement malade. Elle lui dit « Tu te bats contre ton roman, je me bats contre le cancer, on fait ça tous les deux, ensemble côte à côte, l’un avec l’autre. Et en septembre je suis guérie et toi tu sors ton livre. » Cendrillon fut un succès et Mathilde-Margot fut guérie. Rattrapé par l’émotion et la tension des derniers mois, les nerfs de Nicolas-Eric vont lâcher. Dans des crises de larmes. Il va quitter sa femme (momentanément !) pour aller vivre et soutenir Marie dans son combat contre une récidive de cancer. Il imagine alors un autre livre dans le livre où il serait musicien-compositeur créant un requiem pour Marie. Roman dans le roman, difficile à suivre. L’auteur dit des choses très justes sur le désir conjugal .

 (Annette FAVIER)  - Il est question dans ce roman du cancer qui a frappé l'épouse de l'écrivain et du cataclysme qui s'ensuivit dans le couple .A l'annonce de son cancer, celle qu'il nomme MARGOT va s'atteler à vaincre sa maladie tandis que son mari va venir à bout de son livre CENDRILLON. L'auteur, déprimé, rencontre un jour une femme dans un dîner : elle réchappe d'un cancer. Alors germe un roman dans le roman, celui de Nicola, musicien prodige qui joue chaque soir dans la chambre des époux la symphonie qu'il a composée tandis que sa femme se bat contre sa maladie.

Vous me suivez ?? Moi j'ai eu du mal. Rien n'accroche ni la sensibilité du lecteur si ce n'est le style qu'on doit lui reconnaître ! En plus, pour attirer les lecteurs ....passages érotiques émaillent le livre ...

SEIGLE Jean-Luc « Femme à la mobylette » Flammarion, 8/2017, 238 p, 19€ (Josette SALVI) Reine est au bout du rouleau : au chômage, elle n’arrive plus à élever seule des trois enfants. Son mari est parti avec une femme plus jeune et plus riche et en réclame la garde. Alors quand elle retrouve dans le jardin une vieille mobylette, c’est le début d’une renaissance : elle peut se rendre au travail et  rencontre Jorgen, un camionneur, ancien artiste-peintre. Jusqu’au jour où sa vie va à nouveau basculer  vers l’abîme, cette  fois …Roman très actuel, écrit sans pathos mais avec beaucoup d’empathie et de tendresse. La fin est dure mais comme l’est la vie pour des millions de Reine. Niv.1.

 

THOMAS Chantal « Souvenirs de la marée basse » Seuil, 8/2017, 212 p, 18 € (Milène THONY) Portrait de la mère de l’auteur, Jackie, femme insoumise et indomptée qui, mariée trop jeune et incapable de s’organiser avec un bébé, Chantal, avait demandé à sa mère de venir le chercher. Pour le voyage en train, la grand-mère avait fabriqué un berceau avec une valise en carton matelassée de lainages …Jackie, une femme au caractère bien trempé ( !) qui adorait nager par tous les temps n’importe où, même dans le Grand Canal du château de Versailles ! Mais qui avait deux visages, comme Sido, la mère de Colette. Triste chez elle, radieuse dans la nature. Enfance merveilleuse de Jackie et de Chantal à Arcachon. Veuve trop tôt d’Armand, père de Chantal, agent de liaison qui passait des messages dans son vélo pendant la guerre à Lyon. Jackie, dépressive, perd sa beauté et délaissera  Arcachon et sa marée basse pour aller vivre sur la Côte d’Azur. Chantal, elle, enseigne le français à New York où elle se baigne tous les jours, sauf en hiver. Les deux femmes communiquent par cartes postales « sur le registre d’évitement grâce auquel l’histoire bancale entre nous reste non dite, incertaine… » Livre de souvenirs attachant et lassant à la fois. Dommage. L’auteur a eu le Prix OCB pour l’Echange des princesses.

(Annette FAVIER)  - L'auteur se souvient de sa jeunesse, marquée par la personnalité d'une mère hors norme: sa particularité ?  La natation, le crawl où elle excelle par tous les temps, car elle a pu habiter Arcachon, près de ses parents..

Dans ce livre très personnel, l'auteur célèbre la figure maternelle avec beaucoup de délicatesse et raconte leur relation .En courts chapitres, beaucoup d'anecdotes, d'histoires racontées par la grand'mère .Un jour, devenue veuve jeune, sa mère émigre à Menton où elle pourra continuer.. à nager. La fin, que je ne dévoile pas, est très touchante et pudique.

Un reproche : la longueur des histoires de jeux de l'enfant sur la plage, qui revient sur bien trop de pages !!

 

DOCUMENT :

 

ORSENNA, Eric  - « La Fontaine »  Stock, avril 2017, 17€, (Claude CHARBONNEL)  - 42 petites émissions matinales de l’été 2017 recollectées. Une biographie courte de La Fontaine, l’occasion pour Orsenna de dire son admiration et de nous rappeler les plus beaux (et les plus coquins) passages de l’auteur.

Une bonne révision !

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   © CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 26 JUIN 2017

 

·       Nous vous signalons que l’OCB tiendra un stand au Forum des Associations  de VIVACITE dans le parc Borely, le 10 Septembre 2017, de 10H00 à 18H00.

 

Romans :

CAVANAUGH, Tony  -  « L’affaire Isobel Vine » traduit de l’anglais (Australie), Sonatine, 22€, 411p.  (Huguette Beard)  - Le commissaire Copeland désire prendre sa retraite. Son probable successeur serait Nick Racine. Mais le bruit court que ce dernier serait impliqué avec 3 autres policiers dans la mort atroce en 1990 d’une jeune fille, Isobel Vine. Affaire classée sans suite. Manquant de confiance dans les policiers locaux Copeland fait appel à un ami policier, Darian Richards. Intègre et fin limier pourra-t-il innocenter Racine ?

Livre que l’on a du mal à lâcher  car le lecteur suit avec les enquêteurs toute la chronologie  qui aboutit à la mort de la jeune Isobel et surtout à la découverte de son assassin.

 

COLOMBANI, Laetitia – « La tresse »  Grasset mai 2017, 18€,  (Annette FAVIER) – Tois femmes, trois destins que rien ne devrait rapprocher, si ce n’est leur force de caractère. Une indienne intouchable décide de mettre sa fille à l’école pour la sortir de sa vie misérable. Une sicilienne, perruquière, voyant l’atelier de son père péricliter, va prendre les choses en main. Quant à la dernière, une brillante avocate canadienne, qui devrait accéder au plus brillant poste de son cabinet, c’est le cancer qui brutalement la frappe. Pourra-t-elle surmonter ce coup du destin ?

Facile à lire, de bonnes descriptions des personnages et de leur continent respectif, ce livre connaît un succès foudroyant. A acheter par toutes bibliothèques.

 

FREGNI, René – « Les vivants au prix des morts » Gallimard, avril 2017, 18€, 187p.  (Renée COUDERT)  -  René coule des jours heureux avec la charmante Isabelle dans la campagne provençale du côté de Manosque .Il partage son temps entre l'écriture et l'entretien de leur petite propriété, il arpente les collines, il décrit la beauté douce des paysages, les changements des saisons, les oiseaux...Hélas cette félicité va être totalement chamboulée par l'intervention de Kader, un multi récidiviste, spécialiste des é vasions, qu'il a connu quand il animait des ateliers d'écriture aux Baumettes. Ce truand  est à nouveau en cavale et demande l'aide de René. Ce qui va entrainer celui-ci dans des aventures extrêmement dangereuses, dans le milieu sordide du grand banditisme vont alterner les histoires de voyous, les scènes de violence, les considérations sur la prison, et la douceur de l'écriture, la description des paysages, l'évocation d'une sorte de paradis un peu perdu.

Roman sympathique, intéressant par sa construction, et ses descriptions, agréable à lire. (la fin est incertaine,,,peut-être y aura-t-il une suite?)

 

SANCHEZ, Camilo – « La veuve des Van Gogh » traduit de l’espagnol, Liana Lévy, mai 2017, 16€, 154p. (Annette FAVIER) -  Bravo à l'auteur qui écrit là une biographie romancée de la femme de THEO Van GOGH, qui eut une relation fusionnelle avec son frère VINCENT. A la mort de son mari, c'est elle la dépositaire de l'œuvre du peintre, de ses centaines de lettres à son frère. L'auteur, très habilement, insère fréquemment des extraits du journal que JOHANNA tenait depuis son mariage.

Intéressant !

 

WOOD, Naomi – Mrs Hemingway » traduit de l’anglais, Quai Voltaire, 2017, 21€, 279p.  (Annette FAVIER)  -  Il est bien connu qu'HEMINGWAY avait notamment une spécialité, celle d'aimer les femmes mais de vouloir les épouser, souvent n'étant pas encore divorcé de la précédente de même que  la future conjointe.. Un point commun à elles quatre : l'acceptation de la vie mouvementée que l'auteur leur offrait et son goût prononcé pour l’alcool.. Chacune mena avec lui un destin différent, des résidences idem, et le fait de pouvoir converser avec la précédente !

Dommage que l'auteur n'ait pas tout simplement écrit une biographie collective vu sa documentation et son don de conteuse. Très intéressant. A  acheter

 

Analyses Rapides :

 

ADLER, Renata – « Nuit noire » traduit de l’anglais, l’Olivier,  avril 2017, 21,50€, 228p.  Le livre est présenté comme l'histoire d'amour d'une dénommée KATE, la narratrice, et d'un homme marié qui hésite encore à quitter sa femme. La construction dès le départ, la logorrhée de la narratrice oblige à une lecture approfondie...Elle part en Irlande essayer d'oublier sa colère devant l'attitude de son amant avec qui elle ne peut même pas passer quelques jours de vacances.

Celles qu'elle s'offre dans un château désert prêté par un ami ne la remettront pas d'aplomb, d'autant plus qu’un petit accident de la route va la hanter bizarrement.

Difficile de rentrer dans le récit de l’auteur. Pas de dialogues, des phrases se succédant à la volée .... Vous devinez mon enthousiasme ...

 

BENEICH Denis « D’accord » Actes Sud, 5/2017, 94 p, 11,80 € (Milène THONY) Un homme rend visite à son père très âgé, dans une maison de retraite. Peut-être pour la dernière fois. Il est accompagné de son jeune fils qui trouvera les mots pour entourer d’affection le vieux monsieur. Une pensionnaire âgée leur demandera de l’aider à fuguer et de la déposer en voiture devant la maison de son enfance… Petit livre plein d’émotion. Niv 1.

DENIS, Stéphane -  « Police d’assurance »  Grasset, mai 2017,14€, 125p. (Annette FAVIER)  -  Un Inspecteur d'Assurances en délicatesse avec sa Compagnie, est envoyé inspecter des sinistres dans une région perdue du Centre de la France. L'assassinat d’une jeune femme entraîne malgré lui  l'Inspecteur dans les secrets et les non-dits d'une petite ville où les notables ne sont pas toujours irréprochables..

Bonne description de la vie de province dans un bon roman sans grande originalité.

 

KHOURY-GHATA, Vénus – « L’adieu à la femme rouge »  -  Mercure de France, mai 2017, 16,80€, 174p.  (Annette FAVIER) - Dans un pays d'Afrique, une belle jeune femme lave ses cheveux rouges à l'argile .Subjugué par sa beauté, un photographe de passage l'emmène loin de la palmeraie .Mais elle laisse derrière elle mari et enfants .Ils vont suivre sa trace de ville en ville jusqu'à atteindre Séville .Là "la femme aux cheveux rouges" est devenue une top model célèbre grâce au photographe .Mais l'engouement des Occidentaux ne durera pas , misère et maladie vont l'atteindre malgré un vieux protecteur Quant aux enfants, ils auront bien du mal subsister dans des squats et des églises .

Une romancière de talent qui sait mener ce petit livre jusqu'au dénouement tragique Recommandé pour son petit format, sa superbe photo de couverture, l'ouvrage souffre un peu d'une construction volontairement difficile à suivre.

 

 

MARPEAU, Elsa – « Les corps brisés »  Gallimard, mai 2017, 19€, 236p.  (Annette FAVIER) - Un thriller qui se veut glaçant, mais est surtout à fuir, débordant dès le départ, de détails horribles !!!

 

TINTI, Hannah « Douze balles dans la peau de Samuel Hawley" traduit de l’anglais, Gallimard, avril 2017, 23€, 439p. (Annette FAVIER)  -  Douze balles dans la peau", c'est autant d'épisodes dans la vie de Samuel HAWLEY, un marginal qui communique sa passion des armes à sa fille de 12 ans, digne fille de son père !

Dans un "road movie" à travers les Etats-Unis, ponctué de cambriolages et de règlements de comptes, père et fille ne peuvent oublier la mémoire de leur femme et mère disparue tragiquement..

Malgré quelques longueurs et certaines invraisemblances, l'auteur parvient à passionner le lecteur pour ce roman hors norme.

 

VAN CAUWELAERT, Didier – « le retour de Jules »  Albin Michel, mai 2017, 16,50€, 167p.  (Annette FAVIER)  - Jules est un superbe labrador qui a eu une spécialité : chien d’aveugle. Mais sa maîtresse, qui est la protagoniste du livre, a eu une greffe de cornée et n'a plus besoin de lui, lorsqu'elle apprend qu'il existe des chiens capable de prévoir une future crise chez les épileptiques. Ainsi ils prennent immédiatement leur traitement et guérissent .Jules réussit fort bien auprès d'une vieille dame atteinte de cette maladie, mais patatras un jour il mord le petit-fils de sa maîtresse. Il est alors menacé d'être euthanasié. Son ancienne maîtresse et son mari, appelés au secours, vont tout faire pour le sortir de là !!

Bien difficile de s'intéresser à tout le contenu du livre où dialogues et personnages foisonnent et ... nous embrouillent les idées. (photo de la tête d'un labrador magnifique en couverture !)

 

Documents :

910.4 – BANKS, Russel – « Voyager » traduit de l’américain, Actes Sud, mai 2017, 22,50€, 314p.  (Annette FAVIER)  -  Dans ce captivant recueil de récits, qui est aussi une autobiographie, l'auteur invite son lecteur à l'accompagner dans les plus mémorables de ses voyages. Il nous mène de la Floride, où il adore aller dans les marais des Everglades en passant par l'^le de Gorée où il recherche des traces de l'occupation française, à l'Ecosse où il se marie à Edimbourg pour la quatrième fois ...N'oublions pas l'Alaska où il tient le coup à 70 ans dans des randonnées montagneuses plutôt corsées, et la Caroline du Nord et sa musique. En chemin, accompagné de sa quatrième femme, CHASE, il ponctue le voyage par des considérations sur ses premiers mariages et leurs échecs, car il fut piètre mari et piètre père.

N'oublions pas les descriptions détaillées des paysages, des hôtels, des restaurants et de leurs vins (très important çà!)

Ce fut ses années flamboyantes car il était plus jeune, mais contées avec un humour dévastateur qui peut laisser place bien sûr quelquefois à des pincées de gravité .

 

920 - TESSON Sylvain « Une très légère oscillationjournal 2014-2017 » Ed. Equateurs, 5/2017, 230 p, 19 € (Milène THONY)  Journal de l’auteur, tenu durant 3 ans, dans Le Point, Philosophie Magazine et Grands Reportages. L’écrivain nous livre ses pensées, ses réflexions après la mort de sa mère foudroyée par une crise cardiaque. Il nous parle de sa chute du toit du chalet d’un ami et de son long séjour en hôpital, sa rééducation en gravissant les 450 marches de Notre Dame ! Adore les aphorismes et les calambours : « Se marier : trouver quelqu’un qui accepte de partager avec soi l’inconvénient de vivre à deux ».  Attachant mais moyennement intéressant. Niv.1.

WIAZEMSKY, Anne – « Un saint homme » Gallimard, mai 2017, 14,50€, (Annette FAVIER)  -  L'auteur avait eu lors de son enfance à CARACAS un professeur  de français au Collège français .C'était un charmant prêtre, le Père DEAU qu'elle perdit de vue en rentrant en France. Le hasard les fait se rencontrer à MALAGAR (proprièté des MAURIAC) , lui est curé de plusieurs villages et elle en dernier séjour dans cet endroit magique pour elle .Il est si bon et compréhensif que le lien d'amitié qui les liait à Caracas va reprendre cours . Ils se verront fréquemment, notamment lors des dédicaces que fait Anne à la Librairie de Bordeaux.

Merveilleux petit livre, plein d'amour du prochain, rafraîchissant !!

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 © CERCLE DE LECTURE DU MARDI  13 JUIN 2017

 

·       Nous vous signalons la prochaine causerie de l’OCB à l’Alcazar du samedi 24 juin 2017 à 16H30.

La création au féminin : Créer, imaginer, une femme a-t-elle une manière de créer différente de celle de l’homme ? Y a-t-il une créativité masculine et une créativité féminine ?

ROMANS :

BANNER, Catherine –  « La maison au bord de la nuit » traduit de l’anglais, Presses de la Cité, avril 2017, 22€, 507p.    -  Après la guerre de 14, Amadéo et sa femme Pira reprennent le seul café du village sur l’île de Castellamare. 3 fils vont naître puis une fille Maria Grazzia. Mais le fascisme monte et les hommes partent à la guerre Maria Grazzia    va tenir le café avec ses parents. Que vont-ils devenir dans cet endroit tellement isolé ?

Roman captivant qui nous plonge dans l’Italie profonde avec ses croyances, ses rituels. Saga familiale sur 3 générations au XXème  siècle. Excellent moment de lecture. A acheter.

 

BERTHOLON, Delphine – « Cœur–naufrage » J.C. Lattès, mars 2017, 20€, 407p.    -  En 1998, 2 adolescents de 17 ans, Lyla et Joris, fracassés par la vie vont vivre un amour de vacances. Lyla a une mère non aimante et son père est souvent en déplacements. Joris a perdu sa mère et son père le bat. De nos jours Joris appelle Lyla . Suite au décès de son père il a retrouvé une lettre de Lyla qu’il n’avait pas eue…

Roman choral avec des retours en arrière qui aborde  les difficultés d’être à l’adolescence et les conséquences dans la vie actuelle. A lire.

 

CARKEET, David – « des erreurs ont été commises » traduit de l’anglais,(USA), Toussaint Louverture, 2017, 19€, 343 p.  (Martine DEBIOL) - Comment Ben, chef d’entreprise prospère, chef de famille heureux, se retrouve ruiné, son ménage menacé, et comment il va se rétablir à force de travail et de volonté.  Le tout observé par Jérémy, linguiste misanthrope et maladroit. On rit sans cesse.

Excellent roman,  abordant des thèmes  importants avec beaucoup d’humour. A lire, et à faire lire.

 

CLARK, Mary Higgins – « Noir comme la mer »  traduit l’anglais (USA), mai 2017, 22,50€, 352p. – De riches passagers font une croisière sur un luxueux navire le Queen Charlotte. Lady Ems est la propriétaire d’un magnifique collier d’émeraudes ayant appartenu à Cléopâtre…Elle déclenche toutes les convoitises. Elle est assassinée, le collier est volé. Nous sommes en pleine, une seul certitude : le coupable est sur le bateau.

Intrigue un peu lente à démarrer mais on se laisse porter par l’ambiance de la croisière et de l’enquête en huis clos. A acheter pour les in conditionnels

 

DISCLAVANI, Anton – « Une amie très chère »  traduit de l’anglais, Denoël, 21,50€, 427p.  - Dans les années 50 à HOUSTON, seul l'argent du pétrole fait la loi .Deux amies de cœur vivent une amitié indéfectible : JOAN, une beauté qui fait  craquer tous les hommes, et CECE sa complice, qui couvre toutes les frasques de son amie. JAN disparaît souvent pour des fugues plus ou moins longues, la dernière lui fera révéler à CECE un inavouable et dur secret.

Se lit facilement, mais l'emprise de JAN sur son amie est pénible dans ses évocations.

 

DESPOT, Slobodan – « le rayon Bleu »  Gallimard, avril 2017, 17€, 191p. – A la mort d’Herbert de Lesmures, conseiller du président de la République on s’interroge : est-ce vraiment un suicide ? Des années plus tard, à la demande de la famille, un historien va enquêter sur ce mystérieux personnage.

Excellent roman, intriguant et mystérieux sur des hommes qui ont œuvré dans l’ombre en pleine guerre froide. A lire.

 

FRANCESCHINI, Dario – Ailleurs »  L’Arpenteur, 19€, 233p.  – Sous le nom d’Ernesto, un respectable notaire va s’encanailler « ailleurs » à Ferrare dans le quartier animé des prostituées, il en résultera 52 enfants de mères différentes qu’il n’a jamais reconnus, mais toujours assistés financièrement. Il confie à son fils le soin de les retrouver…Iacopo, à son tour part pour Ferrare  et la jeune Mila va le piloter et lui faire découvrir une autre vie.

Un conte qui allie le merveilleux à une fantaisie débridée, à la fois réaliste et tendre. Le style est soigné, aéré, précis, jamais vulgaire. Happy end. Niveau 1.

 

GAVALDA, Anna – « Fendre l’armure »  le Dilettante, ,17€, 282p.   -  Sept nouvelles où le personnage central, au cœur paralysé par le deuil, la misère sociale et intellectuelle, la solitude, l’obsession de la réussite, craque et s’ouvre à la vie même si l’avenir n’est jamais assuré…

Un livre sensible et intelligent à l’écriture modulée, plein de bonté et d’humour malgré la noirceur du monde. A acheter. Niveau 1.

 

GRIMES, Elie – « Les gentilles filles vont au Paradis, les autres là où elles veulent » Préludes, mai2017, 16,90€, 441p.    -  La drolatique rencontre entre Zoey, traiteur, et Matthew, critique gastronomique : ils sont faits l’un pour l’autre, le roman raconte la formation de leur couple.

Le récit est fait sur un ton allègre, avec des passages érotiques fréquents, conformément au  modèle « new romance » de la « chick litt » (littérature de poulettes). Un livre agréable, mais très fabriqué.

                         

GUILCHER, Armelle – « Les inconnus du bout du monde »  Fleuve, avril 2017, 18,90€, 300p.   -  Marie est en deuil et pleure son mari tué en Guyane en luttant contre l’orpaillage illégal. Elle part s’installer à Cayenne  pour comprendre. Alex y travaille loin de sa famille pour échapper à une vie trop étouffante. Leur rencontre va leur permettre de se reconstruire.

Intéressant voyage en Guyane au-delà de l’idée reçue des violences. C’est le plus du roman face aux choix à faire : vivre dans le passé ou avancer.

 

JÓNASSON, Ragnar – « MŐRK »  traduit de l’islandais, La Martinière, mars 2017, 21€, 325p.   -  Ari Thor est un jeune policier nouvellement affecté à Siglufjőrdur au nord de l’Islande. Il enquête sur le meurtre de son supérieur, l’inspecteur Herjolfur. Plusieurs pistes se présentent et livrent des secrets parmi les habitants. C’est en perçant l’histoire d’une vieille bâtisse et de ses anciens occupants que la vérité sera dévoilée.

Un très bon polar qui se lit d’une traite avec une atmosphère oppressante, des personnages complexes et une peinture intéressante de l’Islande.

 

KELLERMAN, Jonathan – «  Les sœurs ennemies »  traduit de l’anglais (USA), Seuil, avril 2017, 21€,  - Voici les nouvelles aventures du docteur Delaware et du lieutenant Sturgis aux prises cette fois-ci avec un psychopathe au mobile particulièrement pervers : enlever des enfants à « leurs mauvaises mères » pour les rééduquer !

Un bon cru.

 

LABERGE, Marie – « Le poids des ombres »  Stock, mai 2017, 22€, 494p.   -  En 1991, à la mort de sa mère, la sublime Yseult  qu’elle n’a pas vue depuis 7 ans Diane décide d’enquêter sur cette dernière : ses amours, les mystères entourant sa noyade.

Excellent roman, émouvant, à l’écriture vive sur deux femmes libres, puissantes et touchantes. A  lire.

 

LLEWELLYN, Carole – « Une ombre chacun » Belfond, mai 2017, 17€, 294p.  -  Deux personnages vont partir à la recherche de vérités sur eux-mêmes, eux qui traînent un passé douloureux : CLARA fut victime d'un enlèvement par un pédophile dans son enfance, heureusement raté mais qui lui laisse des séquelles psychologiques dures à affronter, bien qu'elle soit installée à Paris, mariée à un riche homme d’affaires. Un jour, elle disparaît mystérieusement .Pour la rechercher, son mari loue les services de SEVEN, un soldat encore marqué par la guerre en Irak .Chacun a sa part d'ombre ...Parcourant l'Europe, se trouveront-ils ? Pourront-ils trouver un sens à leur vie.

Un style et un langage affreux devraient rebuter le lecteur, mais la trame du livre vous emporte ....!!!! Vous êtes prévenus ...

 

MERGAULT, Isabelle – « Un escargot tout chaud »  Grasset, mars 2017, 16,90€, 173p.    -  La bijouterie de Rose est devenue au fil des années le point de rencontre des voisins et amis. Ce matin –là, c’est entourée de proches qu’elle apprend que son mari lui cache une partie de sa vie. L’arrivée inopinée d’un jeune braqueur va bouleverser les évènements.

Roman rédigé comme une pièce de théâtre, avec des rebondissements et des quiproquos. C’est drôle et aborde cependant les déboires d’un couple  au bord de la rupture parce qu’il n’arrive pas à communiquer. Un bon moment de lecture.

 

NUNN, Kern  - « Chance »  traduit de l’anglais (USA), Sonatine, 2017, 21€, 379p.   - Le docteur Eldon Chance est neuropsychiatre à San Francisco. Le tribunal lui adresse ses patients aux fins d’analyses psychiatriques. Il voit ses patients 1 ou 2 fois seulement. Il transmet son rapport au tribunal. Il vient de divorcer et sa fille est confiée à sa mère.  Sa vie s’écoule tris te monotone. Un jour une patiente, Jaclyn Backstone lui est adressée et c’est le coup de foudre. Elle est la femme d’un flic véreux, violent et extrêmement jaloux. Elle semble avoir été frappée, ce qu’elle nie. Son obsession pour Jaclyn va faire de la vie du docteur Chance un enfer.

 

ROY, Lori – « J’irai mourir sur vos terres »  traduit de l’anglais(USA)Le Masque, mars 2017, 20€, 312p.  -  En 1936, dans le Kentucky, Sarah, June et leur frère Dale vivent avec leur père, fermier relativement pauvre. Suite à la disparition de Dale, June assure que Joseph Carle Baine, le fils aîné du domaine voisin, est responsable. La colère gronde dans le comté. En 1952, les filles de Sarah découvrent le cadavre de la mère de Joseph Carle Baine. La recherche de la vérité va faire remonter en arrière et dévoiler les secrets de famille.

Bon roman noir qui peint à travers deux générations de femmes, le monde paysan peu évolué dans le Kentucky entre 1936 et 1952. L’auteur s’est inspirée d’un fait réel : la dernière pendaison publique. A lire.

 

TUIL, Karine – « L’invention de nos vies » - Grasset, 7,90€, 494p.   -  Un roman fort, tragique, qui analyse avec brio les rouages de la société dans une vision féroce des puissants de ce monde. L’ambition, la domination, la séduction sont ici analysées à travers le personnage de Samir/ Samuel Tahar, héros complexe qui va tout perdre pour avoir voulu tout conquérir.

L’écriture est puissante, les rebondissements nombreux, le suspense très présent, le style est quelquefois difficile avec quelques longueurs inutiles. Mais l’histoire est prenante. Niveau 1.

 

SALATKO, Alexis – « Folles de Django »  Robert Laffont, avril 2017, 20€, 272p.  – En 1927, Maggie Kuipers, veuve de guerre, découvre Django dans un cabaret de Belleville. Il a 17 ans et joue déjà du banjo d’une manière époustouflante. Emerveillée, elle se démène pour lui faire trouver le chemin du succès. Malheureusement il gravement brûlé dans l’incendie de sa roulotte et perd 2 doigts. Hospitalisé pendant 18 mois, il développe une technique particulière sur une guitare. Peu à peu il se fait connaître et devient une vedette mondiale. Cependant c’est un homme qui au jour le jour ; lunatique, flambeur et noceur il va galvauder son talent…

Biographie très romancée, des personnages de fiction mêlés au récit, des faits historiques « arrangés ». Beaucoup de doutes gâchent la lecture.

 

 SCHOLES, Katherine – « Leopard Hall »  traduit de l’anglais (Australie), Belfond, avril 2017, 22,50€, 630p.    -  En 1964, Anna, Une jeune australienne part à la recherche de son père, biologiste au Congo en pleine guerre d’indépendance. Avec une amie américaine, Eliza, elle se retrouve dans les zones de combats occupées par les rebelles Sumbas. Dan est à la tête d’un groupe de mercenaires pour délivrer le peuple. Il ignore que sa fille est au Congo à sa recherche.

Très beau roman à 2 voix, celles d’Anna et de son père, qui nous fait plonger en pleine guerre d’indépendance au Congo. Très bien documenté. Histoire captivante et émouvante.

 

STROBEL, Arno – « Enterrées vivantes »  traduit de l’allemand, L’Archipel, 2017, 21€, 299p. (  -  Dans la forêt voisine, le corps d’une femme nue est découvert dans une caisse en bois. Elle a été enterrée vivante. Les inspecteurs, Bernd Menkoff et Jutta Reithoffer sont appelés. La victime est la demi-sœur de la propriétaire de l’unique usine de la région créée par son père, décédé et dirigée par le meilleur ami de celui-ci. Une 2ème victime est retrouvée grâce aux indications du tueur. Même mode opératoire.

Thriller psychologique qui donne la chair de poule.A acheter pour les amateurs !

 

SUKEGAWA, Durian – « Le rêve de Ryôsuké » Albin Michel, 19,50€, 313p. – Ryôsuké, 30 ans, dépressif depuis la mort de son père et une tentative de suicide, va mettre son énergie pour conjurer le mauvais sort et donner un sens à sa vie. Dans cette île, aux grottes et aux forêts dantesques, en lutte contre les tabous d’une population hostile, il va aller au bout de son énergie.

Livre touchant et cruel aux accents puissants. Les paysages sont époustouflants, bien rendus par le style alliant la violence des éléments et la puissance des sentiments. Niveau 1.

 

ANALYSES RAPIDES :

CAYRE, Hannelore – « La Daronne »  Métailié Noir, mars 2017, 17e, 170p.  -  Avocate pénaliste, l'auteur met en scène une femme employée au noir comme traductrice franco-arabe au Ministère de la Justice, et qui peine à élever ses enfants. Après des milliers d'heures d'écoutes téléphoniques et d'auditions de petits malfrats, elle franchit la ligne jaune, parvient à mettre la main sur une montagne de cannabis, et devient connue de tous sous le surnom de "La Daronne" !

Raconté sous le mode jubilatoire dans un style coulant sans fioritures, ce livre devrait plaire à un large public !!

 

CLANCIER, Agnès, « une trace dans le ciel » Arléa, avril 2017, 20€, 272p.   -    Une biographie romancée de Maryse BASTIE, la célèbre aviatrice. Elevée à LIMOGES, elle est ouvrière dans une usine de chaussures, mais rêve d'espace, de voyager. Justement elle rencontre Louis, son futur mari, aviateur. Pourquoi ne pas essayer de voler, bien qu'elle soit une femme ! A elle petit à petit les records, les traversées de l'Atlantique en solitaire, ses rencontres avec MERMOZ, Hélène BOUCHER. Mais la guerre en fait une résistante, l'avion lui servira pour des missions utiles. Arrêtée par la Gestapo, elle se retrouve dans une cellule où elle se remémore toute son existence aventureuse. Elle sera relâchée et fera l'objet de la renommée que l'on sait.

Un peu long, et puis ces biographies romancées sont très discutables ...

 

DOWNONG, David – « Zoo station » Traduit  de l’anglais, Cherche Midi, avril 2017, 22€, 362p.  - En 1939, un journaliste anglo-saxon travaille à Berlin pour la presse britannique .Il assiste incrédule et horrifié à la montée du nazisme qui va engendrer une guerre inévitable. Malgré lui, il va se trouver impliqué dans un double jeu d'espionnage amateur au profit des Russes et des Anglais, où il risque à tout instant les camps de concentration, d'autant plus qu'il s'est mis en tête de sauver une famille juive persécutée ! Pendant ce temps, les Berlinois profitent des derniers instants de paix et remplissent les terrasses des cafés ...

L'auteur rend bien l'atmosphère surréaliste d'une Allemagne où la Gestapo applique ses sinistres méthodes au milieu d'une population qui vit ses derniers jours de paix. A LIRE ET A  ACHETER.

 

KIDMAN Fiona « Filles de l’air » S.Wespieser, 4/2017, trad. de l’anglais (Nouvelle-Zélande) 471 p, 25 €  Une jeune fille passionnée par l’aviation, réussit, malgré beaucoup d’obstacles, à voler et battre des records entre l’Angleterre et l’Australie. Nous sommes en 1930. Jean BATTEN était surnommée « La Garbo des airs ». Douée, talentueuse, déterminée, téméraire, elle se crashera deux fois dans le désert irakien. Roman intéressant. Un peu long. Niv.1.

LEVY-BERTHERAT, Deborah – « Le châle de Marie Curie » Rivages, avril 2017, 16,50€, 147p.   -  Deux femmes partagent une chambre de l'Institut Marie CURIE. L'une est kabyle et musulmane, l'autre française et juive .Leur seul point commun est le cancer du sein dont elles vont être opérées le lendemain matin. Au cours de la nuit, à travers les paroles et les silences, le passage des soignants et le passage des proches, elles vont se découvrir, se rencontrer .Une complicité s'installe, on dévore les gâteaux arabes apportés par la famille de la kabyle, on se découvre nus et dépouillés de masques devant la maladie.

Et pourquoi le titre ?  Une surprise de l'auteur qui mène bien son petit récit plein d'humour souvent, d'humanité, et en prime une jolie couverture !(constitué par la photo d'un châle !!!!)

 

MIANO Léonora « Crépuscule du tourment 2, Héritage » Grasset, 2/2017, 317 p, 20€ ( Le récit reprend là où il s’était arrêté à la fin du Crépuscule du Tourment 1, Melancholy. Amok abandonne au bord de la route sa fiancée Ixora qu’il vient de rouer de coups. Dans ce deuxième tome, on entend la version de l’homme, dans le premier tome seules les femmes s’exprimaient. Pourquoi l’homme a-t-il commis ce geste alors même que la violence conjugale dont il a été témoin dans son enfance le révulse ? Pourquoi avoir choisi cette femme comme compagne ? Pourquoi être revenu avec elle dans cette Afrique engluée dans ses contradictions et ses excès ? La fuite d’Amok est un long chemin initiatique peuplé de personnages tout aussi étranges et complexes que lui. Nous retrouvons dans ce 2ème tome les thèmes déjà abondamment développés dans le 1er, la destructuration de la société africaine du fait du colonialisme « nordiste », la violence des hommes, la soumission des femmes, la lâcheté de tous, les traumatismes de l’enfance et les moyens d’y faire face. Un récit dur, bouleversant, de personnages en quête de leur être dans un monde tout aussi dur ! L’atmosphère du livre se trouve dans le titre : crépuscule, tourment, héritage … Ecriture splendide qui instruit, fait réfléchir. Sombre et difficile. Niv.2.

MOYES Jojo « Sous le même toit » Ed. Milady,  trad. de l’anglais, 2017, 562 p, 18,20 €  Isabel est violoniste. Son mari vient de mourir dans un accident. Toute la famille va en être bouleversée car elle va être obligée de quitter la vie citadine et d’aller vivre dans un petit village où tout le monde se connait et personne ne parle. La maison en ruine dont elle vient d’hériter est en tellement mauvais état que c’est un gouffre financier. L’histoire est attachante mais la narration est souvent déboussolante ; on passe d’un personnage à un autre sans transition. Cependant, le suspense, l’amitié, la famille soudée, les enfants tellement attachants en font une histoire intéressante. L’important c’est d’avoir un toit et des personnes à aimer. Niv.1.

PIÑEIRO Claudia « A toi » Ed. Babel, 2015, trad. de l’espagnol (Argentine) 171 p, 6.80 € ) Inès a découvert que son mari la trompait. Elle assistera, impuissante, à l’assassinat de la secrétaire et maîtresse de son mari, des propres mains de son si doux époux …Pour éviter le scandale, Inès tentera de subtiliser les pièces à conviction. Thriller tragicomique sur les vicissitudes de la vie domestique dans la classe moyenne argentine. C’est loufoque !   

STEFANSSON Jon Kalman « A la mesure de l’univers. Chronique familiale » Gallimard, 4/2017, traduit de l’islandais, 437 p, 22 €  Deuxième volet de la chronique familiale initiée avec « D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds » (Meilleur roman étranger de Lire en 2015). Ari revient à Keflavik, port islandais pour voir et essayer de parler avec son père sur le point de mourir. Il a quitté 2 ans plus tôt femme et enfants pour partir vivre à Copenhague et n’en éprouve que des regrets … «  A quoi servent les poètes s’ils ne sont pas capables de nous aider à vivre ? »  Tourments, passions et secrets. Saga sur trois générations. Lyrique et poétique. Un peu hermétique par moments …

DOCUMENTS :

B8 – ARDITI Metin « Mon père sur mes épaules » Grasset, 4/2017, 167 p, 15 € . Evocation de l’enfance stambouliote, d’une infinie douceur, de l’auteur et de son père mort il y a 20 ans. Après avoir toute sa vie cherché reconnaissance et admiration auprès de ce père qu’il adorait et vénérait, Metin va découvrir qu’il se cachait la vérité et qu’en réalité il avait beaucoup souffert du manque d’estime que son père ne lui avait jamais manifesté ! « Et pourquoi, Papa, m’avoir expédié à 2000 kms d’Istambul quand j’avais 7 ans, dans un pensionnat où je suis resté 11 ans, y compris les vacances d’été ? ». Emouvant récit écrit en cinq jours. Bouleversant et attachant. Large public. Vient d’obtenir le Prix Méditerranée 2017 pour L’Enfant qui mesurait le monde.

848 - VUILLARD, Eric  - « L’ordre du jour »  Actes Sud, Mai 2017, 16€, 150p.   - Le récit commence en 1937, lorsque Hitler réuni les 24 plus gros industriels d'Allemagne, leur promettant un avenir encore meilleur. Les usines vont tourner. Tous sont contents de même que le peuple  allemand. Puis ce sera l'Anschluss en 1938, acclamé par le peuple autrichien qui ignore que les opposants ont été tués ou déportés et malgré de  rares voies qui se sont élevées dans le gouvernement autrichien. Puis le Rdv de Munich et la réaction assez molle des participants, la France et de l'Angleterre. Puis......la guerre.

Récit intense, très intéressant à lire absolument.

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   © CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 22 MAI 2017

 

·       C’est Karine TUIL qui viendra recevoir le Prix Littéraire annuel de l’OCB, pour son roman « l’Insouciance » édité chez Gallimard, le 30 mai 2017 après-midi lors de notre Assemblée Générale à l’Alcazar.

       Venez nombreux ! Entrée libre.

ROMANS :

BRAQUEHAIS, Stéphane – « Lignes de fuite »  J.C. Lattès, avril 2017, 19€, 349p.  (- EMMA, petite-fille de MAURICE, vient de le voir mourir et est chargée par sa mère de débarrasser toutes les archives du père et du grand-père de ce dernier .Etonnée de trouver une photo du temps de son arrière-grand-père, d'une petite métisse semblant faire partie de la famille, elle va aller enquêter en ETHIOPIE où se déroula l'histoire de la famille, étant chargé des travaux du chemin de fer franco-éthiopien.

Dommage que l'auteur abuse du procédé de donner successivement la parole à chacun des protagonistes, passant de 1923 à nos jours.

 

BURTON, Jessie – Les filles au lion »  traduit de l’anglais, Gallimard, février 2017, 22,50€, 483p. ()  -  Londres 1967 : Odelle Bastien, jeune employée dans une galerie est intriguée : Quel lien y a-t-il entre le tableau « les filles au lion » soudainement apparu sur le marché de l’art  et les évènements dramatiques qui se sont déroulés en 1936 dans un village andalou ? Le signataire est-il le véritable auteur de ce tableau ? Son énigmatique supérieure à  la galerie est-elle impliquée dans le mystère ?

Une histoire dramatique passionnante. Niveau 1.

 

CHEVRIER, Jean-Marie – «  La compagnie D’Ulysse »  Albin Michel, mars 2017, 20@, 310p. () - Dans les années 60-70 de jeunes de étudiants passionnés de théâtre grec ancien, vont partir un court séjour en Grèce sur les traces du voyage d'Ulysse. A leur retour, le conteur décide  de construire un bateau pour qu'ils puissent tous repartir, assouvir leurs rêves, leur amitié, leurs chimères. Mais des remous de la société perturberont ces rêves.

Roman bien écrit à la première personne, avec du charme où rêves, utopies, se heurtent des mouvements sociétaux. Éternels recommencements?...

 

DELANAY, J.P.   -  « La fille d’avant »  traduit de l’anglais (U.S.A.), Mazarine, 21,90€, 428p.  (  -  Etrange maison à Londres au one Folgate Street : minimaliste, hyper connectée, réglée par les injonctions drastiques de l’architecte –propriétaire. Jane, la nouvelle locataire, devient la maîtresse de cet architecte séduisant mais bizarre ; elle découvre peu à peu qu’une autre femme y est morte peu de temps auparavant et se sent  peu à peu menacée par cette maison de plus en plus hostile. Elle a peur…

Roman haletant et troublant. A acheter. Niveau 1.

 

DUTEURTRE, Benoit – « Pourquoi je préfère rester chez moi »  Fayard, mars 2017, 17€, 213p.  -  Série de chroniques déplorant l’américanisation de la France et de l’Europe. Tonton Benoit fait son ronchon. Très répétitif.

Cette lecture a été pour moi un vrai pensum. Je ne vois pas à quel lectorat cet ouvrage peut plaire.

 

GALLIEGUE, Cathy – « La nuit je mens » Albin Michel, avril 2017, 16€, 217p.  (  -  Récit, par 3 narrateurs, des amours et des délires de Mathilde, qui se sent mal intégrée socialement, mal-aimée par sa famille, et qui par crainte d’affronter la vie va tenter de se réfugier dans la folie.

Ce roman plaira aux lecteurs aimant les fictions romanesques sans pathos.

 

GOETZ, Adrien – « Villa Kerylos » Grasset, mars 2017, 20€, 341p.  -  Histoire de la construction de la villa KERYLOS  ã Beaulieu, œuvre des trois frères Reinach, riches érudits, passionnés d'art grec. L'histoire est racontée au soir de sa vie par Achille, fils de la cuisinière de leur voisin G.Eiffel, qu'ils vont éduquer (le grec n'aura plus de secret pour lui) deviendra peintre. La villa  à été donné par Théodore Reinach à l'institut de France.

Belle lecture, très intéressante du point de vue historique, pas très facile.

JOHNSON, Joséphine – « Novembre »  traduit de l’anglais (USA) , Belfond, 1934, 14€, 204p.  (Martine DEBIOL)  -   Le combat, perdu à la fin, d’une famille à la campagne pendant la grande sécheresse qui sévit en même temps que la grande dépression économique aux Etats-Unis.

Le succès  de ce roman à sa parution est très compréhensible : le pays n’est pas sorti de la Grande Dépression. Sa réédition 80 ans après ne me parait pas utile, mais Belfond a lancé cette collection « vintage » qui recense des ouvrages célébrés à leur époque. Je ne trouve pas cet ouvrage essentiel à une bibliothèque.

 

Mc EVAN, Ian – « Dans une coque de noix »  traduit de l’anglais, Gallimard, mars 2017,20€, 211p.   - Une relecture d’ »Hamlet ». Le narrateur assiste au projet de sa mère  et de l’amant de celle-ci, de tuer son père…Pourrait-il empêcher ce crime ? Mais il n’est qu’un fœtus bloqué dans le ventre de sa mère !

Une intrigue prenante, un roman plein d’esprit et d’ironie, un tableau lucide de l’état du monde : faut-il « être ou ne pas être » dans ce monde fascinant et pourri à la fois ?...

                          

SAPIENZA, Goliarda - « Rendez-vous à Positano » traduit de l’italien, Le Trypode, 2017, 254p.   -Dans les années 50, Goliarda découvre émerveillée Positano  ses habitants et une jeune femme riche qui s'y est installée et va devenir une amie une presque sœur au fils des séjours dans le village. Ericka lui confiera un terrible secret. Des années plus tard, Ericka croit avoir retrouvé le vrai amour, mais il va s'avérer destructeur, ce que Goliarda se reprochera de n'avoir pas perçu assez tôt.

Histoire hymne à la magie d'un village qui a une âme, à ses habitants  et à l'amitié  par une écriture très belle qui invite à lire les autres écrits de Goliarda SAPIENZA.

 

VIGGERS, Karen – « Le murmure du vent »  traduit de l’anglais, Les Escales, avril 2017, 21,50€, 394p.   -  Un livre de détente mais intéressant par la description de ses 3 personnages principaux : une jeune biologiste australienne étudiant les mœurs des kangourous, ABBY, un journaliste qu'elle aime mais repousse, et une vieille dame, DAPHNE, la confidente d'ABBY. Pourquoi ne tient-elle pas à avoir de relations amoureuses ? Est-ce dû à un passé caché et douloureux ??

Le style et la traduction ne sont pas mal du tout, rendant bonne la description notamment de faune et flore australiennes.

 

ANALYSES RAPIDES :

 

CONNELLY, Michael – « Jusqu’à l’impensable » traduit de l’anglais (USA), Calmann-Lévy, avril 2017, 21,90€, 387p.    - Harry Bosch est de retour et doit découvrir le véritable meurtrier d’une jeune femme en luttant contre la corruption qui gangrène Los Angeles.

Bon polar classique, sans plus, pour amateur de Connelly.

 

GENTRY, Amy – « Les filles des autres »  traduit de l’anglais (USA) Robert Laffont, janvier 2017, 19,50, 325p.    -  Après avoir été kidnappée 8 ans auparavant, Julia est de retour dans sa famille, bouleversée par ces retrouvailles. Mais qui est vraiment cette jeune femme ?

Très bon policier. A lire.

 

JOSSE  Gaëlle « Un Eté à quatre mains » HD ateliers henry dougiers/Littérature, 3/2017, 87p, 8,90€  Franz Schubert a été convié par le Comte Esterhazy de Galantha et son épouse, à venir donner des leçons de musique à leurs deux jeunes filles, dans leur somptueuse résidence d’été de Zseliz, en Hongrie. Schubert a 27 ans. Sa vie est marquée par des échecs successifs. Depuis l’adolescence il compose. La gloire, la célébrité se dérobent. Il lui semble que seule la pauvreté et la maladie font route avec lui. Caroline Esterhazy, 19 ans, va lui faire connaître le ravissement de la découverte de l’âme sœur. Mais impossible de penser à des épousailles avec la jeune comtesse. Il est trop laid, trop pauvre, trop bohème, trop timide …  En 1828, il composera la déchirante élégiaque en fa mineur, dédiée à Caroline. Il mourra de la syphilis quelques années plus tard.  Un délice de lecture. Niv.1

JOURDAIN, Hervé – « Femme sur écoute »  Fleuve Noir, avril 2017, 20,50€, 420p.  -  A Paris, en avril 2017, à la veille des élections (sic), la police parisienne enquête sur plusieurs meurtres sans liens apparents. Une "Escort Girl" et son ami emprisonné seront peut-être le lien de tous ces crimes.

L'intrigue un peu rocambolesque et des personnages de policiers stéréotypés sont heureusement compensés par une description clinique des mœurs policières, pas toujours tout à fait légales...On apprend que certains services peuvent faire parler les ordinateurs les plus protégés ainsi que tous les smartphones. L'auteur sait de quoi il parle : ancien capitaine de Police, ce livre est son troisième roman.

 

ROBERTS, Nora – « Obsession » traduit de l’anglais, Michel Lafon, avril 2017, 17,95€, 414p.    -  La vie de Naomi BOWES, 12 ans, , bascule le jour où elle libère d'une cachette dans la forêt une jeune fille kidnappée par son père Thomas BOWEW. L'histoire s'étale sur tous les quotidiens et Naomi n'a plus qu'une obsession, quitter village et maison. Son père emprisonné, sa mère incapable de surmonter, elle est recueillie par son oncle ainsi que son petit frère. Elle essaie d'oublier ce tueur en série. Photographe célèbre, bien éduquée par son oncle,, elle vient s’installer dans un petit village à l'abri des regards indiscrets .Quand elle achète une vieille bâtisse à rénover, elle fait connaissance du village et d'un charmant célibataire garagiste !Et elle succombe à l'amour qu'elle avait toujours refusé!! Mais un crime horrible vient perturber tout. Son obsession et sa peur refont surface. Parviendra-t-elle à surmonter ?

Roman un peu long, facile, du Nora ROBERTS. Si on vous le demande, vous pouvez l'acheter, mais ce n'est pas indispensable !

 

RONAN, Vanessa – « Rédemption » traduit de l’anglais, Rivages, mars 2017, 22,50€,   - Au TEXAS, un homme sort de prison après 10 années d'enfermement pour un forfait que le lecteur n'apprendra qu'à la fin de l'histoire. Hébergé par sa sœur, et aspirant à une vie tranquille près de ses nièces, il va devoir faire face à la fureur aveugle de la famille de la victime.

Dans ce premier roman, cette Américaine vivant en Irlande, sait ménager le suspense jusqu'à la dernière page !, et s'intéresse sur le droit au pardon des hommes qui ont sombré auparavant dans la violence .Très bonne description , avec une précision d'anthologie de la vie de cette famille bouleversée par un drame qui la dépasse .

SCHMUCLER, Sergio – « Le monde depuis ma chaise » traduit de l’espagnol (Mexique)  - Liana Levi, mars 2017, 17€, 186p.  -  Galo, un enfant mexicain vit dans la calle Amsterdam qui a la particularité d’avoir un tracé elliptique, c'est-à-dire qui ramène toujours à son point de départ. Galo aurait dû devenir menuisier comme son père mais quand celui-ci part du Mexique avec sa maîtresse, Galo part mais la Calle Amsterdam le ramène chez lui, il décide alors de devenir « rien »et de ne jamais quitter sa maison. Sa vie pourrait être très ennuyeuse mais au contraire c’est le monde qui va venir à lui, d’abord des exilés espagnols fuyant Franco, des juifs persécutés par Hitler, puis des révolutionnaires réfugiés d’Amérique Latine, l’amour sous les traits d’Ana. Alors, de sa chaise, Galo, en grandissant va partager toutes ces vies et s’ouvrir au monde.

Merveilleux livre sur l’exil, l’amitié et la fraternité. Un beau voyage…intérieur. NIVEAU 1. Premier roman

 

TOURNEUR Michelle « La Ballerine qui rêvait de littérature » Fayard,2/2017,218 p, 18 € L’histoire  d’une jeune ballerine  très douée, Marie ,à qui il arrive un accident lors d’un ballet. Victor Van de Walle, brillant professeur de lettres, se retrouve à la retraite et s’installe au Havre, quittant Paris et ses amis. Au cours de ses promenades, il croise Marie, installée dans la propriété, qui lui demandera de l’initier à la littérature. Très belle rencontre entre Victor et Marie. Belle écriture. Se lit avec bonheur. Niv.2.

ZALBERG, Carole – « Je dansais »  Grasset, février 2017, 16€, 150p. -  Marie a 13 ans quand elle est enlevée par Edward, jeune homme défiguré après une explosion. Durant les 3 ans que dure cette séquestration, chacun se livre à une introspection et raconte aux lecteurs sa vie, livre ses joies, ses peurs.

Excellent roman, poétique sur la famille, le corps et la violence.    

 

DOCUMENTS :

 

B8 - HEBRARD Frédérique « Elle était une fois …souvenirs » Flammarion/document, 3/2017, 288p, 19,90 €  l’auteur raconte ses souvenirs d’enfance et de pérégrinations avec son père, conservateur du Château de Versailles, pour sauver de précieux tableaux des mains des  Allemands. Dans la deuxième partie du livre, l’auteur parle de sa vie présente et de sa lutte contre son « gentil petit cancer » dixit le médecin …Achat pas indispensable. Niv.1.

B – NICOLSON Juliet « Mères, filles, sept générations » Chr.Bourgois, 2/2017, trad. de l’anglais,375p, 23 €   Un superbe récit retraçant les vies de 8 femmes de la famille de l’auteur, sur 7 générations, depuis sa trisaïeule, Pepita Duran, danseuse de flamenco à Malaga jusqu’à sa petite-fille Imogen, née en 2013. Viendront Victoria, née hors mariage, de l’union de Pepita avec un gentihomme anglais, Lionel Sackville-West. Puis Vita Sackville-West et son célèbre jardin blanc de Sissinghurst qui, malgré son goût pour les femmes, aura 2 garçons. Et la très mélancolique Philippa, mère de l’auteur, qui demandera le divorce. Des femmes au fort tempérament qui, à travers leurs relations conjugales ou non avec les hommes, ne cesseront de refuser le rôle social qui leur était assigné. « Je voulais essayer de comprendre les femmes de ma famille et voir ainsi quelles conclusions pouvaient être tirées de leurs histoires collectives. Les comprendre, leur pardonner, tirer des enseignements de leurs erreurs. » L’auteur aborde le thème de la filiation et retrace les comportements, les jalousies entre mère et fille, les figures maternantes  des maris , des compagnons ainsi que la transmission  au féminin, l’émancipation, la rébellion, la fuite. « Coucher sa vie sur le papier est de tradition ancienne dans notre famille. » Passionnant et émouvant. Photos anciennes. Niv.1. 

920- RYKIEL, Nathalie – « Ecoute-moi bien »  Stock, avril 2017, 17€, 151p. - - L'auteur, fille de Sonia RYKIEL, raconte les dernières années de sa mère, atteinte de la maladie de Parkinson. Un amour fusionnel et inconditionnel les réunissait, et c'est cette relation qu'évoque l'auteur .N'hésitant pas à révéler les détails de leurs vies intimes à toutes deux, elle peut intéresser par le destin hors-norme de Sonia, et l'éducation qu'elle donna à sa fille adorée.

Facile à lire, sans plus

 

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© CERCLE DE LECTURE DU MARDI  9 MAI 2017

 

 ROMANS :

O’FARREL, Maggie – « Assez de bleu dans le ciel » traduit de l’anglais, Belfond, avril 2017, 22€, 476p. ()  -  Un gros roman plein de suspens, mêlant un Irlandais revenant de Brooklyn sur sa terre natale et faisant la rencontre d'une belle et mystérieuse actrice .

Beaucoup de personnages très typés, des secrets bien gardés qui ressortent ...Le parti-pris de l'auteur donnant la parole aussi bien à ses personnages principaux qu'à des enfants , le constants retours en arrière, mais un roman magistral réclamant l'attention du lecteur !!  A recommander !

 

RUFFIN, Jean-Christophe – « Le tour du monde du roi Zibelin »  Gallimard, Avril 2017, 20€, 367p. ()  -  L'auteur, s'appuyant sur les "Mémoires et Voyages" du noble Hongrois BENIOSKI, nous déroule avec bien sûr quelques libertés, son histoire rocambolesque au XVIIIe siècle .Une aventure extraordinaire, un style "enlevé" en font un livre passionnant , notamment sur les descriptions d'incessants voyages le menant de SIBERIE, en CHINE, au Japon, , en FRANCE, et à Madagascar où il veut délivrer ses habitants du joug des colons français . C'est à Benjamin Franklin, qu'il viendra quémander de l'aide épaulé par sa femme (une"maîtresse femme" d'ailleurs!).

Un très bon livre nécessitant quand même une attention soutenue qui appelle le niveau 2, je pense

 

ANALYSES RAPIDES :

 

BANNEL, Cedric – « Kaboul express » Robert Laffont, mars 2017, 20€, 325p.  (  -  Le titre évoque une filière de DAECH pour conduire des Afghans en Syrie et en Irak. Un jeune afghan surdoué met au point un projet d'attentat insensé qui pourrait détruire Paris ...Une policière de la DGSI et le Chef de la "Crim" de Kaboul vont arrêter cette folie meurtrière.

Le thème peu crédible sert de prétexte à décrire la complexité de l'Afghanistan déchirée entre modernisme et tradition, sur fond de terrorisme et corruption , ce qui justifie la lecture de cet ouvrage .Magnifique pays, hélas interdit au tourisme.

 

BURTON,  Jessie – « Les filles au lion »  Gallimard, 22,50€, 489p.  )  -  En 1967, Odelle, originaire des Caraïbes vit à Londres et rêve de devenir écrivain. Sa candidature de dactylo dans une galerie d’art est acceptée. Elle est au service d’une énigmatique personne : Marjorie Quick. Une rencontre avec un jeune homme qui possède un étrange tableau avec 2 initiales comme signature va piquer sa curiosité D’autant que Marjorie a l’air d’en savoir plus qu’elle veut bien le dire. L’enquête va révéler une histoire d’amour vieille de 30 ans au cœur de l’Andalousie au début de la guerre d’Espagne.

Livre bien écrit, très agréable à lire, énigme passionnante. Pour toutes les biblio. Plaira.

 

DESROUSSEAUX, Christine – « Mer agitée »  Kéro, mars 2017, 18,90€, 229p.  ()  -  Ce roman a des airs d’intrigue policière. Au bord d’un village de bord de mer situé sur une presqu’île, Jean vit sa vie d’ours mal léché en allant nager chaque jour. Sa vie va être bouleversée par l’arrivée de Léo, son petit-fils, qui revient d’une mission en Afghanistan. Son mutisme et ses cauchemars répétés l’inquiètent. D’autant, qu’un soir, ivre, il agresse une jeune fille du village. Et quand, un peu plus tard, une jeune fille est assassinée, tout l’accuse. Jean va essayer de prouver l’innocence de son petit-fils, coûte que coûte.

Roman rythmé par les saisons et les marées, sous forme de journal. Pas inintéressant mais je me suis un peu ennuyée.

 

FAROOKI, Roopa – « Gentilles filles, braves garçons »  traduit de l’anglais, Gaïa,  2016, 24€, 443p.  ()  -  La saga d’une famille pendjabie. La mère , Amma, autoritaire, egocentrique, psychotique et manipulatrice ; le père, abbu, gentil, docile, ; l’aîné, Sulaman, craintif, la 1ère fille, Mae au caractère bien trempé, le 2ème fils, Jamal Kamal, et la 2ème fille , Lana, jolie, douce et gentille. Chapitre après chapitre la vie de chacun est décortiquée. Tous craignent beaucoup leur mère. Ils vont tous croître et multiplier. Un grand amour réunit cette famille martyrisée qui finira par se retrouver à l’heure où on enterre ses morts.

Un régal de lecture, malgré quelques délayages.

 

FRENCH, Nicci – Au bord de l’abime (ténébreux samedi)  Fleuve Noir, mars 2017, 20,50€ , 474p.  ()  - Frieda Klein psychothérapeute, est appelée par un collègue policier pour faire une étude psychiatrique de Hannah jeune femme soupçonnée d’avoir anéanti sa famille et incarcérée depuis 13 ans dans un établissement étrange. Frieda est convaincue de l'innocence de Hannah malgré l’accumulation de preuves. Elle va tout faire pour rouvrir le dossier malgré les embûches tendues par quelqu’un peu désireux de voir éclater la vérité.

Bon roman mais il faut avoir lu les précédents pour bien comprendre les personnages. On en est au samedi donc il faut avoir lu les autres jours de la semaine

 

GANS, Valérie – « Emprise »  J.C.Lattès, mars 2017, 19€, 341p.  (-  Claire est une jeune femme dynamique, agréable, moderne qui aime son travail, sa famille, ses amies, Audrey et Joséphine, son chat et sa vie en général. A 29 ans elle aimerait  stabiliser sa vie amoureuse et grâce à Internet, elle rencontre Mark. Homme jeune, charmant, délicat ; en tombe follement amoureuse. A peine 2 mois plus tard ils se marient. Mais Mark doit partir en Arabie Saoudite pour y créer un laboratoire très secret sur des souches dangereuses. Elle abandonne sa vie personnelle pour suivre son mari Elle est touchée par certains côtés de l’Orient mais elle doit respecter des règles très strictes et un mode de vie dévalorisant pour la femme qu’elle est. Même son mari change du tout au tout et elle perd alors son dynamisme, sa personnalité et commence pour elle une longue descente aux enfers.

Roman léger mais qui aborde des sujets plus graves comme la place des femmes au Moyen Orient et le fonctionnement de la société actuelle.

 

GIESBERT, Franz Olivier – « Belle d’amour »  Gallimard, février 2017, 21€, 376p.  (  -  Nous sommes en 1246 sous le règne de Louis IX ou Saint Louis : Tiphanie nommée Belle d’amour est une très jeune personne que la mort brutale  de ses parents va laisser seule. Elle part sur les chemins de France pour rejoindre à Paris une tante. Las malgré ses talents de chanteuse, de pâtissière, de guérisseuse et sa beauté, elle sera l proie d’êtres violents et malfaisants. Grâce a ses rencontres et surtout au roi qu’elle guérit, elle pourra accompagner ce dernier dans ses croisades. Elle y apprendra beaucoup de choses

Livre intéressant sur ce qu’il délivre des guerres entre l’Orient et l’Occident au nom  de la religion et sur Louis IX  et le Moyen Age (époque identique à celle que nous vivons actuellement, mais aussi sur la condition des femmes à cette époque.

 

GRAZIER, Michèle – « Silencieuse »  Seuil, mars 2017, 17€, 212p. ()  - Un petit village de six cents âmes en pleine campagne /Saint-Julien-des Sources .Les habitants se connaissent tous et surtout sont à l’affût de tout ;ils refont le monde au bistrot .Mais il y a deux hommes qui ne se mêlent jamais à eux et qui vivent en marge de cette petite société  :un peintre  et plasticien allemand très connu Hans Glawe et un autre étranger bizarre dont personne ne sait rien et surnommé le Blondin à cause de ses cheveux clairs et qui a pour petite amie secrète Annie, la caissière du supermarché. Mais voilà qu’arrivent la belle-sœur d’Annie et sa petite fille Valentina qui ne parle pas. Cette étrange enfant va déranger l’ordre établi. C’est ce que raconte Claude sociologue retraité et revenu au pays.

Très bon roman malgré quelques maladresses dans l’écriture. La violence de l’Histoire et ses conséquences sur les générations suivantes sont bien rendues.

 

O’DELL, Tawni – « Un ange brûle »  Traduit de l’anglais, Belfond, février 2017, 21€, 344p.  (=-   La chef de la police de Pennsylvanie, Dove CARNAHAN, a l'habitude des situations difficiles, mais pourtant devant le corps d'une adolescente au corps à demi calcinée, Dove vacille .Issue d'une famille d'alcooliques versées dans la magouille, elle était promise à un autre avenir : une bourse universitaire devait la faire entrer dans un monde meilleur. Dove prend l'affaire en main, elle qui a dû se battre pour sortir d'une enfance chaotique. Après tout, sa famille et celle de la victime ne sont pas bien différentes.

Un roman sombre et tendre qui brosse le portrait d'une Amérique au calme de façade ...Plusieurs rebondissements et une traduction excellente n'empêchent pas le lecteur de relâcher son attention !!

 

RONAN, Vanessa – « Rédemption »  traduit de l’anglais, Rivages, mars 2017, Au TEXAS, un homme sort de prison après 10 années d'enfermement pour un forfait que le lecteur n'apprendra qu'à la fin de l'histoire. Hébergé par sa sœur, et aspirant à une vie tranquille près de ses nièces, il va devoir faire face à la fureur aveugle de la famille de la victime.

Dans ce premier roman, cette Américaine vivant en Irlande, sait ménager le suspense jusqu'à la dernière page !, et s'intéresse sur le droit au pardon des hommes qui ont sombré auparavant dans la violence .Très bonne description , avec une précision d'anthologie de la vie de cette famille bouleversée par un drame qui la dépasse .

 

SLAUGHTER, Karin – « Au fond des bois »  Traduit de l’américain, Harper Collins, 2016, 19,90€, 474p. (Huguette BEARD) – Des hommes armés attaquent Lena et Jared à leur domicile. Jared est gravement blessé. Léna croit son mari mort, folle de rage elle tue un des agresseurs et se jette sur le snd. Elle est arrêtée et la police des polices l’interroge. Elle a agi en légitime défense, mais qui a ordonné cette agression et pourquoi ? L’inspecteur  Lena et ses homes menaient une enquête sur les trafics de stupéfiants. Ya-t-il un rapport ? L’enquête s’annonce très  difficile d’autant plus qu’elle semble avoir des ramifications avec celle du GBI (FBI de l’état de Géorgie). Le GBI recherche un grand criminel qui se fait appeler Big Whitey, pédophile, proxénète et trafiquant de toutes sortes de drogues . Une descente sur sa maison au « fond des bois » est organisée…

Un thriller psychologique d’une noirceur insoutenable

 

SWIERCZYNSKI, Duane – « Canari » traduit de l’anglais, Rivages, avril 2017, 22€, 406p. (Annette FAVIER)  - A Philadelphie, une jeune étudiante se trouver compromise pour avoir voulu rendre service à un jeune dealer. Pour échapper à la justice, elle va être obligée de servir d'"indic" à un spécialiste de la lutte contre le trafic de stupéfiants. Infiltrée parmi les gros bonnets de la drogue, elle va lutter pour sortir de ce mauvais pas au péril de sa vie.

Ouvrage complexe où l'auteur, à force d'entraîner le lecteur sur de fausses pistes, finit par s'embrouiller lui-même et s'en tire avec quelques invraisemblances. L'intérêt du livre réside dans l'incroyable habileté de l'héroïne menant avec intelligence une double vie pour préserver sa famille. A conseiller aux lecteurs aguerris !!

 

VAUGHAN, Sarah – « La ferme du bout du monde »  traduit de l’anglais, Préludes, avril 2017, 16,90€, 445p.  -  Une ferme isolée au sommet d'une falaise en Cornouailles .Battue par les vents, les embruns, elle attire pourtant trois générations et une famille pleine de secrets .En 1939, Maggie est la maîtresse des lieux et c'est auprès d'elle deux enfants, Will et Alice, vont trouver refuge , échappant aux ravages de la guerre .Et, en 2014, c'est Lucy, petite-fille de Maggie , qui vient elle aussi se réfugier .

Je n'ai pu continuer au bout de 100 pages, trop de lieux communs, de personnages convenus, rendent la lecture trop aride pour moi !

 

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   © CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 24 AVRIL 2017

ROMANS :

ARLIDGE , M.J. – « La Maison de poupée »  traduit de l’anglais, Les Escales Noires , mars 2017, 21,90€, 391p. -  On retrouve Helen Grace aux prises avec un tueur en série particulièrement sadique  et avec sa hiérarchie tout aussi redoutable.

Bon polar, suspense bien mené mais moins inspiré que les 2 précédents : « Am stram gram » et « il court il court le furet »

 

COLE, Daniel – « Ragdoll » traduit de l’anglais (Royaume Uni), Robert Laffont, 2017, 21€, 453p.  (Huguette BEARD) – Londres 2010 – Un homme surnommé le « tueur crématiste est jugé pour plusieurs crimes. Faute de preuves il est acquitté. Fou de rage  l’inspecteur Wolf essaie de le tuer  ce qui lui vaut son licenciement. 4 ans plus tard réintégré  et il se voit confier l’enquête sur la découverte d’un corps que la presse va surnommer l’affaire « Ragdoll » (poupée de chiffons).

FIELDING, Joy – « Sans nouvelles de toi »  traduit de l’anglais (Canada) , Michel Lafon, mars 2017, 19,95€, 365p.  (Magali ROIG)  -  Cet excellent policier, très bien construit est inspiré de l’affaire Madeleine Mac Canne... On voit les ravages sur une famille d’américains moyens de l’ultra médiatisation d’un fait divers : soupçon sur la mère, décrite comme froide, dissimulatrice … Explosion d’un couple déjà fragilisé par les infidélités du mari, ressentiment de la sœur « survivante » à l’égard des parents. Acharnement des médias.

A lire. Pour toutes bibliothèques.

 

GRIVE, Catherine – « Reste le chagrin » J.C. Lattés, 17€, 223p.  (Michèle ASSADA)  -  les USA en 1930, organisent un voyage pour les mères et épouses de soldats tués pendant la guerre. Sur le bateau, ces femmes vont se parler évoquer leurs chagrins et leurs vies depuis. L'une d’elles, Catherine, refuse de partager ses souffrances intactes, avait un amour dévorant pour son fils et ne comprend toujours pas pourquoi il est parti, s'est engagé.

Description qui met presque mal ã l'aise de cet amour maternel, qui ne comprend pas que cet excès est peut être responsable de cette tragédie.

Beau Roman, niveau1.

GUSTAWSSON, Johana – « Mör »  Thriller Bragelonne, février 2017, 21,50€, 308p.  (Magali ROIG)  -  Enquête croisée en Suède et en Angleterre sur des meurtres particulièrement horribles qui rappellent ceux commis par un célèbre tueur emprisonné depuis 10 ans. L’écrivain Alexis Castello et la profileuse Emily Roy vont être confrontés à un assassin pervers, sadique et canibale !

Policier très noir sur le poids d l’atavisme, du déterminisme familial, social. A lire.

 

MACKINTOSH, Clare  - « je te vois » traduit de l’anglais, Marabout Thriller, mars 2017, 19,90€, 445p.  (Magali ROIG)  -  Grâce à des dons en informatique, un psychopathe met sur internet des renseignements sur des jeunes femmes innocentes, destinés à des pervers de toute sorte qui peuvent ainsi se livrer à tous leurs fantasmes : viol, meurtre…

Très bon policier qui fait froid dans le dos, jusqu’à la dernière ligne.

 

MACQUEEN, Alison  - « La promesse d’un ciel étoilé »  traduit de l’anglais, Presses de la Cité, 21€, 461p.  (Huguette BEARD)  -  Les amours contrariées de la fille d’un docteur anglais, venu en Inde comme assistant du médecin chef d’un Maharadja, et du fils du majordome. Août 1947 Le pays vit la « partition ». Après un séjour au couvent où elle accouche d’un garçon, qu’elle est obligée d’abandonner, Elle revient en Angleterre, elle retourne , mariée , en Inde en 1958. Les deux amoureux vont-ils pouvoir former une famille ?

Un livre qu’on lit avec grand plaisir. Descriptions de la vie du temps des Maharadja de leurs coutumes et de leurs relations avec les anglais.

 

MILLER, Isabelle – « Le problème avec l’amour »  Jean-Claude Lattès, février 2017, 19€, 323p.  (Janine PONTNEAU) – La vie amoureuse d’une jeune parisienne qui s’interroge sur ce sentiment qui mène le monde.

L’amour décortiqué et commenté à travers ce récit quelque peu nombrilique qui plaira aux amateurs de dissertation philosophique sur l’amour. Personnellement ça m’a un peu lassée. 

 

ONO-DIT-BIOT, Christophe  - « Croire au merveilleux »  Gallimard, 20€, 233p. (Janine PONTNEAU) Roman à associer à « Plonger » paru en 2013, pour les mêmes personnages. Ici il s’agit d’un homme, César, inconsolable de la perte de sa femme Paz disparue en mer. Une jeune voisine séduisante et cultivée va partager avec lui son amour de la Grèce et des textes anciens, le réconciliant peu à

 peu avec la vie et l’amour de son jeune fils.

Roman brillant à l’écriture aisée, pour amateur d’antiquités et de légendes. Roman aussi d’un amour éperdu, douloureux, solaire.

 

REMARQUE, Erich Maria – « Cette terre promise »  Stock, (Janine PONTNEAU)  -  Durant la deuxième guerre mondiale la fuite vers les Etats-Unis d’une foule de gens, juifs ou traqués par les nazis. Ainsi Ludwig Sommer  qui n’est autre que l’auteur lui-même, racontant sa vie d’émigré, les amitiés liées avec d’autres proscrits, les aides précieuses sur place.

Un livre foisonnant au style soigné, à relier à son précédent chef d’œuvre : « A l’ouest rien de nouveau ». Un ouvrage qui date bien sûr mais puissant dans la forme et l’idéologie.

 

SHALEV, Zeruya – « Douleurs »  traduit de l’hébreu, Gallimard, janvier 2017, 21€, 401p.  (Annette FAVIER) -  IRIS, la quarantaine, vit à Jérusalem, ou plutôt survit à un grave attentat d'il y a une dizaine d'années .Elle est devenue Directrice d'une grande école réputée, malgré les douleurs qui la taraudent, et même s'occupe de son foyer, de ses enfants. Son mariage bat bien de l'aile, mais le jour où voulant consulter un grand spécialiste de la douleur, elle tombe sur ETAN, son premier amour, et qu'entre eux ressurgit une complicité amoureuse, le dilemme s'installe. D'autant plus que sa fille semble embringuée dans une secte et que son mari, après tout, est devenu une vieille habitude !

Une fin réservant des surprises, une attention qui ne se relâche pas. Quel livre ! A acheter.   

 

UTAUG, Maren – « La petite fille et le monde secret »  Actes sud, 22€, 282p.  (Janine PONTNEAU) – Un roman émouvant sur l’identité, la place des êtres dans le monde, à travers l’histoire de Risten, fortement marquée par les récits de sa grand-mère, Same, et perturbée par les secrets, les non-dits de sa famille de naissance. Personne ne veut rien lui dire et ses recherches aboutiront dans de douloureuses constations.

L’écriture est intéressante, soignée mais le récit reste confus par d’incessants retours en arrière où le lecteur se perd. Niveau 1.

 

ANALYSES RAPIDES :

BARBERAT, Angélique – « La vie enfuie de Martha K. »  Michel Lafon,février 2017, 19€, 349p. (Annette Favier) - Pourquoi MARTHA, mariée et mère de famille, se retrouve-t-elle amnésique après un accident de voiture en Allemagne alors qu'elle habite ANNECY. Son mari la récupère et elle tente de se souvenir d'un passé bien lointain. Elle ne se reconnaît pas dans la femme qu'on lui décrit avoir été, professeur, "bien sous tous rapports». Et si ce n'était qu'un leurre cachant bien autre chose ...

Bien longues ces 349 Pages ... Malheureusement, même resserré le livre comporte trop de personnages et d'invraisemblances !

 

BARCLAY, Lindwood – « Celle qui en savait trop »  traduit de l’anglais, Belfond Noir, mars  2017, 21€, 304p. (Annette FAVIER)  -  Une femme use de la crédulité de familles dont un des membres a disparu pour utiliser ses dons de voyance, moyennant cinq mille dollars. Jusqu'au jour où elle se rend compte que son "client" peut bel et bien être un meurtrier de sang-froid et que sa vie peut être en jeu.

Mêlant l'humour à l’angoisse, ce bon roman captivera le lecteur, mais ne l'incitera pas à croire les mediums !!

 

BLAKE, James Carlos – « La Maison Wolfe »  traduit de l’anglais, Rivages, février 2017, 22€, 312p.  (Annette FAVIER)  -  A Mexico, un gang de petits malfrats kidnappe dix membres de la haute société mexicaine qu'ils libéreront contre rançon …Mais la machination va tourner court car, parmi les otages, figure une jeune femme membre d'une famille de trafiquants très organisés, qui monte une expédition punitive dans les bas-fonds de Mexico .Il s'ensuit un bain de sang et les cadavres se comptent par dizaines....

Malgré un indéniable talent, l'auteur tombe souvent dans la caricature du grand-guignolesque !!

 

BEHRENS Peter – « Les Insouciants » Philippe Rey, 2/2017, trad. de l’anglais, 524 p, 23 € (Josette SALVI) Billy et Karin sont nés au début du 20ème siècle, ont passé leur jeunesse en Irlande. Après la première guerre, leurs parents retournent vivre en Allemagne. Karin est la fille d’un grand industriel juif et Billy est le fils de leur majordome. Face à la montée en puissance du nazisme, Karin et Billy vont se rapprocher, profiter avec insouciance de chaque moment jusqu’en 1938 où le père de Karin qui se croyait intouchable est assassiné. Billy et Karin devront alors faire le choix qui va bouleverser toute leur vie ...Un très beau roman avec des personnages très attachants et une page d’Histoire racontée de façon magistrale.  On est happé. A découvrir. Niv.1.

CASTINO Didier – « Rue Monsieur-le-Prince » Liana Levi, 3/2017, 250 p, 17,50 € (Dolène HARDY) Ce roman commence à travers l’histoire d’Hervé, jeune étudiant en lettres à Marseille, en 1986. Le projet Devaquet provoque la révolte des étudiants dans laquelle il va s’engager. L’histoire se développe en plusieurs temps : le mouvement étudiant est un fait divers (la mort de Malik Oussekine). L’auteur montre la trajectoire  que chacun peut suivre selon qu’il est étudiant, flic, ou passant innocent. Il nous offre un intérêt historique et politique dans lesquels ressort une profonde humanité. Superbe récit plein d’émotions entre réalité et fiction. A lire absolument. Niv.1.

 

COLGAN, Jenny – « Rendez-vous au Cupcake Café »  traduit de l’anglais, Prisma, février 2017, 19,95€, 487p. (Frédérique ARROUA)  -  Ozzie a été élevée par son grand-père, un ancien pâtissier. Elle a néanmoins choisi un métier dans l’immobilier. Rondelette, naïve et toujours de bonne humeur, elle entretient une relation amoureuse avec son patron, le beau Graeme. Ce qui n’empêche pas ce dernier de la licencier. Tombée sous le charme d’une petite boutique, elle décide d’ouvrir une pâtisserie de cupcakes. Elle entraine dans cette aventure Pearl, une mère célibataire, noire, obèse et Caroline, une pimbêche larguée par son mari. Le beau banquier, Austin, va lui apporter son concours.

Roman de détente, à l’eau de rose, débordant de bons sentiments. Beaucoup de longueurs. Ecriture fluide et agréable. Quelques recettes de gâteaux en début de chapitres apportent une touche sucrée à l’ensemble.

 

COMBES, Bruno – « Ce que je n’oserai jamais te dire » Michel Lafon, février 2017, 17,95€, 344p. (Annette FAVIER)  -  Le soir même de son mariage, JOY, notre héroïne s'évanouit dans la nature .GUILLAUME, son mari, fou d'inquiétude se perd en conjectures, mais la gendarmerie ne trouve rien de suspect .Tout y est dans ce roman téléguidé depuis le départ, les parents peu recommandables dont JOY ne veut plus entendre parler, son passé qu'elle ne veut pas révéler à son mari  ...

C'en est risible !! Vous n'avez aucune idée des poncifs que l'auteur déverse et que vous aviez bien entendu prévus ! Attention, le livre est recommandé pour les lecteurs avides de livres dits de DETENTE !

 

CONSTANTINE Barbara  - « Petits portraits de très grandes personnes » Calmann Levy, 3/2017, 172 p, 14,90 € (Colette QUARELLI) Galerie de portraits de personnes âgées dans une maison de retraite. Illustrations réussies et originales. Beaucoup de sentiments, de souvenirs partagés et d’Histoire. Agréable à lire mais est-ce un livre de bibliothèque ?

DONGALA Emmanuel - « La Sonate à Bridgetower » Actes Sud, 1/2017, 333 p, 22,50 € (Milène THONY)  En 1789, Frédérick de Augustus Bridgetower, un Noir originaire de la Barbade, se fait passer pour un prince d’Abyssinie. Il arrive à Paris avec son fils George qui n’a que 9 ans mais qui est déjà un violoniste prodigieusement  doué. George est un jeune mulâtre au visage couleur de miel. Il parle 7 langues. Il a suivi l’enseignement de Haydn et va éblouir le Tout-Paris. Mais la Révolution gronde. Ils seront obligés de fuir en Angleterre où ils seront les protégés du Prince de Galles. George partira ensuite à Vienne où il deviendra l’ami de Beethoven qui lui dédicacera sa sonata mulattica. Qui deviendra la fameuse sonate à Kreutzer, à la suite d’une brouille entre Beethoven et George. Roman magnifiquement documenté, dans un français impeccable. L’auteur est congolais. A écrit Portrait de femmes au bord du fleuve. Niv. 1.

 

FERET-FLEURY, Christine – « La petite fille qui lisait dans le métro » Denoël, février 2017, 17,90e, 170p.  (Annette FAVIER) -   Juliette prend le métro tous les jours à la même heure et ce qu'elle aime, c'est observer ceux qui lisent. Jusqu'au jour où elle décide de descendre deux arrêts avant son arrêt habituel. Et là, passant dans une rue inconnue, elle est attirée par une sorte de librairie bizarre, tenue par un homme qui semble passionné : c'est un "passeur de livres». Il prête à qui veut des livres, en rachète un peu partout.

L'idée était bonne, et le personnage bien campé, mais l'intrigue se met à être longuette ... Dommage !

 

 

GEORGE, Nina – « Si proche si loin » traduit de l’allemand, Slatkine, février 2017, 20,90€, 403p. (Annette FAVIER)  _  A l'unité de réanimation d'un grand hôpital londonien, Henri se retrouve dans le coma après un accident. En voulant sauver  de la noyade dans la Tamise d'une petite fille, il repose inconscient .Or il avait rendez-vous avec SAM, son fils, qu'il n'a pu revu depuis plusieurs années par ordre de sa mère. Or SAM a une particularité : il est "synesthète», c'est-à-dire qu'il a quelques récepteurs sensoriels de plus que les nôtres, il est submergé d'impressions dont les gens normaux n'ont même pas conscience .Les chiffres ont des couleurs, facile après de les retenir !!Il va donc retrouver son père à l'hôpital et lui parler, mais en vain Quant à un second personnage qui surgit aussi au pied de ce lit, c'est EDDIE, amoureuse déçue d'HENRI, qui décide malgré son état de vouloir le prendre chez elle !!

Si ce livre comportait 200 pages, il aurait pu être intéressant, mais là on se fatigue ...Style et traductions moyens en plus !

 

HUGHES, Kathryn – « Il était un secret »  traduit de l’anglais (Royaume Uni) Calmann Lévy, février 2017, 19,99€, 342p.  (Frédérique ARROUA)  -  Beth et Michaël sont les parents d’un adorable petit garçon, Jake. Gravement malade il a besoin d’une transplantation rénale. N’étant pas donneurs compatibles, la seule solution est de retrouver le géniteur de Beth, née de père inconnu. C’est en fouillant dans les affaires de sa mère  qui vient de décéder, que Beth va trouver une lettre et une coupure de journal relatant un tragique accident survenu dans les années 70. En remontant le fil du temps, Beth entame une course contre la montre  à la recherche de son passé et avoir un donneur compatible pour son fils.

Une belle histoire avec beaucoup d’émotions. Roman de détente à la plume agréable avec rebondissements. On ne s’ennuie pas. 

 

INDRIDASON, Arnaldur – « Dans l’ombre T.1 »  traduit de l’islandais, Métailié, 21€, 340p.  (Geneviève CHENILLE)  -  L’Islande été 1941. Un représentant de commerce est retrouvé assassiné dans un appartement de Reykjavik, le front marqué d’un SS en lettres de sang. Le seul enquêteur de la police criminelle d’Islande disponible Flovent et Thorson un islandais né au Canada mais bilingue, désigné par les militaires sont en charge de l’enquête. Dans une période trouble où soldat américains et britanniques affluent où le spectre du nazisme plane encore, les 2 inspecteurs sont confrontés à des situations complexes et pleines de rebondissements.

Roman prenant, se lit d’une traite. On attend avec impatience la parution du tome II prévu pour octobre.   

 

LEDIG Agnès – « De tes nouvelles » A.Michel, 3/2017, 342 p, 19,80 € (Françoise FOUCQUETEAU) Anna-Nina, pétillante petite fille, est un trait d’union entre Eric, son père et Valentine qui les a accueillis par un soir d’orage et de détresse. Une famille se construit jour après jour.  Mais cet avenir harmonieux pourrait s’assombrir …Petit roman sans grand intérêt.  Histoire de famille recomposée. Tout finit bien. Niv.1.

 MARIAS Javier « Si rude soit le début » Gallimard, 1/2017, trad. de l’espagnol, 575 p, 25 € (Milène THONY) En 1980 à Madrid, le jeune Juan de Vere est secrétaire privé du célèbre réalisateur et scénariste Eduardo Muriel. Celui-ci lui présente sa femme, la belle Beatriz. Juan est fasciné par la vie d’Eduardo. Pourquoi déteste-t-il autant sa femme ? Où se rend celle-ci lorsqu’elle part en ville ? Qui est en réalité le docteur Van Vechten, ce vieil ami de la famille ? Juan va mener son enquête et remonter jusqu’à la dictature de Franco. Roman-fleuve méandreux qui vous emporte   sur les flots de la passion, de la haine, de la justice, du désir de vengeance, de l’oubli et de l’impossible pardon … Si rude soit le début, le pire reste derrière nous. Titre tiré de Shakespeare, Hamlet. Roman magistral, tragique et passionnant. A lire. Niv.2.

 

MURAKAMI, Haruki – « Des hommes sans femmes »  traduit du japonais, Belfond, mars 2017, 21€, 293p. (Laetitia ROIG) – Cet excellent recueil de nouvelles donne une vision pessimiste, douloureuse des relations humaines, des rapports homme-femme : solitude, deuil, trahison… malgré les thèmes abordés , ces différents récits sont un bonheur de lecture grâce à une écriture simple , des intrigues maîtrisées au déroulé fluide.

On retrouve dans ce recueil tout l’art de Murakami : une atmosphère onirique, intemporelle, des personnages paisibles en apparence, mais au fond d’eux-mêmes tourmentés. Une lecture agréable. Pour toutes bibliothèques.

 

NEUHOFF Eric « Costa Brava » A.Michel, 3/2017, 296 p, 19,50 € (Milène THONY) Accompagné de ses enfants, et pour retrouver les traces de son enfance, un homme de 50 ans revient sur les lieux de ses vacances d’été, sur la Costa Brava en Espagne. Ses parents y louaient une maison de vacances dans les années 60. Avant de l’acheter. D’autres familles faisaient pareil. On ne peut pas ne pas aimer l’Espagne ! Le premier été personne ne se connaissait. L’année suivante nous étions devenus amis pour la vie. Nous avons tous attendu impatiemment de devenir adultes. L’auteur voudrait tant partager ce temps lointain avec ses enfants qui s’en moquent éperdument … Roman nostalgique et mélancolique. Style léger et inimitable d’Eric Neuhoff. Un bonheur de lecture. Niv.1.

 

O’DELL Tawni – « Un Ange brûle » Belfond, 1/2017, 343 p, 21 € (Colette QUARELLI) Dove est chef de la police locale de la petite ville minière de Buchanan, Pennsylvanie. Par une belle journée d’été, elle est choquée par la découverte du cadavre calciné d’une jeune fille : Camio Truly. Celle-ci se préparait un avenir meilleur en faisant des études malgré le milieu familial difficile  dont elle était issue. Dove qui elle aussi a eu une enfance chaotique marquée par un drame, veut absolument comprendre ce qui est arrivé à Camio. Dove doit aussi affronter Lucky sorti de prison après une incarcération de 35 ans à cause d’elle. Comment affronter ces horreurs et les conséquences d’un passé houleux. Bon roman, original, bien écrit, touchant. Belle découverte. Niv.1.

 

 

PEYRIN, Laurence – « Miss Cyclone » Calmann-Lévy, avril 2017, 19,50€, 329p.  (Annette FAVIER)  - CONEY ISLAND, là où NEW YORK se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l'été, et désert l'hiver quand les manèges sont à l'arrêt. C'est là qu'ANGELA et JUNE, 16 ans filles d'immigrés italiens vivent et grandissent ensemble. Chacune a un petit ami mais pas question de sauter le pas ! Mais ANGELA accepte de son copain une unique nuit ! De là, sa vie prend un tournant décisif car elle est enceinte et se marie .Or, ANGELA ne rêvait que justement du fiancé de JUNE !!

Un livre feuilleton facile, dit de détente, avec bien sûr la tragédie du fameux 11 Septembre qui se profile...

 

RAMBAUD, Patrick – «  Chronique d’une fin de règne » Grasset, mars 217, 16,50€, 210p. (Annette FAVIER) -  "Dans son bureau, le Prince s'aperçut que le pouvoir était une maladie "mortelle" Ainsi songe le Président devant la fin de son mandat. Autour de lui le Duc d'Evry (VALLS") bouillonne, Nicolas le Flambeur ne s'est jamais résolu à la perte du trône, tandis que Mlle de MONTRETOUT se cache et ne montre plus ses dents. 2016, année difficile !

Une satire de cette époque, toujours actuelle..., qui peut être drôle de par ses surnoms surtout plutôt que par ses dialogues longuets.

 

RENDELL Ruth « Les Coins obscurs » Edition des 2 terres, 2/2017, Trad. de l’anglais, 318 p, 21,50 € (Colette QUARELLI) Carl a emménagé dans la maison familiale située dans une jolie rue de Londres, mais ses revenus sont assez maigres et il n’a pas fini d’écrire son roman. Il décide donc de louer le dernier étage afin de toucher des revenus supplémentaires. Il accepte le premier individu qui se montre intéressé, à savoir Dermott McKinnon. Carl, en emménageant , avait conservé une pharmacopée de son père sous forme de différentes fioles apparemment anodines. Afin d‘aider une amie malade, il utilise un de ces flacons et les résultats sont désastreux. Puis Dermott commence à payer ses loyers en retard et c’est alors une descente aux enfers pour Carl. Malgré les conseils judicieux de son amie Nicola, il persiste dans ses erreurs …… Idée bonne, mais j’ai été déçue, tant tout est prévisible. Niv.1.

SHIMAZAKI Aki « Suisen « Leméac/Actes Sud, 2016, 161 p, 15 €(Milène THONY) Gorô est président d’une société importatrice d’alcool avec 300 employés, fondée à Nagoya par son grand-père. Il dit : « Chez moi tout va très bien. Ma femme est heureuse avec moi qui suis gentil, riche, généreux. Elle n’est pas au courant pour mes maîtresses. J’ai besoin de maîtresses pour que notre mariage reste stable. » Mais Gorô va connaître la désillusion  et les humiliations jusqu’à tomber très bas …Bon roman, avec la fleur de narcisse en toile de fond. Suisen en japonais. Large public. Niv.1.

YAN, Lianke – « Un chant céleste »  traduit du chinois, Philippe Picquier, 2017, 13€, 89p.  (Huguette BEARD)  -  Un conte chinois écrit en 1998. Dans les monts Balous, la mère, You Sipo, ne chante plus. Elle a donné naissance à 4 enfants débiles. Son mari étant décédé depuis longtemps, elle travaille dur dans les champs avec ses enfants. Pour les guérir elle devra leur faire boire une décoction d’os humains provenant d’un parent proche. Elle guérit ses filles avec les os de son époux. Mais son fils ?

Une magnifique histoire d’amour maternel. De superbes descriptions des paysages aux arbres fleuris et aux senteurs douces.

 

DOCUMENTS :

B8-BONA, Dominique – « Colette et les siens » Grasset, février 2017, 22€, 411p.  (Annette FAVIER)  -  Superbe biographie de COLETTE, que l'auteur habilement situe en 1914, date à laquelle COLETTE créa une sorte de phalanstère féminin dans un vieux chalet suisse à PARIS .Y régnaient dans un joyeux désordre la belle MUSIDORA, actrice, Annie de PENE, journaliste fort distinguée et Marguerite MORENO, belle, mince, à la voix extraordinaire. La durée de la guerre eut raison de ces années heureuses (malgré la guerre;;), COLETTE vit son mari, Henry de JOUVENEL la quitter, elle le remplacer          a par son fils .Bien sûr, D. BONA évoque les nombreuses aventures féminines de COLETTE, surtout la Princesse Mathilde de MORNY, liaison scandaleuse, et n'oublie pas Nathalie BARNEY, Liane de POUGY etc...

Belle biographie, documentée en sachant intéresser le lecteur, en restituant toute une époque.

A ACHETER !

 

B8 – GALLET, Marielle – « Bella Ciao » Grasset, mars 2017, 17€, 179p.  (Annette FAVIER)  -  La femme de Max Gallo nous raconte sa vie auprès du grand et prolixe auteur, atteint de la maladie de Parkinson. 2voquant les moments où l’on doit constater que votre mari devient un autre, physiquement, intellectuellement. Heureusement de bons souvenirs de leur rencontre, de leur attachement réciproque vient égayer un récit poignant mais dépourvu de pudeur.

 

B-LABRO, Philippe – « Ma mère, cette inconnue » Gallimard, mars 2017, 17€, 181p.  (Michèle ASSADA)  -  Le journaliste-écrivain se penche sur le passé de sa mère, NETKA, qui connut un destin plutôt singulier.

Fille illégitime d'un comte polonais et d'une institutrice française qui n'avait pas la fibre maternelle, elle connut ainsi que son frère le destin d'enfants "transbahutés" de familles d'accueils, jusqu'à ce qu'une femme, ayant pitié d'eux les adopte. A 20 ans, elle se marie avec Jean LABRO, dont elle aura quatre garçons A la fin de sa vie, son fils Philippe arrive à la faire raconter toute cette enfance, encouragé par ses frères.

Style journalistique, histoire prenante, à acheter.

 

B9 -LESBRE Michèle « Chère brigande. Lettre à Marion du Faouët « S.Wespieser, 78 p, 12 € (Milène THONY) Une jeune SDF rousse, prénommée Marion, s’est installée dans la rue de l’auteur qui a l’impression de la connaître. Le jour où elle disparaît, l’écrivain éprouve le besoin de partir sur les traces de Marion du Faouët, célèbre brigande bretonne du XVIIIème siècle, gamine effrontée à la chevelure de feu qui enflammait le cœur des hommes et dépouillait les riches pour redistribuer l’argent aux pauvres. Elle écrit une longue lettre à sa chère brigande qui mourut sur le gibet à 38 ans. Pour conjurer  l’injustice du monde et sa propre impuissance : « Dors tranquille, tu m’as sauvée pendant quelques jours de notre démocratie malade, des grands voleurs qui, eux, ne sont presque jamais punis parce qu’ils sont puissants … » Très belle écriture. Attachant. Niv.1.    

 

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L   © CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 27 MARS 2017

 

Nous vous rappelons la prochaine causerie de l’OCB sur la Francophonie à l’Alcazar le samedi 8 avril à 16H30. Entrée libre.

Le lauréat du Prix OCB est Andreï MAKINEl’Archipel d’une autre vie.

Devant Laurent MAUVIGNIERContinuer.

                                                                           

 

ROMANS :

 

KIRMAN, Robin – « Le bel avenir »  Albin Michel, 22€, 429p.  (Janine PONTNEAU)  -  L’assassinat d’une étudiante de Harvard, va perturber toute la vie de 3 de ses compagnons d’études. Ils étaient tous brillants et promis à un « bel avenir » mais le traumatisme va les poursuivre, et chacun essaie de trouver un échappatoire pour oublier et construire sa vie, alors que le professeur soupçonné du meurtre est toujours présent dans leur vie

Premier roman réussi, à l’écriture soignée, l’intérêt soutenu et les personnages bien campés. Un roman psychologique bien construit. Un auteur à suivre. Niveau1.

 

ANALYSES RAPIDES : 

 

BURE Véronique de « Un Clafoutis de tomates cerises » Flammarion, 2/2017, 376 p, 19,90 € (Françoise FOUCQUETEAU) Une vieille dame, Jeanne, au fil des saisons, nous fait entrer dans sa vie, partager ses après-midi avec ses amies et ses voisins, un verre de vin blanc à la main, autour du feu en hiver et sous les ombrages en été, avec beaucoup de tendresse et une grande liberté d’expression. Un délicieux moment de lecture. A lire et faire lire. SAVOUREUX ! Niv 1

FORBES, Michèle « Phalène fantôme » traduit de l’anglais, Quai Voltaire, janvier 2017, 21€, 274p.  (Annette FAVIER) - A BELFAST en 1949, une CARMEN de pacotille, KATHERINE, chante dans une troupe amateur. Or elle tombe amoureuse de son costumier, mais ... elle est déjà fiancée ! Comment concilier ces deux hommes ? La vérité va se faire jour, mais en fait, l'histoire contient deux secrets ! Dès lors, l'auteur va nous alterner son récit en 1969, au temps des guerres inter communautés, où notre héroïne vit, mariée avec le fiancé tout en gardant son secret ! Oui mais, et nous revenons en 1949, lui aussi en a un .Comment aller à la recherche du double pardon ?

Un livre magnifique, avec un portrait de femme habilement dessiné, et des retours en arrière qui, loin d'agacer le lecteur, le tient en haleine ! A ACHETER !

 

GREBE, Camilla – « Un cri sous la glace »  traduit du suédois, Calmann-Lévy, 21,90€, 445p.  (Huguette BEARD)  - Emma est vendeuse dans un magasin de mode appartenant à Jesper Orre. Elle est heureuse, a un grand secret qu’elle brûle de raconter à ses 2 collègues : elle est la fiancée du patron et personne ne doit le savoir. Il lui a même promis le mariage en lui offrant une merveille bague de fiançailles d’un grand prix à condition de garder le silence total sur leur relation. Dans l’appartement de Jesper on découvre un meurtre horrible, une femme décapitée dont on ignore l’identité et Jesper reste introuvable. La police confie l’enquête à son plus fin limier, Peter et à sa meilleure profileuse Hanne. Eux aussi ont un grand secret.

Un thriller que l’on ne peut plus lâcher.

 

HARGLA, Indrek – « La chronique de Tallinn »  traduit de l’estonien, Gaïa, 23€, 410p. (Michèle ASSADA) - Tallinn en 1432, prépare la Fête-Dieu, où participent les habitants les différentes guildes et les religieux du couvent des dominicains. L'un d’eux, le bibliothécaire a découvert un document, une chronique de Tallinn et surtout un fait ancien inconnu de tous. Mais il va être retrouvé pendu! Suicide? Assassinat ? Melchior, aidé de Dame Berta va chercher la vérité.

Bon roman, décrivant l'organisation et le pouvoir des guildes et des religieux à cette époque. Niveau I

 

KERR Philipp « Pénitence » 1/2017, traduit de l’anglais, 458 p, 22,90 € (Josette SALVI) Gil Martins est agent au FBI, au Texas. Il lutte contre toutes les formes de terrorisme. Quand il se lance dans une enquête sur les morts mystérieuses de plusieurs personnalités athées, il ne se doute pas que ses découvertes vont faire exploser son mariage et modifier à jamais sa perception de Dieu. Car ce sont les prières d’une congrégation qui sont à la source de toutes ces morts. Cette lecture m’a semblée fastidieuse et sans beaucoup d’intérêt. Inutile de l’acheter …

MARTIN, Lee – « Cet été-là »  traduit de l’anglais, Sonatine, février 2017, 21€, 309p.  (Annette FAVIER)  Dans une petite ville tranquille de l'INDIANA (U.S.A.) , une fillette de 9 ans disparaît. A partir d'un thème archi-connu, l'auteur renouvelle le genre en éclairant le récit tour à tour sur tous les protagonistes, les parents de la victime, son frère, son professeur, secrètement amoureux, un marginal vivant d'expédients.

Peu à peu, la vérité va apparaître au prix de beaucoup de déchirements.

Suspense et analyse psychologique assurés, une description clinique des mœurs d'une petite ville américaine font de ce policier une réussite qui dépasse le cadre du genre habituel.

 

ROBIN Ludovic « Aller en paix » A.Michel, 1/2017, 344 p, 21,80 € (Josette SALVI) Vingt ans après la  rupture, un homme se souvient des dernières années communes qu’il a vécu avec  Lili. Lui est bûcheron-élagueur et Lili et leurs enfants s’installent dans un hameau dans les Alpes où la vie est rude à cause du climat et de l’éloignement. Lili ne travaille pas, elle est fragile et sujette à la dépression. Petit à petit, lui va assister impuissant au naufrage de son couple et tout son amour n’y changera rien. Ce livre est le cri d’amour d’un homme qui, vingt ans après, n’a toujours pas accepté la fin de son couple. Roman très mélancolique, avec des moments merveilleux mais aussi quelques longueurs. Niv 1

DOCUMENTS :

 

B-PIVOT, Bernard – « La mémoire n’en fait qu’à sa tête »  Albin Michel, 2017, 18€, 228p. (Michèle ASSADA)  -  Composé d'anecdotes et réflexions diverses, sur ses rencontres surtout littéraires avec la plupart des auteurs du XX siècle.

Intéressant, facile à lire. Niveau 1

 

B- SKOWRONEK, Nathalie – « Un monde sur mesure »  Grasset, mars 2017, 18€, 189p. (Annette FAVIER)  -  L'auteur est la fille de commerçants en prêt à porter juifs, habitant la Belgique. Elle nous raconte l'ascension  de quatre générations de ces juifs de Pologne, émigrés et désireux de s'établir dans des boutiques de plus en plus nombreuses. Après avoir été tailleurs, c'est dans le SENTIER à Paris qu'ils vinrent s’approvisionner, chez d'invisibles intermédiaires qui ramenaient les marchandises du Bengladesh, du Pakistan et de Chine. Qu'importait la provenance des pièces pourvu que les articles soient susceptibles d'être rapidement vendus à des prix concurrentiels.

C'est un monde que l'auteur connaît bien qu'elle décrit et elle réussit à nous intéresser (presque!) sans longueurs, avec souvent des termes yiddish (ça on s'en passerait !)

 

904.7 - YAZBEK, Samar -  « Les portes du néant »  traduit de l’arabe, Stock Cosmopolite, décembre 2016, 20€, 288p. (Annette FAVIER)  -   L'auteur, journaliste syrienne ayant fui en juin 2011 son pays pour échapper à BACHAR-EL-ASSAD, revient clandestinement dans ce pays tant aimé, et par trois fois …Trois voyages dans l'enfer où s'affrontent l'Armée Syrienne libre (opposante au pouvoir), celle du pouvoir en place et les Islamistes.

Bien compliqué .Un témoignage courageux sur le quotidien de femmes, d'enfants ordinaires qui luttent pour survivre au milieu des bombes. Horrible !

P.S. Un glossaire tente de vous expliquer quelques termes sur la différence notamment entre alaouites, salafistes, sunnites, chiites, ouf...

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© CERCLE DE LECTURE DU MARDI 14 MARS 2017

 

·      N’oubliez pas de voter pour le Prix Littéraire de l’OCB. Le dépouillement des bulletins aura lieu après la Cercle de Lecture.

·      Nous vous signalons que la prochaine causerie de l’OCB à l’Alcazar traitera de la Francophonie le samedi 8 avril 2017 à 16H30. Entrée libre.

 

ROMANS :

 

MOI, Anna – « le venin du papillon » Gallimard, 2017, 19,50€, 295p. (Renée COUDERT) -  Xuan , adolescente, vit avec son père, officier supérieur, confucianiste et yogi, sa mère, catho puis animiste et sa petite sœur dans une ville, sans doute Saigon, assez chaotique, dans une époque post coloniale et de guerre américaine. Elle va être entrainée dans les désordres de cette époque, par ses copains, livrés à eux-mêmes par des parents inconscients - sexualité effrénée, trafics de toutes sortes,  drogue, alcool...mais elle va traverser tout ça avec une sorte de pureté foncière, de naïveté protectrice, grâce aussi à l'éducation que lui ont donnée ses parents.

Description très vivante, caustique, de ce pays à la fois envoûtant et  désespérant, avec les  vestiges de l'époque  coloniale, dérisoires, les trafics et excès en tous genre d'un pays en guerre et l'inconscience de ces gens qui vivent dans la peur et s'étourdissent dans des excès stupides, en comptant chaque jour les morts de la guerre

Bon roman, très vivant, intéressant, sur une période et une guerre un peu oubliées, mais d'une causticité amère. Niveau 1.

 

OATES, Joyce Carol – « Valet de pique » traduit de l’anglais, Philippe Rey, mars 2017, 218p.  (Michèle ASSADA) -  Tout semble aller bien pour Andrew J Rush, écrivain de polars à succès vivant paisiblement avec sa femme dans le New Jersey. Mais cet homme a un secret : il écrit sous le nom de Valet de Pique des polards violents, très noirs pervers qui font scandale. Un jour une voisine, Mme Haider un peu "dérangée "porte plainte contre lui, l'accusant de lui avoir volé et avoir plagié ses manuscrits. Il sera innocenté. Mais  déstabilisé,  il va augmenter sa dose d’alcool, va croire en l'existence d'un amant de sa femme, avoir avec tous des attitudes parfois violentes Le chemin  vers la "folie".

UN CAROL OATES ! Pour tous ceux qui aiment les RP.

 

WIAZEMSKY, Léa – « Le bruit du silence »  Michel Lafon, février 2017, 16e, 215p.  (Michèle ASSADA) -  Laure artiste peintre de 30ans, va récupérer des tableaux chez son père écrivain veuf ,qui vit reclus et qui ne l'a jamais aimée sans qu'elle sache si il y a une raison. Ce soir-là une tempête de neige l'oblige à rester. Ce sera une nuit de vérités où la parole de chacun va éclairer le passé , les non-dits et les amener vers l'apaisement.

Huis clos familial très prenant, émouvant. Bien écrit. Niveau 1.

 

ANALYSES RAPIDES :

 

CABRE Jaume – « Voyage d’hiver » Actes Sud, 2/2017, trad. Du catalan, 290 p, 22,50 € (Françoise FOUCQUETEAU) Quatorze nouvelles assez sombres. Les diamantaires d’Europe centrale, la musique, la peinture. Tout est sombre et torturé. Niv.2.

GERRITSEN, Tess – « Ecorchures »  traduit de l’anglais (E.U), Presses de la Cité, février 2017, 22,50€, 348p.  (Magali ROIG)  -  Léon Gott, taxidermiste réputé et grand chasseur de fauves, est retrouvé massacré chez lui,  dans sa maison de Boston, quelques jours plus tard on retrouve les restes d’une autre victime portant les mêmes blessures, des griffures de bêtes sauvages ; puis c’est le tour d’une employée d’un zoo avec lequel Gott était en affaire, qui est dévorée par un puma malgré des mesures de sécurité draconiennes. Tous ces meurtres semblent liés à un tragique safari au Botswana 6 ans plus tôt. L’inspecteur Jane Rizzoli et le docteur Maura Isles vont s’emparer de l’enquête qui va les conduire des forêts sombres d’Amérique aux légendes africaines  des hommes léopards.

Très bon policier au suspense maîtrisé, tendu jusqu’au dénouement. A lire.

 

HADDAD Hubert « Premières neiges sur Pondichéry » Zulma, 1/2017, 178 p, 17,50 € (Milène THONY) Hochéa Meintzel, violoniste virtuose spécialiste de musique klezmer, est invité à un festival de musique carnatique (du Deccan) en Inde du Sud. Blessé dans un attentat il a décidé de ne pas revenir à Jérusalem. Est-il devenu aveugle ? Une jeune musicienne, Mutuswami va lui servir de guide et d’interprète dans son séjour sur la côte de Malabar, à Fort Cochin où aurait existé le royaume ancestral juif d’Anjuvannam des juifs de Kochi.  Mutuswami n’a jamais vu de neige …Ne serait-ce pas plutôt de l’écume provoquée par un vent violent ? Très beau récit, subtil , raffiné, nécessitant certaines recherches historiques, géographiques, linguistiques, musicales « Les mélodies sont des âmes qui n’ont pas trouvé de corps ». Par l’auteur de Palestine, Prix des 5 continents de la Francophonie. Niv.2.

JACK, Christian – « Les enquêtes de l’inspecteur Higgins : l’école du crime »  XO Editions, 13,90e, 226p.  (Frédérique ARROUA)  -  En Angleterre, la police a la mauvaise surprise de découvrir les corps de 5 personnes dans une vieille demeure anglaise. Il s’agit du directeur et de ses 4 élèves : c’est une école du crime !La stupéfaction passée, Scotland Yard fait appel à l’inspecteur Higgins pour découvrir la vérité.

Pour les amateurs du genre. A acheter si on peut.

 

NEVILLE, Stuart – « Le silence pour toujours »  traduit de l’anglais, Rivages, décembre 2016, 22,50€, 316p.  (Annette FAVIER)  -  Dans une Irlande apaisée, les fantômes et les truands de Belfast continuent de hanter les vivants et en particulier l’inspecteur Jack Lemmon, grièvement blessé dans une fusillade. Pour venir en aide à la fille d’un politicien influent, il va découvrir des secrets effroyables qui risquent d’entrainer sa perte et une inculpation d’assassinat.

L’auteur tient ses promesses dans cet ouvrage où l’intérêt ne faiblit.

 

ROBERT, Loulou – « Hope »  Julliard, janvier 2017, 19€, 239p. (Annette FAVIER)  - Bianca a 17 ans . Elle vient de quitter la France pour aller vivre avec son père à New York, à la suite du divorce de ses parents. Bianca devient alors proprement "déboussolée», se laissant entraîner dans un univers peu recommandable au lieu d'aller au lycée .Apparemment son père semble peu préoccupé de son cas et lorsqu'elle va se laisser dans l'univers du mannequinat, le laissant sans nouvelles, il prendra un certain temps à la rechercher. Dans l'univers qu'elle fréquente, elle en apprend beaucoup sur la violence et sur sa propre solitude.

Dur roman, à vous serrer le cœur ... et ne pas acheter..

 

SIMON, Sophie – « Aimer et prendre l’air »  J.C. Lattès, février 2017, 18,50€, 302p.  (Annette FAVIER)  - AMY, actrice new-yorkaise au faîte de sa gloire, vient s'installer dans sa maison du Connecticut avec son mari, JACK les rejoignent comme tous les ans un autre couple, LARRY, agent d'AMY et toujours secrètement amoureux d'AMY, et sa femme KATLEEN .La mésentente s'est installée depuis longtemps dans les deux couples, avec menaces de divorce suivies de réconciliations. C'est là la trame essentielle du livre.

C'est bien lassant, mais peut se donner en livre de détente ??

 

DOCUMENTS :

B-ATIKA, Aure – « Mon ciel et ma terre »  - Fayard, février 2017, 18€, 204p. (Annette FAVIER) - L'auteur, l'actrice Aure ATIKA, raconte son enfance auprès de sa mère ODE, née de parents juifs marocains et installés en France .ODE, sa mère, en fait ODETTE !, est fantasque, instable ... et droguée ..Elle fit tour à tour des études d'infirmière, d'esthéticienne et finalement survit dans le milieu cinéma "branché" en tant que réalisatrice .Toujours tirant le diable par la queue, elles changent d'appartements, et bien sûr sa mère de compagnons .Son père ? Elle lui en invente deux qui se révèleront faux ! Mais AURE l'adore, l'excuse, la cajole. Cette vie de bohème et les spectacles auxquels elle assiste ne la dérange pas.

De quoi dégoûter les mères attentives à leurs enfants vu cette adoration filiale !!

 

B-GORNICK, Vivian – « Attachement féroce »  traduit de l’anglais, Rivages, novembre 2016, 20€, 220p. (Annette FAVIER)  -  Une mère et sa fille. Elles s’aiment profondément mais ê détestent profondément par moments. Impossible de se passer l’une de l’autre ! Sur ce lien unique, l’auteur écrit un texte attachant sur les liens qui l’unissaient à sa mère. A 13 ans son père disparaît brusquement, et dès lors les rapports sont inversés : elle est devenue le parent et la mère l’enfant. Ce n’est que 15 ans après la mort de sa mère que Vivian Gornick raconte leurs années où arpentant le Bronx, elles se remémorent les années passées où domine le portrait d’une belle voisine surtout et des autres voisins.

Une relation très ambivalente, une femme vampirisante, mais si attachante. Un bon livre se lisant d’une traite et accessible à tous.

 

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CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 27 FEVRIER 2017

              Le prochain Café Littéraire de l’OCB aura lieu le samedi matin 11 mars 2017 à 9H30 à la Société Nautique de Marseille, 23A quai de Rive-Neuve, 13007. Invité en 2ème partie du Café: Marie Neuser, jeune auteur de romans noirs publiés à l’Ecailler.

 

ROMANS :

BERLIN, Lucia – « Manuel à l’usage des femmes de ménage » traduit de l’anglais (EU.), Grasset, 23€, 551p.  (Claude CHARBONNEL)  43 nouvelles de facture inégale de Lucia Berlin (1936-2004), tantôt fantasmées, tantôt proches de réel, son enfance, ses divers métiers, ses amours, sa lutte permanente contre l’alcoolisme.

Je comprends mal l’accueil dithyrambique de la presse. Niveau1. Si on peut.

                                                      

CHEVILLARD, Eric – « Ronce-Rose »  Editions de Minuit, janvier 2017, 13,80€, 139p.  (Claude CHARBOONNEL)  -  Le carnet secret de la petite Rose raconte comment elle part à la recherche de son père ( ?) disparu… Une double lecture de la vie : le monde dans sa réalité triste et brutale qu’on devine à travers les lignes/ le monde vu par Rose, naïve et intelligente, nourrie de contes et de mots.

Farfelu, bizarre, le livre en agacera plus d’un mais en touchera et en amusera d’autres. Niveau 2

 

DECOIN, Didier – « le bureau des jardins et des étangs »  Stock, janvier 2017, 20,50€, 384p.  (Claude CHARBONNEL)  -  Japon XIIème  siècle. La jeune Miyuki est sommée de livrer elle-même, après la noyade de son époux, les belles carpes destinées aux bassins impériaux…Sa lourde charge sur les épaules, elle chemine pleine du souvenir de son mari et de ses caresses… De multiples aventures l’attendent ; arrivée dans la capitale  sa subtile et repoussante odeur devient le moteur d’une somptueuse histoire de parfum et de politique.

Magnifique. A acheter absolument. Niveau 1.

 

GUILBERT, Cécile – « Les républicains »  Grasset, janvier 2017, 19€, 250p. (Claude CHARBONNEL)  -  La rencontre de la narratrice avec un flirt de promo à l’ENA il y a 30 ans , devenu haut fonctionnaire , donne lieu à une descente en règle du monde politique  et à des portraits au vitriol.

Aigre, sans nuances et sans finesse. Ne pas acheter. Niveau 1.

 

HERMANY VIEILLE, Catherine – « D’or et de sang : la malédiction des Va lois » Albin Michel, septembre 2016, 21,50€, 368p.  (Claude CHARBONNEL) – L’auteur s’efforce de raconter la période confuse et violente de l’histoire de France sous les « derniers Valois » : enfants

d’Henri II et de Catherine de Médicis.

Elle ne nous apprend grand-chose de nouveau. On peut se complaire à la description des fêtes et des parures somptueuse et extravagantes des rois et de la cour. Niveau 1.

 

LE BIHAN, Sylvie – « Qu’il emporte mon secret »  Seuil, janvier 2017, 17€, 216p.  (Magali ROIG) – Dans une chambre d’hôtel de Grenoble, Hélène Duteil, célèbre écrivain, attend le procès d’un homme qui a marqué tragiquement sa vie en 1984, c’est l’occasion pour elle de se confier par écrit à son nouvel amant.

Magnifique roman âpre et douloureux sur la renaissance d’une femme, brisée par un abominable drame survenu dans sa jeunesse. A lire malgré le sujet un peu dur.

 

LEROY, Gilles – « Dans les westerns »  Mercure De France, janvier 2017, 21€, 311p.  (Claude CHARBONNEL) – Des interviews mêlées comme autant de pièces dispersées d’un puzzle  reconstituent la vie de a star Robert Lochart et surtout les 7 ans d’amour partagé avec Paul Young alors qu’un puritanisme inquisiteur régnait sur les Etats-Unis.

A acheter si on peut. Niveau 1.

 

PINGEOT, Mazarine  - « Théa »  Julliard, janvier 2017, 20€, 346p.  (Claude CHARBONNEL)  -  Paris 1982. Théa tombe amoureuse d’Antoine, le ténébreux et insaisissable exilé politique. Pour lui, elle se documente sur l’histoire de son pays, l’Argentine et sur les tortures perpétrées par le pouvoir. Ce qui la renvoie à l’histoire de l’Algérie.

Une éducation sentimentale et politique. Si on peut. Niveau 1.

 

TONG CUONG, Valérie – « Par amour »  J.C. Lattès, janvier 2017, 20€, 394p.  (Annette FAVIER)  - Deux familles havraises, les mères sont sœurs, leur mari, leurs enfants. Nous sommes en Juin 40, l'auteur va suivre leur destin sous les bombardements, les restrictions, en leur laissant la parole, chapitre par chapitre.

Valérie TONG CUONG mène son récit jusqu'en sept. 44, et sait fort bien changer de ton et de point de vue lorsqu'elle passe de l'un à l'autre de ses personnages .Attention, c'est quelquefois pénible d'affronter ce que fut cette période notamment d'occupation, mais aussi de privations, de maladies, de morts quotidiennes ...Personnellement je ne peux l'acheter, nos lecteurs refusant tout ce qui peut se rapporter aux 2 guerres ...

                      

XILONEN, Aura – « Gabacho »  traduit de l’espagnol (Mexique), Liana Levi, janvier 2017, 22€, 363p. (Huguette BEARD)  -  Liborio vit au Mexique, il a 16 ans et peur de rien. Il n’a rien à perdre, est maigre comme un clou. Enfant des rues, il parle comme un charretier et sait se défendre, il a une sacrée droite !. Il fuit le Mexique seul à la poursuite du « rêve américain », arrive dans une petite ville du sud. Il y fait face au racisme, à la faim, aux bandes de voyous qui le tabassent. Il ne se plaint pas par crainte d’être renvoyé au Mexique.

Narrateur de sa propre histoire, Liborio, avec son langage argotique, ses mots inventés, et ses mots hispano-anglais, nous explique avec humour et tambour battant, comment il survit malgré les vicissitudes de sa vie de clandestin. Par chance il trouve un emploi, tombe amoureux et devient champion de boxe.

J’ai adoré lire ce livre qu’on ne peut pas lâcher.

 

ANALYSES RAPIDES :

 

BARRAL René « Le Bonheur de Lucia » Eds. De Borée, 1/2017, 336 p, 19,90 € (Josette SALVI) 1950, en Cévennes, Lucia jeune orpheline espagnole de 18 ans est placée chez des viticulteurs où elle sert de bonne à tout faire. Quand le régisseur devient trop entreprenant, elle décide de quitter le domaine. Seule au monde, elle se réfugie auprès de Claudio, exilé lui aussi, avec qui elle a été élevée chez les soeurs. Claudio, lui, est tombé dans une famille plus humaine, il est devenu chauffeur et jardinier. Ils acceptent d’engager Lucia. Une nouvelle vie commence alors …Toutefois, il faudra à Lucia traverser encore bien des tourments avant de trouver le bonheur …Livre agréable à lire. Une héroïne attachante. Plaira aux lecteurs. Niveau 1.

 

BARUKH, Sarah – « Elle voulait juste marcher droit »  Albin Michel, février 2017, 21,50€, 423p. (Annette FAVIER)  -  1946 - La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu'Alice, huit ans, rencontre sa mère pour la première fois .Après des années passées chez sa nourrice, la petite fille doit s'arracher aux bras de celle qui l'a tendrement élevée .Cette femme qui lui fait peur, maigre, avec un tatouage sur le bras, pourquoi est-elle si maigre, si triste ? Bientôt Alice pourra découvrir tous les secrets du passé de sa mère, qui a échappé aux tourmentes de la guerre.

Un livre remuant toujours les mêmes thèmes, mais facile à lire. Par contre, les bibliothèques essuyant le refus de lecteurs pour tout ce qui concerne ladite période s'abstiendront ...

 

BROOKS-DALTON,  Lily – « Good morning, midnight »  traduit de l’anglais, Presses de la Cité, janvier 2017, 263p. (Annette FAVIER)  -  le résumé sera vite fait pour moi !!! Je me suis trompée ! C'est un roman d'anticipation, genre auquel je ne comprends strictement rien !!!

CHIROUICI, E.O. –«  Jeux de miroirs »  - traduit de l’anglais, janvier 2017, 21,90€, 314p.  (Magali ROIG)  -  A la fin des années 80, le célèbre professeur Weider était assassiné sur le campus de Princeton. 25 ans plus tard, un de ses anciens élèves soupçonné de meurtre à l’époque rédige un manuscrit inachevé sur l’affaire non résolue, avant de mourir. Un éditeur, un détective et un policier vont tour à tour mener l’enquête.

Roman policier qui ne tient pas ses promesses malgré le sujet : cold case mystérieux… On reste sur sa faim, décevant.

 

CHOPLIN Antoine « Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar » La fosse aux ours, 1/2017, 212 p, 18 € (Dolène HARDY) A Trutnov en Tchécoslovaquie,  Tomas Kusar est cheminot et mène une vie tranquille. Il se partage entre son travail et l’amour des arbres qu’il affectionne tout particulièrement et photographie. Lors d’une représentation théâtrale donnée en l’honneur des cheminots, il rencontre Vaclav Havel. Ce sera le début d’une longue amitié, très forte, entre ces deux hommes dont l’un est un ouvrier et l’autre un intellectuel. Ces hommes recherchent avant tout l’engagement pour un monde meilleur qui les porte sans le vouloir vraiment vers la grande histoire. Ce roman, inspiré d’une histoire vraie, est plein d’humanité, de douceur et l’écriture, lente, sobre, est empreinte de sobriété et de finesse. Très intéressant ? Niveau 1.

 

COLE, Jessie – « Borderline » traduit de l’anglais, Actes Sud Noirs, février 2017, 22€, 280p.  (Sous un titre peu compréhensible et une traduction approximative,, J. COLE entraîne le lecteur quelque part en AUSTRALIE, dans une petite bourgade où un marginal, qui vit de petits boulots avec sa belle-fille, recueille une jeune femme . Celle-ci vient de perdre son bébé dans un accident de voiture en fuyant son mari .Des relations ambiguës s'installent entre les deux êtres, troublées par le mari qui veut reprendre sa femme.

Tout cela est un peu mélo, mais l'auteur se rachète par une description des personnages secondaires intéressante, notamment les rapports compliqués entre adolescents.

 

COLLETTE Sandrine « Les Larmes noires sur la terre » Denoël, 333p, 19,90 € (Colette QUARELLI)  Moe a 20 ans et un joli sourire lorsqu’elle accepte de suivre Rodolphe à Paris, ville qui la fait rêver. Elle quitte son île natale pleine d’espoir. Elle va rapidement s’apercevoir que la réalité est toute autre. Un jour à bout de forces, elle s’enfuit avec son bébé mais c’est finalement à La Casse que les services sociaux l’enverront. La Casse est une sorte de ville pour défavorisés, où les maisons sont de vieilles voitures, des épaves où logent toutes sortes de gens. Dans son malheur, Moe a la « chance » de se voir attribuer la Peugeot 306 n°2167 …En effet, ce quartier de voitures est habité par des femmes qui vont l’accepter et l’aider. Toutes ont eu un parcours affreux mais connaissent l’importance de la solidarité. Ce n’est pas un policier. Plutôt la chronique de l’aspect sombre d’une certaine réalité. Niveau 1.

 

HOGAN  Ruth « Le Gardien des choses perdues » Actes Sud, 2/2017, traduit de l’anglais, 347 p, 22,50 € (Dolène HARDY) Anthony Perdew a promis à Thérèse, sa fiancée, de toujours garder le médaillon qu’elle lui a confié. Après la mort brutale de cette dernière et la perte du médaillon, Anthony, le cœur brisé, passera son existence  à collecter des objets trouvés au hasard de ses promenades afin de les restituer à leurs propriétaires. Laura, sa fidèle assistante, devra lui promettre à sa mort, alors qu’il va lui léguer sa maison, de tout faire pour accomplir cette mission. Une histoire parallèle se greffe à ce récit ainsi que de nombreuses anecdotes sur les objets perdus. L’idée était intéressante mais le fait d’avoir mêlé deux histoires parallèles est un peu perturbante et rompt le rythme de ce roman empreint de bienveillance envers soi et envers autrui (trop à mon goût). Et la traduction n’est pas très bonne. Niveau 1.

 

HORTS Stéphanie des « Pamela » A.Michel,, 2/2017, 281 p, 19 € (Milène THONY)  La vie d’une scandaleuse aristocrate anglaise désargentée, Pamela Beryl Digby, née en 1920 dans le Hampshire. Rousse au regard hypnotique, belle, sensuelle, elle dégageait une extraordinaire énergie. Aucun homme ne lui résistait. Elle épouse à 19 ans le fils de Winston Churchill, Randolph et se retrouve au cœur du pouvoir. Elle raffole des intrigues politiques et de l’argent. Elle divorcera de Randolph Churchill et aura pour amants Harriman, Ali Khan, Agnelli, Niarchos, Rothshild, Druon, Sinatra qui l’ont tous aimé passionnément.   Elle est intelligente, intrigante, insolente, femme fatale au visage d’ange, elle possède ce don exceptionnel d’offrir à chaque homme de sa vie exactement ce qu’il désire. Courtisane de haut-vol, rivale de toutes les épouses, voleuse de maris.

Pamela Harriman, du nom de son dernier mari, terminera sa vie à Paris comme ambassadrice des Etats-Unis. Incroyable destin d’une diabolique femme-putain. Roman bien documenté. Niveau 1.

 

KOHLMEIER Michael « La Petite fille au dé à coudre » J.Chambon, 2/2017, traduit  de l’allemand, 110 p, 13,50 € (Dolène HARDY) Une petite étrangère de six ans est perdue dans une grande ville d’Europe de  l’Ouest, deux garçons égarés comme elle vont lui apprendre à survivre dans un monde où ils n’ont pas leur place. Le portrait bouleversant d’une enfance perdue. Thème poignant sur la pauvreté de ces pauvres gosses qui fuient un environnement hostile, vraisemblablement comme réfugiés. Le sujet est certes poignant mais toutefois trop énigmatique et trop bref. Niveau 1.

 

KRISTENSEN, Monica – « L’expédition »  Gaïa, décembre 2016, 21€, 267p. (Annette FAVIER)  -   Dans le grand Nord norvégien, pays des ours blancs et des froids extrêmes. L'auteur sait de quoi elle parle,, elle est glaciologue et directrice d'une expédition en ANTARTIQUE .Un appel au secours parvient à KNUT, enquêteur, en provenance du 87° parallèle : une expédition norvégienne est en difficulté , cherchant à rejoindre le Pôle Nord .Un projet mal ficelé , à l'itinéraire mal tracé, le choix de la saison , leur challenge ne devrait pas être réussi . KNUT va se rendre sur place : les chiens sont déjà tombés et les hommes prisonniers dans un huis-clos de glace ...

Passionnant, à lire avec un bon thé bien chaud !

 

LORENGO Jean-Noël « L’Opium du ciel » Grasset, 1/2017, 267 p, 19 € (Colette QUARELLI) Le « je » de ce roman est un drone. Il survole la planète en observant les humains qui s’agitent. Ce drone parle, ressent, analyse et rêve d’amour. Au départ il était un jouet offert à Noël à une petite fille qui le perdra plus tard, puis il sera « adopté » par différentes personnes et connaîtra toutes les civilisations humaines. Il sera nommé Lovecraft puis Jérusalem et concentrera en lui de multiples identités et connaissances. Roman très complexe, touffu et d’approche relativement difficile. La religion et ses ravages, la société actuelle et la place de la femme en sont les principales composantes. Pas un livre de bibliothèque. Niveau 2.

 

MANOUKIAN Pascal « Ce que tient ta main droite t’appartient » Ed. Don Quichotte, 1/2017, 285 p, 18,90 € (Josette SALVI) Charlotte et Karim sont heureux car ils vont bientôt être parents. Elle est chrétienne et lui musulman non pratiquant. Mais un soir Charlotte est victime d’un attentat terroriste. Karim, fou de douleur et de colère, décide de partir en Syrie sur les traces du commanditaire pour le tuer. L’auteur, ancien reporter de guerre, décortique le phénomène de radicalisation et nous livre une vision glaçante de la réalité du système DAECH, cette machine à tuer la part d’humanité de chacun. Un roman vaut souvent mieux qu’un long discours !!! Attention, roman très violent. A ne pas mettre dans toutes les mains. Niveau 2.                        

 

MENEGAUX  Mathieu « Un Fils parfait » Grasset, 1/2017, 234 p, 17,50 € (Milène THONY)   « Maman, ne pars pas, le loup vient quand tu n’es pas là. » Pourquoi Claire, 9 ans, dit cela à sa mère lorsqu’elle s’absente pour son métier ? Après les confidences de ses deux petites filles, Daphné comprend, terrorisée, que le loup c’est leur père qui leur demande des choses bizarres, inconvenantes … Elle décide de partir sur le champ avec ses enfants, d’aller à l’hôtel se mettre à l’abri. Elle ira porter plainte à la police mais fera l’erreur, en voulant protéger ses enfants, d’enregistrer elle-même leurs réponses à ses propres questions et  elle sera accusée de les avoir influencées. Dans le cas d’un inceste, les enfants doivent être entendus, seuls, par le juge. Leur père déposera une plainte pour enlèvement d’enfant et elle sera arrêtée. Haletant récit d’un combat contre la machine judiciaire. Inspiré d’une histoire vraie. Par l’auteur de « Je me suis tue » Niveau 1.                                  

 

Mc DONALD, Ann A.  -  « La malédiction d’Oxford » traduit de l’anglais (E.U.), Michel Laffon,, janvier 2017, 19,95€, 362p.  (Magali ROIG)  -  Cassandra Blackwell, étudiante américaine a réussi à intégrer le prestigieux collège Raleigh de l’université d’Oxford, pour découvrir la vérité sur le suicide de sa mère, ancienne étudiante dans les années 80. D’autres « suicides » vont endeuiller la petite ville anglaise et Cassandra va devoir affronter une étrange société secrète, vieille de X siècles : l’école de la nuit.

Excellent roman policier qui se lit d’une traite et qui flirte avec le roman gothique, fantastique. A lire, coup de cœur policier du mois !

 

MORROW, Braford – « Duel de faussaires » traduit de l’anglais, Seuil Policiers, janvier 2017, 21,50€, 240p.  (Annette FAVIER) -  Comme l'indique le titre, l'histoire tourne autour de la rivalité entre deux faussaires en livres rares et autographes, dont l'un va bientôt mourir, amputé des deux mains ...Le narrateur, lui-même faussaire de grand talent, a décidé d'abandonner cette activité très lucrative et de se consacrer à sa petite famille. Mais son passé le rattrape par l'intermédiaire d'un maître-chanteur lui-même collectionneur de livres rares.

Idée originale mais insuffisante pour bâtir un roman, les introspections du narrateur étant un peu lassantes.

 

PARIS, B.A. – « Derrière les portes »  traduit de l’anglais, Hugo Thriller, janvier 2017, 19,95€, 317p.  (Magali ROIG)  -  Grace forme avec son très séduisant mari, Jack Angel, le couple idéal : beau, riche, amical, ils incarnent le bonheur absolu. Mais parfois Grace apparaît fatiguée et de plus en plus mince, quand elle sort c’est toujours avec son mari, toujours ! Que se passe-t-il vraiment derrière les portes de la splendide villa du couple Angel ?

Excellent policier, haletant, très bien construit. A lire.

 

DOCUMENTS :

B-LIAUT, Jean-Noël – « Elle, Edmonde »  Allary, janvier 2017, 18,90€, 219p.  (Claude CHARBONNEL)  -  La riche et longue vie d’Edmonde de Charles –Roux (1920-2016). Infirmière et résistante, puis journaliste, biographe (Chanel, Isabelle Eberhard), romancière (Oublier Palerme Goncourt 1966).

Mondaine et politiquement engagée à gauche, frivole et bourreau de travail, elle est l’image d’une femme libre, maîtresse de son destin.

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CERCLE DE LECTURE  DU MARDI 7 FEVRIER 2017

      Le prochain Café Littéraire de l’OCB aura lieu le samedi matin 11 mars 2017 à 9H30, à la Société Nautique de Marseille, 23A, quai de Rive-Neuve, 13007.

 

ROMANS :

ANANTA TOER, Pramoedya – traduit de l’indonésien, Zulma, janvier 2017, 24,50€, 508p. (Annette FAVIER) - Dans une ville d'Indonésie, au début du XX° siècle, vit une population d'indigènes, métis et colons néerlandais. Le hasard va faire se rencontrer une jeune métis, ANNELIESE, intelligente, cultivée, qui vit somptueusement dans un domaine géré par la mère de la jeune fille, elle indigène et concubine d'un hollandais qui a fui .L'amour qui va unir les deux jeunes gens pourra-t-il s'épanouir, avec l'aide de la mère, mais rencontrant les préjugés raciaux de cette époque de colonisation ?

Long, intéressant, mais trop bourré de personnages annexes et de digressions !

 

BOMBARDIER, Denise – « Plus folle que ça tu meurs » Flammarion, 19.90€, 268p.  (Janine PONTNEAU)  -  A Montréal, dans la bonne société, 5 femmes amies, qui ont réussi leur vie professionnelle et amoureuse, sont hantées par la peur de la retraite qui approche  et surtout par la perte de leurs appâts sexuels. Elles en parlent entre elles, à propos débridés, dans la langue truculente de Denise Bombardier.

C’est drôle souvent, mais un peu outré compte tenu de leur statut social…et les hommes vieillissent aussi, la vie n’est pas que le sexe.

 

COLIN, Niel – « Seules les bêtes » Rouergue Noir, janvier 2017, 19€, 211p. (Michèle ASSADA)  -  Une femme disparaît sur un plateau des Causses. Les gendarmes vont la rechercher  en vain, interroger les fermes du plateau sans succès. Mais certains se sentent concernés et revoient dans leur tête les faits qui ont pu conduire à cette disparition .Un  chapitre par personnage-clé.

Roman choral où la solitude, la dureté de la vie, se retrouve dans les méandres de leurs diverses réflexions. Intéressant et prenant. Niveau 1

 

COULON, Cecile – « Trois saisons d’orage »  Viviane Hamy, janvier 201719€, 262p. (Renée COUDERT) - Au sortir de la guerre André, jeune médecin s'installe dans un village reculé des environs de Saint-Etienne, près d'un lieu-dit « les trois gueules », hautes falaises de calcaire bordant un torrent sombre, exploitées pour leur calcaire d'excellente qualité, mais dangereuses. Il achète une grande maison, isolée, avec une vue imprenable, où vont vivre trois générations, avec leurs bonheurs, leurs passions, leurs tragédies.

Belles descriptions de la nature, à la fois somptueuse et maléfique, toujours triomphante, exaltation de la beauté et de la force physique et morale des personnages, parfois un peu schématique, dans un style passionné, un peu haletant, avec des mots simples, des phrases courtes, percutantes. Sait nous tenir en haleine. Bon roman, niveau1.

 

SWIFT, Graham – « Le dimanche des mères » traduit de l’anglais, Gallimard, décembre 2016, 14,50€, 141p.  (Magali ROIG)  -  20 mars 1924, dans l’Angleterre édouardienne, Jane Fairchild, domestique, va retrouver son amant, Paul, fils grand bourgeois, dans la demeure familiale. Mais cette journée ensoleillée qui s’annonce pleine de promesses va se terminer dans le drame et marquer à jamais la jeune Jane.

Splendide roman sur l’Angleterre des maîtres et des domestiques  à travers le destin d’une femme de chambre qui va prendre sa vie en mains et s’accomplir. A lire absolument.

 

VIEL, Tanguy – « Article 353 du code Pénal »  Les Editions de Minuit, janvier 2017, 14,50€, 173p.  (Magali ROIG)  - Martial Kermeur, chômeur de la région de Brest, est arrêté pour avoir tué le promoteur immobilier, Antoine Lazenec qui corrompait la région et arnaquait les habitants dont Kermeur. Devant le juge il raconte son licenciement, son divorce, la dérive de son fils et sa rencontre avec Lazenec.

Magnifique roman sur la vie d’un homme brisé par les échecs, le sentiment d’avoir tout raté dans la France des gagnants, de l’argent »roi » dans les années 90 mais avec une fin optimiste. A lire.

 

ANALYSES RAPIDES :

ARBOL Victor del « La Veille de presque tout » Actes Sud, 1/2017, trad. de l’espagnol, 306 p, 22,50 € (Colette QUARELLI) Nous sommes en Galice. En 2007 l’inspecteur Ibarra a retrouvé l’assassin d’Amanda, petite fille d’une grande famille. Trois ans plus tard, une femme qui a été battue sauvagement, le fait appeler car elle ne veut parler qu’à lui seul. Qui est-elle ? Et pourquoi lui ? Elle raconte …Alors apparaissent d’autres personnages qui s’entremêlent : Daniel, jeune homme timide et petit-fils de Mauricio, expatrié argentin qui attend quelque chose, Martina, l’amie d’enfance de Daniel, qui voulait voler au-dessus de la mer, un ancien participant à la guerre des Malouines …Quel est le lien entre tous ?? Voilà ce que l’inspecteur Ibarra va devoir découvrir. Très bon roman, assez complexe, comme l’âme humaine. Chaque être humain espère en un avenir meilleur mais est aussi capable des pires actes. Niv.1. 

 

DELACOURT Grégoire « Danser au bord de l’abîme » J.C  Lattès, 1/2017, 364 p, 19€ (Milène THONY) Emma, jeune femme mariée, 3 enfants, un métier qu’elle aime, est heureuse dans sa vie. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un homme qui l’attire irrésistiblement. Elle prend la décision de quitter son foyer et de partir à la redécouverte de soi avec cet homme, marié lui aussi. Danser sa vie au bord de l’abîme. Un nouvel amour n’est pas forcément contre le précédent. Il peut être pour lui-même. L’auteur nous explique: son livre est dédié à ses 4 enfants qui résistent à la tempête qui les secoue depuis 2 ans et qui, à travers cette histoire, qu’il a écrie pour « réparer », comprendront à quel point il y a de l’amour dans tout ça. Histoire tragique et intense aux accents autobiographiques qui nous fait vibrer. Niv.1.

GARDNER Lisa « Le Saut de l’ange » A.Michel, trad. de l’anglais, 1/2017, 471 p, 22 € (Colette QUARELLI) Le New Hampshire par une nuit noire et une pluie torrentielle. Un magnifique 4x4 quitte la route et plonge au fond d’un ravin. Malgré de multiples blessures, la conductrice Nicky parvient à s’extirper de la voiture. Les secours et la police arrivent sur les lieux et la jeune femme, choquée, réclame Véro à grands cris...elle ne retrouve pas sa fille …Son mari Thomas confirme que c’est bien sa femme mais qu’ils n’ont jamais eu d’enfant. Le lieutenant Wyatt et son collègue Kévin commencent à se poser des questions d’autant que Nicky n’a pas toute sa tête et a subi plusieurs traumatismes crâniens étranges ; ils débutent leurs investigations. Aidés de Tessa Léoni, l’amie de Wyatt qui, elle, travaille dans une société d’investigations, les policiers vont avoir fort à faire pour dénouer les nœuds inextricables de cette affaire. Bon thriller qui maintient le lecteur en haleine. On veut connaître le fin mot de l’histoire …Niv.1.

LACASSE Marie-Eve « Peggy dans les phares » Flammarion, 1/2017, 242 p, 18 € (Milène THONY) L’auteur nous explique: « Jusqu’à ce livre il n’existait rien sur Peggy Roche. Alors qu’elle avait été mannequin, styliste, journaliste de mode, mariée à un grand résistant puis à Claude Brasseur, avant de devenir la compagne de Sagan… A quoi ressemble une vie où l’on accompagne et aime un écrivain aussi célèbre ? Pourquoi Peggy était-elle obsédée par le vêtement ? Pourquoi son personnage était-il aussi contrôlé ? Que cachait-elle ? » Peggy Roche connaîtra une vie heureuse avec Françoise Sagan. Pendant 20 ans. Premier roman très intéressant. Niv.1.

 

NEVILLE, Stuart – « Le Silence pour toujours » traduit de l’anglais, décembre 2016,22.50 Dans une Irlande apaisée, es fantômes et les truands de Belfast continuent de hanter les vivants et en particulier l'Inspecteur Jack LEMMON, grièvement blessé dans une fusillade (voir "Les Fantômes de Belfast") .Pour venir en aide à la fille d'un politicien influent, il va découvrir des secrets effroyables qui risquent d'entraîner sa perte et une inculpation d’assassinat.

L'auteur tient ses promesses dans cet ouvrage où l'intérêt ne faiblit pas .

Espérons que l'Inspecteur LEMMON sera vite rétabli pour de nouvelles aventures !

 

PATTERSON, James et KARP, M -  « Tues-moi si tu peux » traduit de l’américain, janvier 2017, L’Archipel, 22€, 319p. Annette FAVIER)  -   Nouveau roman de J. PATTERSON qui ne brille pas par son originalité. On retrouve les ingrédients habituels : intrigues à rebondissements, massacres en série, un peu d'érotisme, et le tour est joué .L'ancien marine, héros de l'histoire, s'en tire avec trois côtes cassées ... et un paquet de diamants, bien négociés à Amsterdam !Tous les méchants seront punis .On apprendra avec intérêt que pour nos héros américains , le symbole de PARIS est la baguette de pain et le quart de brie ... Pourquoi pas ??

 

PICOULT, Jody – «  La tristesse de éléphants » traduit de l’anglais, Actes sud, janvier 2017, 23€, 438p.  – (Annette FAVIER) - Une jeune fille de 13 ans se présente chez une voyante et un détective (alcoolique bien sûr) afin de retrouver sa mère qui a disparu il y a 10 ans de la réserve africaine où la famille, spécialiste des éléphants, résidait. Là-dessus se pressent de nombreux personnages et on commence à nager dans le flou. Mais la petite JENNA, notre héroïne, est si attachante, qu'on voudrait bien pour elle qu'elle retrouve cette mère. La voyante extra-lucide va jouer un rôle important dans ce livre farfelu à souhait, demandant une attention ... qui n'en vaut pas la peine !!

Et pourtant on sent que l'auteur s'est donné un mal fou à se documenter 1° sur les éléphants, 2° sur les possibilités de la voyance dans l'au-delà !

 

ROUARD, Jean-Marie – « Une jeunesse perdue » Gallimard, décembre 2016, 19€, 164p. (Annette FAVIER) - Tel que se présente au départ le dernier ROUARD, on commence à douter que ce soit un roman, car l'auteur se désespère de voir ... sa jeunesse perdue, ou plutôt l'arrivée de la vieillesse, lui qui collectionnait les conquêtes féminines avec entrain. Là les femmes ne lui jettent plus un regard, il rage, déprime .Sa femme et lui vivent en bonne entente mais séparés .Et puis un jour, une ravissante Russe, bien plus jeune que lui, déboule dans sa vie. Le moral remonte, mais par quoi est motivée cette créature tombée du ciel ?

Le début peine, longuet, puis ensuite l'auteur retrouve sa verve de romancier et nous entraîne dans son aventure sentimentale. Le final est bien mené, je reste perplexe : faut-il vous le recommander ?

 

SEKSIK Laurent « Romain Gary s’en va-t-en guerre » Flammarion, 1/2017, 227 p, 19 € (Milène THONY) L’auteur retrace 24 h de l’adolescence de Romain Gary dans le ghetto de Wilno, en Pologne, où il vit avec sa mère, l’exubérante Nina, d’origine russe. Elle a perdu un enfant, de maladie, le demi-frère de Roman (Romain) Nina crée des chapeaux dans sa boutique mais elle manque cruellement d’argent malgré ce que lui donne son mari parti vivre chez sa maitresse. Roman pense que c’est sa faute si son doux rêveur de père est parti. Il ne s’est pas senti assez aimé par son fils, dans sa maison. Roman veut être fourreur comme son père et son grand-père. Et en même temps, il ne veut pas. L’odeur des peaux lui soulève le cœur …Que fera-t-il de sa vie ? Nina, elle, n’a qu’une idée : partir en France, vivre à Nice, avec son fils, amour de sa vie … Roman attachant et réussi. Niv.1.

 

DOCUMENTS :

B – BRISAC Geneviève « Vie de ma voisine » Grasset, 1/2017, 175 p, 14,50 € (Milène THONY) Lors de son emménagement, une romancière est abordée par Jenny, sa voisine, qui l’a reconnue. Elle l’invite chez elle pour lui parler de Charlotte Delbo puis de ses parents, Juifs polonais immigrés en France. Une smala incroyable, 12 frères et sœurs, 12 oncles et tantes. Ceux qui restèrent en Pologne furent assassinés. Jenny, son frère, ses parents Rivka et Nuchim Plocki vivaient dans une pièce de 20 m2 à Aubervilliers. En 1942, ils sont arrêtés. Les enfants nés en France peuvent partir. Jenny et son frère ne reverront jamais leurs parents déportés. Ils seront livrés à eux-mêmes. Ils avaient 15 et 17 ans. Poignant. « Un roman vrai ! » nous dit l’auteur.

 

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CERCLE DE LECTURE DU MARDI 10 JANVIER 2017

 

·        Nous vous rappelons la prochaine Causerie de l’OCB à l’Alcazar le samedi 21.1.17, 16H30 à l’auditorium du rez-de-chaussée, sur le thème : « Le corps dans tous ses états ». Entrée libre.

 

                                                              

 

ROMANS :

 

BESTER, Jean Baptiste – « Meurtre au pont du Diable » Calmann-Lévy, 2016, 20,50€, 374p.  (Janin PONTNEAU)  -  Un crime incompréhensible à Briançon : qui a éliminé Agnès Ladoucette, médecin respecté de la ville ? So passé cacherait-il une horrible histoire ? C’est ainsi que débute l’enquête du commissaire Chancel.

 

La ville de Briançon avec ses montagnes, ses fortifications de Vauban, est ici très bien mise en scène. Un bon policier pour tous. Niveau 1.  

 

 

 

HOFFMAN, Alice – «Un mariage contre nature »  traduit de l’anglais (USA) Slatkine et Ci, décembre 2106, 23€, 409p.  (Frédérique ARROUA)  -  Rachel Pomié est une jeune veuve de 29ans qui élève 7 enfants lorsqu’elle rencontre Pizzaro, le neveu de son mari. C’est le début d’une belle histoire d’amour en cette communauté juive de l’île de St Thomas (dans  les Caraïbes) en cette fin du XVIIIème siècle. Arguant de la consanguinité tout le monde, y compris le gouvernement danois, va s’opposer à leur union.

 

Roman biographique de la mère de Camille Pissarro qu’on ne peut pas lâcher. On sent l’ambiance des îles, les couleurs, les odeurs, les contes.  

 

 

 

MALAMUD, Bernard – « Le commis »  traduit de l’anglais(USA), Rivages, 21€, 301p.  (Huguette BEARD)  -  L’histoire d’une petite  famille juive russe partie faire fortune en Amérique dans les années 1960.

 

 

 

MIRANDA, Megan – « Evanouies »  traduit de l’anglais, (USA), La Martinière, octobre 2016, 21€, 438p.  (Frédérique ARROUA)  -  Nicolette retrouve son village natal après 10 ans d’absence suite à la disparition de sa meilleure amie, Corinne. Son retour est troublé par la  nouvelle disparition d’une jeune fille. Accompagnée de la bande de son adolescence, Nicolette va faire remonter le passé et de secrets en secrets, faire face à une vérité destructrice.

 

Roman policier noir à la construction en compte à rebours. Une intrigue un peu simple dont la lecture n’est pas inoubliable.

 

 

 

ANALYSES RAPIDES :

 

 

 

BECKER-PAPIN Emmanuelle « La Rivière des doutes » A.Carrière, 11/2016, 17 €, 208 p (Dolène HARDY) Jeanne, jeune femme près de la trentaine, est réveillée chaque nuit par un cauchemar où un homme qu’elle ne connaît pas, lui demande de l’aide. Parallèlement, une vieille dame cherche désespérément à la contacter pour lui délivrer un message inattendu. C’est le départ d’une quête initiatique qui interroge le lecteur  sur ses croyances et sur les conséquences de ses actions. Mauvais style, histoire inintéressante. Trop cartésienne pour croire à l’histoire, je me suis franchement ennuyée.

 

 

 

CLARK, Mary Higgins et Burke, A.  – “Le piège de la belle au bois dormant » traduit de l’anglais, Albin Michel, novembre 2016, 20€, 440p.  (Annette FAVIER)  - Condamnée pour le meurtre de son fiancé, la belle Casey HUNTER sort de prison au bout de 15 ans Seule ANGELA, sa fidèle cousine, l'attend à la sortie, prête à démontrer l'innocence de notre héroïne.

 

Un peu emberlificoté, ce thriller se laisse lire car il comporte une fin assez imprévisible !Vous pouvez l'acheter !

 

 

 

FOREST Philippe « Crue » Gallimard, 9/2016, 261p, 19,50 € (Milène THONY) Habité par la mort de sa fille à l’âge de 4 ans (l’Enfant éternel, 1997) l’auteur revient à Paris où il est né pour comprendre le sens qu’a pris sa vie. Il se sent prêt à être englouti par une catastrophe naturelle annoncée. La Seine, tous les cent ans, entrait en crue et inondait la ville. La pluie, tombant sans discontinuer, le ciel semblait pleurer, le niveau de l’eau va atteindre les étages élevés et la loi martiale sera décrétée. Paris était devenue une cité lacustre, une Vallée de Larmes, livrée au pillage et au vandalisme. Il fera la connaissance d’une belle pianiste, d’un écrivain prolixe. Les deux disparaîtront le même jour. Roman fantastique, onirique, étrange  et prenant. Belle écriture. Niv.1.

 

 

 

GODDARD, Robert – « Sans même un adieu »  traduit de l’anglais, Sonatine, novembre 2016, 22€, 660p.  (Annette FAVIER)  - 

 

 1911 - Geoffrey STADON, jeune architecte plein d'espoir, vient de concevoir une magnifique demeure "Clouds Frome". En travaillant sur ce projet, il tombe amoureux fou de la femme de son riche commanditaire, une belle brésilienne Consuela. Alors que tous deux projettent de vivre ensemble, Geofffrey l'abandonne finalement, préférant se consacrer à son travail .1923 - En lisant le journal, Geoffrey apprend que Consuela est accusée de meurtre et risque la peine capitale. Tout semble l'accabler, elle aurait versé de l'arsenic dans le thé familial, mais l'horrible et riche mari s'en est sorti indemne. Par contre, une nièce, elle, succombe. Dès lors notre héros se lance dans la défense de son ex-amante, mais rencontre bien des difficultés.

 

Très long, trop long roman, 660 pages, et c'est dommage car l'intrigue était fort bonne, mais s’étire, s'étire ...

 

 

 

HALTER, Marek – « Eve » Robert Laffont, octobre 2016, 21€, 350p. (Annette FAVIER)  -  J'avais beaucoup aimé SARAH, dans sa série " La Bible au féminin", mais là je suis restée interloquée Immédiatement vous êtes submergé par le nombre de personnages créés par l'auteur, qui semblent comme virevolter le long des déjà premières pages. De plus, une sorte d'emphase lyrique semble avoir piqué l'auteur et lui faire émailler sa prose de phrases à l'emporte pièces et de points d'exclamation !!

 

On renonce, impossible à lire même avec Doliprane ...

 

 

 

HAYES, Samantha – « Le passé »  traduit de l’anglais, Cherche Midi, septembre 2016, 20€, 352p.  (Annette FAVIER)  -  De nos jours, dans un petit village d'Angleterre, les habitants sont frappés de plein fouet par une vague de suicides. Une policière, venue rendre visite à sa soeur, ne tarde pas à être mêlée à ces drames, car son neveu disparaît. Un jeune autiste semble avoir des révélations à faire, mais personne n'y prend garde. L’auteur nous fait pénétrer dans l'intimité de deux familles où parents et enfants participent à l'action, et nous révéler d'épais mystères pas toujours reluisants.

 

Intrigue par moments pas très claire, mais bonnes descriptions des mœurs de la campagne anglaise.

 

 

 

KALLIFATIDES, Theodor -  « Dans ton regard »  traduit du suédois, Rivages, novembre 2016, 22€, 331p.  (Annette FAVIER)  - La Commissaire Kristina VENDEL, héroïne récurrente de l'auteur, a du souci à se faire : des photos d'elle dans le plus simple appareil circulent dans la ville SUEDOISE de HUDDINGE … Parallèlement, elle doit enquêter sur la mort d'u  indic assassiné alors qu'il lui avait montré les dites photos, puis d'un joueur d'échecs renommé .Pendant ce temps, nous suivons les agissements d'un certain KEMAL qui n'a pas l'air d'un enfant de chœur !

 

Dans un  style agréable et narratif, KALLIFATIDES noue et dénoue habilement les fils d'une intrigue complexe pour le grand plaisir des lecteurs.

 

 

 

KELLERMAN Jonathan et Jesse « Que la bête s’échappe » Seuil, 11/2016, trad. de l’amér. 482 p, 21,90 € (Colette QUARELLI) Mis au placard, l’inspecteur Jacob Lev doit travailler au fond d’un sous-sol hostile sur les affaires cold-cases, c’est-à-dire non résolues. Il s’adonne à la boisson. Il découvre le dossier d’un double meurtre d’une mère et de son enfant qui présente des similitudes avec une ancienne affaire identique qui a eu lieu à Paris. Il suit la trace d’un suspect russe, puissant oligarque, ce qui l’amène à faire des découvertes sur le passé de sa propre mère. Il reçoit cependant l’aide de Mai, mystérieuse créature surnaturelle .C’est plus un roman fantastique qu’un roman policier. Assez complexe. Niv.1

 

 

 

MIANO Léonora « Crépuscule du tourment » Grasset, 8/2016, 280 p, 19 € (Annie ZEVACO) Quatre femmes camerounaises contemporaines se racontent au même homme. Un homme qui n’a rien compris, rien ressenti, car enlisé dans ses propres problèmes. Mère, ex-femme, nouvelle fiancée et sœur se livrent sans fard, dans une introspection libératrice. Tout y est progressivement mis en lumière, de leur histoire familiale jusqu’à l’histoire de cette société africaine déstructurée par le colonialisme nordiste. Un drame provoqué par cet homme les fera se rejoindre malgré leurs différences. Splendide écriture. Passionnant pour certains, beaucoup moins pour d’autres…Dépeint la société africaine contemporaine dans sa complexité et ses contradictions.

 

PATTERSON, James & PAETRO, Maxime  -  14ème péché mortel » traduit de l’anglais, JC Lattès, novembre 2016, 22€, 312p.  (Annette FAVIER)  - Donc, 14ème roman du prolifique Patterson et de son acolyte Paestro consacré à ses 4 héroïnes du « women’s murder club » , la médecin légiste, la policière, la journaliste et le procureur.

 

Inutile de résumer le récit : à quelques ingrédients près, il reprend les thèmes des précédents ouvrages : flics ripoux, meurtres mystérieux jusqu’à l’épisode final qui prépare le 15ème roman. Du réchauffé, mais Patterson a toujours du talent.

 

 

 

TREUER David « Et la vie nous emportera » A.Michel, 8/2016, 315 p, 22 € (Josette SALVI) Au Minnesota en 1942, Frankie revient chez ses parents avant de partir combattre en Europe. Il y retrouve les Indiens Ojibwé, Félix, homme à tout faire sur la propriété et Billy, un jeune métis, dont il est amoureux. Mais au cours d’une chasse à l’homme pour retrouver un prisonnier allemand en fuite, Frankie tue une jeune indienne. Le roman suit tous ces personnages sur dix ans. Ce drame va bouleverser la vie de chacun. D. Treuer dresse un constat, sans concession, de la condition des minorités indiennes. C’est aussi un roman d’amour tragique. Livre sombre mais envoûtant. Niv 1.

 

 

 

DOCUMENTS

 

B - BARBIERI Mireille « La Petite fille » Ed. Chemins de Plume, 7/2016, 117 p, 13 € (Milène THONY) Délicieux et tendres souvenirs d’enfance présentés sous forme de courtes nouvelles : le grand noyer où nous avons toutes gravé nos initiales. Je ne peux pas en caresser le tronc. Je sais que je ne reviendrai plus ici. La tristesse m’envahit mais aussi la paix. A lire. Niv.1. Toutes bibliothèques.

 

 

 

B – DJAVADI Négar « Désorientale » Liana Levi, 8/2016, 349 p, 22 € (Milène THONY) Kimia, la narratrice, est à l’hôpital Cochin à Paris, en attente d’une insémination artificielle. Elle nous raconte l’histoire de sa famille depuis la fin du XIXème siècle, à la manière d’un conte des 1001 nuits, et de ses parents, Sara et Darius SADR, opposants aux régimes du Shah puis à celui de Khomeiny. Intellectuels militants, les parents et leurs trois filles, se réfugient à Paris. Pour s’intégrer, il leur faudra se « désorientaliser », se désintégrer de leur propre culture. Récit attachant et sincère de la petite-fille d’une femme née au harem … Passionnant et incroyable, romanesque et mordant. A lire. Niv.

 

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CERCLE DE LECTURE DU MARDI 6 DĖCEMBRE 2016

 

 

 

 

 

  • Venez  nombreux, nous procéderons ensemble à la présélection de notre futur Prix OCB !

 

Nous vous demandons de nous faire parvenir par mail, le plus rapidement possible, les noms des 3 auteurs qui ont été les plus lus, les plus appréciés dans vos bibliothèques, durant l’année 2016. Des auteurs français, n’ayant pas reçu de Prix Littéraires majeurs. Ceci afin d’obtenir une sélection plus juste pour notre futur Prix OCB !

 

  • Nous vous signalons que le prochain Cercle de Lecteurs de la librairie Maupetit aura lieu le samedi 7 Janvier 2017 à 15H00 au 1er étage de la librairie, 142 la Canebière. Les passionnés de lecture partagent leurs coups de cœur en littérature ! Il vaut mieux s’inscrire auprès de la librairie.

 

 

 

ROMANS :

 

BLOCK, Lawrence – « le voleur qui comptait les cuillères » traduit de l’américain, septembre 2016, 21€, 344p. (Frédérique ARROUA)  - Bernie Rhodenbarr tient une librairie d’occasion à New York. Son autre occupation est d’être cambrioleur, ce qui lui permet de compléter ses revenus. Il y fait parfois participer son amie lesbienne, Carolyn, toiletteuse pour chiens près de son magasin. Un jour un mystérieux collectionneur »Mr Smith » lui propose une petite fortune pour le vol d’inestimables cuillères en argent. Dans quelle histoire va-t-il mettre les pieds ?

 

Roman policier mettant en scène un gentleman cambrioleur avec des clins d’yeux à des livres et des acteurs. Héros récurrent de Block, la lecture est plaisante avec une bonne résolution de l’énigme qui relève l’ensemble.

 

 

 

CLINE, Emma – « The girls »  traduit de l’américain, Quai Voltaire, août 2016, 21€, 331p.  (Magali ROIG)  -  En 1969, Evie, 14 ans fait la connaissance de jeunes filles membres d’une communauté proche de San Francisco, fascinées par Russel, leur chef charismatique. Evie n’oubliera jamais cet été 69.

 

Roman mystérieux et haletant sur les errements de la jeunesse américaine, la fin du rêve américain et la naissance de la violence moderne. A lire.

 

 

 

GAPPAH, PETINA -  « Le livre de Memory »  traduit de l’anglais (Zimbabwe), J.C. Lattès, août 2016, 22€, 337p.  (Huguette BEARD) – Mémory se trouve dans le couloir de la mort de la prison de Chikurubi. Le pays est en pleine effervescence en raison d’un changement de gouvernement. Pour sortir pourra-t-elle bénéficier de l’amnistie générale décrétée à chaque changement ?

 

Une histoire poignante malgré les délayages nombreux. Le livre est truffé de paroles, phrases, paragraphes écrits en shona, et, c’est bien dommage, ils ne sont pas traduits. Une belle fin inattendue.

 

 

 

MANZOR, René – « Dans les brumes du mal »  Calmann-Lévy, 2016, 20€, 394p.  (Huguette BEARD)  -  Un roman qui vous plonge dans l’horreur de meurtres rituels sur les mamans et la disparition de leurs enfants. La police perplexe n’a aucune piste.

 

Ce livre vous accroche dès les 1ères pages, vous ne pouvez plus le lâcher.

 

 

 

MURPHY, J.J. – « L’affaire de la belle évaporée »  traduit de l’américain, Baker Street, novembre 2016, 21€, 318p.  (Frédérique ARROUA)  -  Le 31 décembre 1920, tous les résidents de l’hôtel Algonquin à New York, se retrouvent enfermés par une mise en quarantaine. Ils sont donc invités à fêter le nouvel an dans la suite de Douglas Fairbanks et Mary Pickford. Au cours du traditionnel « jeu de l’assassin » Dorothy Parker découvre le corps de Bibi Bibelot, starlette du moment, assassinée. Elle va mener l’enquête accompagnée de Sir Arthur Conan Doyle.

 

Roman policier en huis clos qui associe des personnages réels et de fiction. Plein de verve et d’humour, son rythme endiablé ne laisse pas de répit au lecteur.

 

 

 

PĖRINĖAUX, Fabienne – « Un si long chemin jusqu’à moi »  Denoël, septembre 2016, 18,90€, 216p.  (Michèle ASSADA)  - Une jeune femme sous la coupe de son mari depuis des années va rencontrer homme séduisant à Roissy qui lui propose de la ramener à Paris, le vol étant annulé. Ils vont se revoir de façon apparemment fortuite. Une relation s'établit et Ariane va retrouver sa personnalité jusqu'au jour où elle apprend pourquoi cet homme l'a abordé. Malgré le choc ce sera une renaissance.

 

 Facile à lire, prenant, niveau 1.

 

 

 

STOCK, Suzanne – « Zone 52 » Le Passage, octobre 18€, 244p.  (Huguette BEARD)  -  Un thriller cauchemardesque. Conspiration, complot, et manipulation génétique. Expérimentations scientifiques sur des cobayes humains, et tout cela en accord avec le gouvernement des Etats-Unis.

 

Une fiction qui donne la chair de poule.

 

      

 

SHONEYIN, Lola – « Baba Seyi, ses épouses, leurs secrets »  Actes Sud, 22€, 290p.  (Janine PONTNEAU)  -  Une 4ème épouse, jolie et diplômée arrive au foyer d’un riche commerçant nigérian. Les mois passent, l’épouse ne tombe pas enceinte et la jalousie des 3 autres femmes se déchaîne. Il faut la répudier ! Mais les choses tournent de toute autre façon.

 

Un humour quelquefois grinçant pour une peinture de la société au Niger. Au fil des chapitres chaque épouse prend la parole. Un 1er livre prometteur. N.1

 

 

 

ANALYSES RAPIDES :

 

 

 

ALAMEDDINE Rabih « Les Vies de papier » Les Escales, 8/2016, trad. de l’anglais, 329 p, 20,90 € (Milène THONY) A Beyrouth, Aaliya, 72 ans, libanaise, ancienne libraire, s’apprête à entamer, comme chaque 1er janvier, une nouvelle traduction en arabe littéraire d’un de ses auteurs préférés. Choisira-t-elle Tolstoï, Kafka, Pessoa ? Ses traductions ne seront jamais éditées mais peu importe. Seule la traduction lui apporte bonheur et douceur. Ses jours cessent ainsi d’être redoutables

 

Une ode à la littérature. Un plaisir de lecture. Toutes bibliothèques. Niv.1. Prix Fémina étranger 2016.

 

 

 

AUDEGUY Stéphane « Histoire du lion Personne » Seuil, 8/2016, 216 p, 17 € (Milène THONY) En 1786, à Saint Louis du Sénégal, comptoir français, un lionceau abandonné est recueilli par un petit Noir, Yacine, qui le baptise Kena, signifiant Personne en wolof. Yacine, éduqué par un Père Missionnaire, sera embauché par le directeur de la Compagnie Royale du Sénégal, Jean-Gabriel Pelletan de Camplong, pour espionner de riches signares (métisses descendantes de Noires ayant épousées des aristocrates blancs). Pelletan gardera près de lui le lion Personne comme animal de compagnie. Il l’expédiera sur une flûte jusqu’au Havre de Grâce pour intégrer la Ménagerie Royale de Versailles créée par Buffon. Les différents maîtres de Personne nous permettent d’observer l’Histoire.

 

Intéressant et bien écrit. Niv.1. Prix Wepler 2016.

 

 

 

BORJLIND, G.et R.  – « Cinq lames d’acier » traduit du suédois, Seuil policiers, novembre 2016, 23€, 500p. (Annette FAVIER)  -  Une enquête macabre sur le meurtre d’une femme à Marseille à la dérive, et une autre sur l’assassinat déguisé en pendaison d’un homme en Suède, sont menées conjointement par Olivia, jeune diplômée de l’école de police de Suède et Tom ancien flic. Un des protagonistes est lanceur de couteaux dans un cirque, ce qui explique le titre !

 

Les 2 enquêtes vont finir par se rejoindre et c’est tout le mérite des auteurs qui ont réussi avec habileté à ménager le suspense jusqu’au final.

 

 

 

CAPOTE Truman – « Mademoiselle Belle – nouvelles de jeunesse » Grasset, trad. de l’amér. 10/2016, 176 p, 16 € (Milène THONY) Ecrits des années 40 et 41, découverts dans les archives de la New York Public Library. L’auteur avait entre 15 et 19 ans. Révèlent une exceptionnelle maturité dans la dramaturgie, le langage et la sensibilité, une fascination et beaucoup de compassion pour les gens ordinaires et de couleur. Magnifique. Par le futur auteur de De sang froid. Niv.1

 

CHAMBAZ Bernard – « A tombeau ouvert » stock, 8/2016,, 206 p, 18 € (Colette QUARELLI) Le 1er Mai 1994, le pilote automobile brésilien Ayrton Senna, se tuait sur le circuit d’Imola en Italie. L’auteur retrace ici le destin hors du commun de ce magnifique sportif passionné de vitesse, qu’il compare au guerrier Achille qui, lui aussi, eut un destin funeste. L’auteur revient également sur le monde dangereux du sport mécanique et sur les vies brisées de jeunes hommes fous de ce sport.

 

Livre agréable à lire, bien documenté. Réservé aux passionnés de sport mécanique. Niv 1.

 

 

 

GOUNELLE Laurent – « Et tu trouveras le trésor qui est en toi »  Kero, 10/2016, 327 p, 29,90 € (Colette QUARELLI) . Alice se rend à Cluny le week-end pour voir ses parents. Là elle retrouve Jérémie, son ami d’enfance, qui est devenu prêtre. Or celui-ci est découragé et triste car peu de fidèles fréquente son église. Alice, conseillère en communication, est désolé pour son ami. Elle décide donc de lui venir en aide en utilisant sa compétence professionnelle. Mais elle décide aussi d’étudier les préceptes des différentes religions afin de peaufiner sa stratégie. Alice va alors de découverte en découverte …

 

Bien écrit, passionnant. Ce n’est pas un livre de bibliothèque mais plutôt  un livre de chevet où chacun peut trouver son chemin. Niv.1

 

 

 

GRANNEC Yannick – « Le Bal mécanique » A.Carrière, 8/2016, 540 p, 22 € (Josette SALVI)  Josh, ancien architecte est devenu producteur d’une émission de téléréalité, mêlant rénovation intérieure et psychologie, découvre à la mort de son père, le passé de sa famille : une lignée d’artistes libres au destin tourmenté, victime de la répression nazie, puis stalinienne.

 

 Mêlant petite et grande Histoire, Yannick Grannec écrit un livre passionnant où l’on apprend beaucoup sur l’histoire de l’art, le Bauhaus, l’expressionnisme du XXème siècle. Niv.1.

 

 

 

JABLONKA Ivan  « Laëtitia ou la fin des hommes » Seuil, 8/2016, 383 p, 21 € (Milène THONY) Laëtitia Perrais a été enlevée dans la nuit du 18 au 19 janvier 2011 en Loire-Atlantique. Elle sera poignardée, étranglée, démembrée. Le meurtrier, multirécidiviste, sera arrêté au bout de 2 jours mais il faudra 12 semaines pour retrouver toutes les parties du corps de Laëtitia. L’auteur a étudié ce fait divers comme un objet d’histoire. Il a voulu faire revivre une enfant et sa sœur jumelle, retirées à leurs parents pour être placées en famille d’accueil où elles subiront des viols. Univers de violence dépeint par l’auteur avec beaucoup d’humanité. Le livre est habité par la beauté et la fraicheur de Laëtitia.

 

Lecture éprouvante malgré tout. Niv.2.  Prix Médicis 2016.

 

 

 

JAMES Phyllis Dorothy  - « Les Douze indices de Noël et autres récits » Fayard, trad. de l’anglais, 10/2016, 192 p, 18 € (Colette QUARELLI) L’auteur a écrit ici des nouvelles policières relatant des crimes, tous commis la veille de Noël. C’est tantôt un vieux monsieur qui s’est suicidé, ou une vieille dame qui lègue un héritage surprenant ou encore un vieillard qui meurt empoisonné alors qu’il avait épousé une très jeune femme … Bien sûr ce sont des crimes élucidés avec l’humour, la rigueur et la sagacité d’une police britannique digne de Sherlock Holmes. 

 

Joli recueil de nouvelles policières délicieuses ; à lire pour le simple plaisir de la logique et de l’humour britannique. Niv. 1.

 

 

 

LIBERATI, Simon – « California Girls »  Grasset, 2016, 20€, 337p. (Annette FAVIER) – Récit horrible sur l’assassinat de l’actrice, Sharon Stone, femme du cinéaste roman Polanski par la bande d’un sinistre gourou Charles Manson.

 

Impossible d’en lire plus que quelques pages, insoutenable. A éviter.

 

 

 

ORUNA Maria « Le Port secret » Actes Sud, trad. de l’espagnol, 11/2016, 439 p, 23 € (Colette QUARELLI)  Oliver Gordon a décidé de quitter Londres pour oublier ses blessures et recommencer une nouvelle vie. Il décide de rallier la demeure en Cantabrie que sa mère espagnole lui a léguée. Mais lors des travaux de rénovation, les ouvriers découvrent le cadavre d’un nouveau-né momifié. Puis les assassinats s’enchainent dans le petit village de Cantabrie. C’est le lieutenant Valentina Redondo de la garde civile qui est chargée de l’enquête. Quels liens unissent Oliver, le bébé momifié et les vieilles personnes assassinées ?? Oliver veut connaître la vérité car il comprend que sa famille est mêlée à tout ça, donc lui aussi. Bon roman : alternance entre le passé et le présent, lecture d’un journal anonyme écrit pendant la guerre civile d’Espagne, présence d’une personne inconnue et psychopathe et description de paysages. Le roman est bien ficelé, bien documenté ; quelques longueurs cependant. Niv.1.

 

PATTERSON, James et PAETRO, Maxime – 14ème pêché mortel – traduit de l’anglais, J.C.Lattès, novembre 2016, 22€, 312p. (Annette FAVIER) - Donc, 14° roman du prolifique PATTERSON et de son acolyte PAETRO, consacré à ses 4 héroïnes du "Women's Murder Club", la médecin légiste, la policière, la journaliste la procureur (pour ceux qui ne connaissent pas encore l’auteur.

 

Inutile de résumer le récit : à quelques ingrédients près, il reprend les thèmes des précédents ouvrages ; flics ripoux, meurtres mystérieux, jusqu'à l'épisode final qui prépare le quinzième roman. C'est donc du réchauffé, mais PATTERSON  a toujours du talent.

 

 

 

PIROTTE Emmanuelle – « De Profundis » Cherche midi, 8/2016, 285 p, 17 € (Colette QUARELLI) Dans un proche avenir où le monde est complètement dévasté, un chaos épouvantable règne sur Bruxelles. En effet, le virus Ebola ravage la planète et Bruxelles ne peut plus faire face : les mourants jonchent les rues, les pillards s’en donnent à cœur joie, les fanatiques prêchent et sévissent, la nourriture manque et c’est dans ce monde apocalyptique que Roxanne essaie de survivre en s’adonnant au trafic de médicaments. Mais voilà que son ex-mari va mourir et il lui confie sa fille qu’elle avait abandonnée à la naissance. Stella est une enfant étrange qui est mutique. Mais lorsque des pillards détruisent son appartement et tuent sa voisine elle décide de se retirer dans sa maison familiale au fond d’un hameau perdu dans la forêt afin de protéger la fillette. La règne une atmosphère étrange et solitaire.   Roman situé dans un monde imaginaire très violent. La 1ère partie est proche de la réalité alors que la 2ème s’apparente à du fantastique. Mais il y a beaucoup d’amour qui transparaît.

 

Réservé aux lecteurs que le fantastique et le surnaturel ne rebutent pas. Niv. 1.

 

 

 

RAYMOND Midge – « Mon dernier continent » Stock/la cosmopolite, 10/2016, 292 p, 20,50 € (Olga COULLAUT) Dans ce voyage inoubliable, Deb, jeune femme passionnée par les oiseaux, part travailler comme assistante dans une station de recherche en Antarctique, chargée de protéger les manchots, les orques, les baleines …Deb tombe amoureuse de Keller, lui-même chercheur. Ils doivent porter secours à 715 passagers d’un bateau de croisière qui a heurté un iceberg. Au-delà de l’intrigue qui se noue alors, ce livre est un magnifique plaidoyer pour la nature sauvage et pour sa protection.

 

 

 

 

 

THARAUD Virginie « De chant et d’amour » J.C.Lattès, 11/2016, 378 p, 19,50 € (Dolène HARDY)  Le roman se situe entre l’époque de Louis XV et Louis XVI. Adélaïde de Villars est une passionnée de chant et d’opéra. En 1766, elle est enceinte du Baron de Beaumesnil et son père la condamne au couvent, mais l’Académie royale de musique l’accueille sous l’autorité du roi. Elle perd son enfant, prend le nom de Melle Beaumesnil dans l’espoir de reconquérir le Baron et va devoir se battre pour affronter les rivalités du quotidien et s’assurer des protecteurs. Alors qu’elle est la maîtresse du Duc de Chartres, elle tombe amoureuse de Charles de la Belinaye. Un amour profond les unit et une petite Elisabeth naîtra de cet amour. Pour autant, sa vraie passion pour composer des opéras est toujours là et elle rencontrera la reine Marie-Antoinette qui la soutiendra.

 

Roman passionnant grâce à la personnalité de l’héroïne à laquelle on s’attache mais aussi grâce à tout ce qu’on découvre sur les préoccupations des Français à la fin du XVIIIème siècle et sur la musique qui enchante. Niv.1. 

 

 

 

SWYLER, Erika « Le livre des possibles » traduit de l’américain, Terra Nova, 21€, 380p. (Michèle ASSADA) - Simon Watson, jeune bibliothécaire vit seul dans la maison de ses parents décèdes, maison sur une falaise rongée par l'océan. Il reçoit un jour par courrier, un vieux livre abîmé par l'eau où il découvre l'histoire de personnages de cirque en particulier de femmes "sirènes"(faisant un numéro sous l'eau en  apnée) ou cartomanciennes. Ces femmes sont mortes comme sa mère qui avait été "sirène" un 24/07. Sa sœur qu'il n'a pas vu depuis longtemps, cartomancienne dans un cirque doit venir dans quelques jours. On est fin juin! Toutes ces coïncidences l'effraient. Il cherche en savoir plus, cherche qui lui a adressé ce livre et pourquoi, qu'est ce qui en rapport avec sa famille.

 

Nombreux retours dans le passé, vie de cirque, coïncidences multiples donnent une connotation fantastique et irrationnelle, avec des longueurs.

 

Ne me paraît pas indispensable.

 

 

 

UHLY, Steven – « Le goût de vivre » traduit de l’allemand, Presses de la Cité, octobre 2016, 22€, 301p.  (Annette FAVIER)  -  Depuis que femme et enfants l'ont quitté, HANS n'a plus goût à rien. Il vit seul de maigres allocations, se néglige, bref se clochardise. Un jour où il se décide à descendre ses sacs-poubelles, il découvre avec stupéfaction un bébé abandonné dans un container. Il est bien vivant ! Ni une ni deux, HANS n'écoute que son bon coeur et l'emmène chez lui. Et sa vie va changer, il va se consacrer à l'enfant aidé de tous les voisins, redevenir un autre. Mais le destin va basculer lorsqu'il apprendra par les journaux que la mère biologique est accusée du meurtre de son bébé. Quel dilemme !  Impossible de cacher la vérité.

 

Bien sûr, ce livre de détente à acheter par toutes les bibliothèques à qui les lectrices en font la demande, réserve même du suspense !!La couverture est même dans le ton du livre !!

 

 

 

VILA Thierry – « Le Cri » Grasset, 8/2016, 268 p, 19 € (Dolène HARDY) Lil Servinski est médecin et chirurgien sur le pétrolier Septentrion, navire renifleur de pétrole. Belle femme métisse franco rwandaise, elle intrigue dans ce milieu exclusivement masculin. On ne sait rien d’elle et elle reste sans cesse mystérieuse. Pourquoi Le cri ? Les troubles compulsifs qui la pousse à lancer des cris sonores étonnent et dérangent les marins. Ce huis clos sur la mer est fascinant et en même temps déroutant. Malgré la fascination que l’on peut avoir pour ce personnage, l’histoire est déroutante et parfois difficile à suivre. L’écriture est extrêmement belle et travaillée mais je n’ai pas entièrement adhéré à ce roman. Niv.2.

 

 

 

WATTERSON, Kate – « Secrets enterrés »  traduit de l’anglais, Presses de La Cité, octobre 2016, 21,50€, 313p.  (Annette FAVIER)  -  Dans le Wiscontin , la détective Ellie Mc Intosh est intriguée par la découverte faite par son grand-père, d’un squelette vieux de plusieurs années. Parallèlement, à Milwaukee, certains de ses collègues se font mystérieusement assassinés. Aidée par son ex co-équipier et un ancien inspecteur rétrogradé, Ellie va mener de front ces 2 enquêtes, dont la 1ère va révéler un drame familial.

 

Bon roman policier, bien que le lecteur puisse être parfois rebuté par l’intrusion au fil du récit d’une histoire parallèle (en italique) un peu hermétique.

 

 

 

DOCUMENTS :

 

Récit – KERSAUSON Olivier de – « Promenades en bord de mer et étonnements heureux » cherche midi, 11/2016, 213 p, 18,50 € (Marie-Françoise RENOUPREZ) Un récit, haut en couleur, des navigations à travers le monde d’un grand navigateur amoureux des paysages forts et amitiés entre marins grands navigateurs. Ce récit véhicule la beauté du monde et engage à s’en nourrir. Un « Récit » magnifique pour une bibliothèque, vivant, drôle parfois inattendu. Plaira aux hommes et aux femmes. Très facile à lire.

 

B8-MITTERRAND, Frédéric – Mes regrets sont des remords »  Robert Laffont, octobre 2016, 20€, 360p.  (Annette FAVIER)  -  L’auteur a voulu passer en revue tout ce qu’il a pu faire de mal dans sa vie. Lui reviennent lors d’une promenade, d’un paysage, d’une lecture, des bouffées de souvenirs pas toujours à son honneur. Ici il laisse tomber une amie malade, là ce furent des faits  qui semblent dérisoires  mais qui entraînèrent justement des remords. Bien sûr, puisque il n’a jamais caché son orientation sexuelle, c’est aussi des amants qu’il put laisser tomber sans manières. Le tout saupoudré de souvenirs concernant le tout Paris.

 

Mais les dernières pages deviennent carrément des évocations de sa vie sentimentale, ce qui gâche un peu le tout…

 

 

 

910.4-VALANDREY, Charlotte – « Bombay mon amour »  Cherche Midi, 2016, 18,580€, 377p.  (Annette FAVIER)  -  L’auteur comédienne connue pour son combat contre le sida dont elle fut atteinte, accompagne l’ex-compagne du Président Hollande dans une mission humanitaire à Bombay. Inutile de vous dire que cette « mission » est surtout prétexte à draguer de beaux indiens.

 

Moi qui pensais lire un livre de détente pour mes amateurs à a bibliothèque, je suis mal tombée ! Et quel ennui ! Le nègre de service ne s’est pas tué à la tâche en l’écrivant…

 

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CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 21 NOVEMBRE 2016

L’Office Central des Bibliothèques vous convie à un Café Littéraire autour des Prix Littéraires de l’Automne, le jeudi 1er Décembre 2016 à 9H30 dans l’Espace Nautique de la Société Nautique de Marseille, 23A quai de Rive-Neuve 13007. Réservation avant le 26.11. Participation : 3€.

                 Après la pause-café, Mireille BARBIERI, auteur de C’était en Février, éditions Parole, 2015,  dans la précédente sélection de notre Prix OCB, nous parlera de son nouveau livre de Nouvelles : La Petite fille, éditions Chemins de Plume, 2016.

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ROMANS :

BEATON, M.C. – « Agatha Raisin mène l’enquête : pas de pot pour la jardinière »  traduit de l’anglais, Albin Michel, novembre 2016, 14€, 245p. (Frédérique ARROUA)  -  L’émotion est à son comble dans le village de Carsely où Agatha Raisin est venue s’installer : en plein concours des plantes, des jardins ont été saccagés. C’est alors que Marie Fortune, nouvelle habitante et excellente jardinière est retrouvée assassinée. Agatha toujours aussi fouineuse, mène l’enquête accompagnée (pour sa plus grande joie) de James Lacey, son charmant voisin.

Un bon moment de lecture avec un humour « so british » et le charme de la campagne anglaise.

 

BOURDIN, Françoise – « Face à la mer »  Belfond, septembre 2016, 21,50€, 279p.  (Frédérique ARROUA)  -  Mathieu, libraire au Havre, est soudain en proie au burn-out. Ni son amie, ni sa fille, ni la librairie n’arrivent à le sortir de cet état. Réfugié dans sa vieille maison face à la mer, il est confronté aux cousins de l’ancien propriétaire. Comment va-t-il trouver la force pour se ressaisir ?

Bon roman de détente qui aborde le lourd sujet du burn-out.

 

GROOM, Winston – « Only » Traduit de l’américain, Cherche-Midi, 18€, 189p. (Renée COUDER) - Histoire d'un chien de berger, adopté par un jeune ménage qui l'adore. Très intelligent, sensible et très obstiné, il porte sur les humains un regard très lucide.

Mais au bout de quelques années il veut s'émanciper et part à l'aventure.la liberté est parfois enivrante et parfois cruelle, les rencontres parfois superbes parfois hostiles. Seul, éclopé, triste, il décide de revenir à « sa maison » passer ses dernières années. On l'accueille avec joie mais il dépérit peu à peu. On décide de l'euthanasier ; mais il s'échappe encore une fois, vers quel horizon ?

Petit roman agréable à lire, attachant, plein de tendresse. Pourrait plaire à de jeunes ados aimant les chiens...

 

IGASHINO, Keigo – « La fleur de l’illusion »  traduit du japonais, Actes Sud, 21,80€, 347p. Nous sommes dans le Japon d'après Fukuchima., à Tokyo. Naoto vient de se suicider. Personne ne peut comprendre pourquoi, il était en pleine forme avait créé un groupe de musique qui démarrait bien... à cette occasion sa cousine Lino se rapproche de leur grand-père commun, un  homme honnête et très bon, et elle est émerveillée par les cultures de fleurs de ce dernier. Elle lui propose de créer un blog, pour montrer ces merveilles à tout le monde, il accepte mais à condition de ne pas montrer une fleur jaune bizarre, il lui conseille même de supprimer le blog très vite. Peu de temps après elle le découvre assassiné. … et le pot contenant la fleur a disparu.  Lino décide de mettre la photo de la fleur en ligne et  l'enquête commence. Lino est aidée par un étudiant, frère d'un policier qui s'est fait passer auprès d'elle pour un botaniste ;

Les choses se compliquent peu à peu avec l'entrée en scène de multiples personnages, policiers, musiciens, histoires anciennes...ces fils emmêlés, plus les prénoms japonais, compliquent un peu la lecture, (les éditeurs parlent d'un « véritable origami policier » ! ) mais on a envie de s'accrocher jusqu'au bout pour percer le mystère de cette ipomée jaune ( les ipomées ne sont jamais jaunes!)  et si l'intrigue est un peu alambiquée, le style est clair et simple.  Niveau 1

 

LENORMAND, Frédéric – « Madame la marquise et les gentlemen cambrioleurs » City, octobre 2016, 17,90€, 265p.  (Frédérique ARROUA)  -  A l’automne 1908, l’extravagante marquise Luisa Casati s’installe au Ritz. Son séjour est troublé par une série de vols et d’assassinats. La marquise mène l’enquête et ne tarde pas à contrarier les projets d’Alfred Lupin, ennemi public n° 2, le frère du célèbre gentleman cambrioleur.

Polar historique, plein d’humour qui mêle personnages réels et de fiction. Sous une apparente légèreté l’auteur fait revivre la marquise Luisa Casali avec un clin d’œil à Maurice Le Blanc.

 

ANALYSES RAPIDES :

 

ABBOTT, Rachel – « Une famille trop parfaite »  traduit de l’anglais, Belfond, novembre 2016, 21,50€, 492p.  (Magali ROIG)  -  Olivia Brooks mène une vie oisive avec ses 3 enfants dans les quartiers résidentiels de Manchester. Un soir, en rentrant de son travail, Robert, son mari, découvre une maison vide, toute sa famille s’est volatilisée. Arrivée sur les lieux, la police débute une enquête d’autant plus déconcertante  que deux ans auparavant c’est Olivia qui avait accusé son mari d’enlèvement. Que se passe-t-il dans cette famille ?

Excellent polar à l’intrigue originale, bien construite et au suspense maîtrisé jusqu’au final surprenant. Peut faire penser au roman de Val Mc Dermid « Au lieu d’exécution ». A lire.

 

MALTE  Marcus – « Le Garçon », Zulma, 8/2016, 534 p, 23,50 € (Milène THONY) Un conte écrit sur le mythe de l’enfant sauvage, plus proche de l’animal que de l’humain, élevé en solitaire, tenu à l’écart de tout par une mère étrange. Il partira sur les routes après la mort de celle-ci. Nous le suivrons sur 30 ans dans sa quête d’humanité. Un garçon sans nom, qui jamais ne prononcera une parole. Sur son chemin, il va croiser Brabek, l’ogre des Carpates, lutteur saltimbanque, atteint d’acromégalie. Ce Quasimodo au cœur tendre, lui apprendra la beauté de la vie. Puis le garçon découvrira la passion, l’érotisme avec une musicienne qui lui donnera le prénom de Félix, celui de Mendelssohn, dont la musique le fait se pâmer d’émotion. Engagé volontaire à la guerre de 14, il apprendra à tuer.

Copieux roman d’apprentissage. Fait penser à Confiteor de Jaume Cabré. Par l’auteur de Garden of Love, grand prix des Lectrices de Elle. Pour lecteurs avertis. Niv.2.

 

OLAFSSON, Jon Ottar – « En pleine turbulence »  traduit de l’islandais, , Presses de la Cité, octobre 2016, 22€, 314p.  (Annette FAVIER)  -  Un jeune policier islandais se trouve mêlé un peu contre son gré à une enquête sur l’assassinat d’un compatriote dans la ville universitaire de Cambridge. Peu apprécié des policiers anglais, il va agir en électron libre en pénétrant le milieu étudiant. Le mobile du meurtre n’est peut-être pas la drogue mais beaucoup plus grave.

L’auteur use de son expérience d’ancien étudiant de Cambridge et de son passage dans les forces de police islandaises pour composer un roman agréable à lire, mais manquant un peu de souffle et d’originalité.

 

VANN  David « Aquarium » Gallmeister, trad. de l’américain, 10/2016, 271 p, 23,00 € (Olga COULLAUT) « Caitlin », une fillette de 12 ans vit à SEATTLE avec sa mère « SHERI », sa seule famille. Sheri, travaille au port, un métier physique sans intérêt. Caitlin va à l’école, à 9kms de chez elle et en attendant sa mère le soir va à l’AQUARIUM et se passionne pour les poissons. Un jour elle y rencontre un vieil homme, avec qui elle sympathise très vite ; sa vie bascule à ce moment-là, celle de sa mère aussi …

Un roman bouleversant avec des passages très crus (à la David Vann) de la violence mais où l’AMOUR et la tolérance sont toujours présents. Très intéressant.  

                                                                        

DOCUMENTS :

 

910.4 -TESSON, Sylvain  -  « Sur les chemins noirs »  Gallimard, septembre 2016, 15€, 142p.  (Annette FAVIER)  -  Après son terrible accident, l’auteur, dès qu’il s’est à peu près remis, décide de partir sur les « chemins noirs » (chemines à peine répertorier sur les cartes), à défaut de partir au bout du monde comme il l’a toujours fait…Alors vaille que vaille il marche depuis le Mercantour jusqu’à la Hague !. Il philosophe sur la désertification des campagnes, les petites villes aux commerces clos.

Pas très original finalement, le professeur Axel Khan l’a fait avant lui (mais ne couchant pas à la belle étoile comme Tesson) et le grand généticien s’était un peu perdu comme lui, non sur les chemins mais dans des considérations philosophiques légèrement longuettes ! Se lit facilement quand même !

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CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 7 NOVEMBRE 2016

  • Nous vous rappelons la prochaine causerie de l’OCB à l’auditorium de l’Alcazar, « L’Humour dans la littérature », le samedi 19 novembre à 16H30. Entrée libre.

 

 

ROMANS :

 

BAULIEU, Baptiste – « La ballade de l’enfant gris »  Mazarine, 18€, 413p. (Janine PONTNEAU)  -  La mort inéluctable d’un enfant, cette « déchirure » insupportable pour le médecin est ici mise en scène avec un grand talent, alliant le merveilleux au difficile quotidien de la douleur. Trois types d’impressions pour chacun des personnages qui parlent à tour de rôle ; une originalité qui aide le lecteur dans cette aventure hors du commun et qui met bien en lumière la vraie souffrance que peut éprouver un médecin devant la mort injuste d’un enfant.

Beau livre. N.1

 

FLAGG, Fannie – « Nous irons tous au paradis »  traduit de l’anglais (USA), Cherche Midi, septembre 2016, 20€, 390p.  (Frédérique ARROUA) – A Elmwoods Springs, dans le Missouri, Elner, petite mamie octogénaire, est aimée de tous. Elle est d’un optimisme imperturbable et est dotée d’un solide caractère. Mais elle tombe d’un figuier et est déclarée morte en arrivant à l’hôpital. Alors que la nouvelle de sa mort bouleverse tout le monde, elle revient d’entre les morts avec une drôle d’histoire à raconter.

Roman farfelu mais néanmoins positif qui aborde avec humour des sujets profonds et qui pousse à la réflexion. Au fil des pages on s’interroge sur le comportement humain, le racisme, la paix, la vie après la mort avec une touche d’espoir. Ecriture toujours aussi fluide, un bon moment de lecture. Mais j’ai beaucoup de réserves sur ce livre compte tenu de la façon burlesque d’aborder l’expérience de mort imminente…

 

GUNDAR-GOSJEN, Ayelet – « Une nuit Markovitch » traduit de l’hébreu, Presses de la Cité, 2012, 475p. (Michèle ASSADA) - 1939,  Yaacov MARKOVITCH et son ami FEINBERG sont  envoyés en Allemagne pour sauver en les  épousant 10 femmes juives allemandes et les ramener en érezt-Israel où ils divorceront leur rendant la liberté. Mais Yaacov, l'homme insignifiant, invisible, va refuser cette liberté à Bella ", la plus belle femme qu'il ait jamais vu".

 À travers ces personnages, leur vie et celle de leur village sont évoqués avec humour, l'amitié, la paternité, la liberté et la création de l'état d’Israël.

 

LEON, Donna – « Brunetti en trois actes » traduit d l’anglais, Calmann-Levy, octobre 2016, 21,50€, 337p. (Claude CHARBONNEL)  - La diva Flavia Petrelli, fait part à Brunelli de son inquiétude : un admirateur inconnu l’accable d’énormes bouquets et la poursuit à travers les théâtres européens. Une jeune castratrice à qui Flavia avait fait compliment de sa voix est jetée à bas d’un pont. La peur de Flavia est à son comble quand elle trouve dans sa loge un somptueux bijou…

L’intrigue est sans intérêt, déroulée lentement. Le roman plaira peut-être aux passionnés d’opéra, aux lecteurs qui délectent des petites intrigues du commissariat, à la vie familiale de Brunetti. Les bons romans de donna Leon sont ceux qui sont basés sur les problèmes de Venise (pollution, corruption…). Celui-ci n’en fait pas partie.N.1.

 

MAYNARD, Joyce – « Les règles d’usage » traduit de l’anglais, Philippe Rey, Septembre 2016, 22€, 472p.  (Annette FAVIER)  -  Wendy, jeune new-yorkaise de 13 ans, voit sa vie basculer lorsque sa mère disparaît dans une des tours du 11 septembre 2001. Son beau-père et son demi-frère de 4 ans, demeurent tous hébétés, mais se soutiennent grâce à une merveilleuse entente. Mais bientôt un autre changement dans la vie de notre héroïne, son père biologique arrive de Californie pour l'emmener, faisant valoir ses droits, bien qu'elle l'ait peu vue. Comment va-t-elle affronter encore ce changement ? Va-t-elle vouloir repartir auprès de sa famille de Brooklyn qu'elle adore.

Suspense en fin de roman, qui est un bijou d'observation d'une ado confrontée au malheur et vous "scotche" tout le long des 472 pages pleines de rebondissements !

 

MONENEMBO, Tieno – « Bled » Le Seuil, octobre 2016, 17€, (Michèle ASSADA)  -  Dans les années 60, dans le bled algérien une jeune femme et son bébé court pour échapper à La mort voulue par ses poursuivants : son bébé n'a pas de père. Elle va être rattrapée par un sordide individu qui l'enfermera dans harem-lupanar. Grâce sa volonté, son courage, elle s’échappera. Rattrapée, emprisonnée, elle sera aidée par un visiteur des prisons. Une nouvelle vie.

Une grande violence dans ce Livre, qui décrit une société ã La fois patriarcale despotique, une soumission des femmes, et les faits qui annoncent la guerre d'Algérie. Un beau portrait de femme, avec une  fin plus paisible jetant les bases d'un renouveau. Très bien écrit, facile à lire, intéressant.

 

MYSLIWSKI, Wieslaw – « La dernière partie » traduit du polonais, Actes Sud, octobre 2016, 23,80€, 429p.  (Michèle ASSADA) - Un homme d'affaires polonais en mettant de l'ordre dans le carnet d'adresses qui l'a accompagné toute sa vie, revoit minutieusement celle-ci et ses diverses rencontres.

Lenteur d'une réflexion qui va au-delà de sa propre existence. Niveau I-II.

 

NDIAYE, Marie – « La Cheffe, roman d’une cuisinière »  Gallimard, octobre 2016, 17,90€, 275p. (Claude CHARBONNEL)  -  Le narrateur, ex employé aux cuisines, évoque avec vénération la figure de la « cheffe » autodidacte de la gastronomie.

Le perfectionnisme stylistique et psychologique rend le roman indigeste.N.½.

 

OZ, Amos – « Judas »  traduit de l’hébreu, Gallimard, juin 2016, 21€, 348p.  (Annette FAVIER)  - Un jeune étudiant israélien, habitant Jérusalem, va habiter chez un vieil intellectuel. En échange de conversations et de lectures, il bénéficiera du gîte et du couvert. Il fera connaissance de la belle-fille de son employeur, Atalia, jolie et intelligente, dont le mari fut tué par les palestiniens. Il continuera mollement son essai sur JUDAS, et nous aurons la révélation intéressante de la personnalité de ce disciple face à Jésus.

Brillantes explications sur les débuts du sionisme, sur la vie quotidienne à Jérusalem, donnent un attrait supplémentaire à ce livre brillantissime, mais à confier à des lecteurs prêts à lire attentivement !!

 

PAASILINNA, Arto – « le dentiste du maréchal, madame Volotinen et autres curiosités » traduit du finnois, 20,90€, 228p.  (Claude CHARBONNEL)  -  Volotinen  est un collectionneur passionné ; avec son épouse il arpente le monde en quête d’objets insolites : le vieux dentier d’un maréchal, un poil pubien préhistorique, une guillotine

Le propos est intéressant mais le livre pas drôle du tout est très ennuyeux. N.1.

 

POURRIOL, Ollivier – « Une fille et un flingue » Stock, 19€, 280p. (Janine PONTNEAU) – Cannes durant le festival, les opportunistes désargentés et ambitieux se déchaînent pour accrocher la gloire. On évoque ici toutes les stars, scénaristes, mécènes qui fréquentent Cannes durant le festival. Rien de bien nouveau concernant les arcanes du cinéma, les magouilles des petits pour se placer

Ce livre m’a lassée. N1.

 

REES, Tracy – « L’oiseau des neiges »  traduit de l’anglais, Presses de la Cité, 21€, 490p.  (Janine PONTNEAU)  -  Un premier roman réussi, à la fois émouvant et plein de suspense, qui nous fait aimer Aurélia, jeune fille déterminée en butte à la méchanceté de sa mère, qui nous apitoie sur le sort de cette mystérieuse enfant trouvée. Un jeu de piste auquel on se laisse prendre.

Le style est fluide et vivant, habile aussi car on voit, au cours du récit, se dessiner la personnalité d’Amy. Gros succès en Angleterre. Bon roman de détente

 

TAJADOD, Nahal – « Les simples prétextes du bonheur »  Lattès, 20€, 395p  (Janine PONTNEAU) – Une femme riche et belle, fiancée à un noble espagnol, milliardaire, va rencontrer par hasard une population d’iraniens de Paris, un monde qui lui est complétement  étonnant, loufoque,  et qui va bouleverser ses certitudes et sa façon de vivre.

Livre bien écrit et avec un côté documentaire sur les iraniens à Paris. Mais assez invraisemblable quand même. N.1

 

 

 

DOCUMENTS :

 

 BOISSARD, Janine – « Une Femme »   Flammarion, 2016, 19,90€, 335p. (Renée COUDERT) -  Janine Boissard, auteur populaire et très prolifique, décide à 83 ans de raconter sa vie. Issue d'une famille bourgeoise, aisée, nombreuse et catho, elle n'a pas une enfance heureuse, car elle se sent mal aimée, et peu reconnue, est rebelle et travaille mal en classe – elle n'aime que lire d'où une succession d'écoles et de pensions calamiteuses pour elle. Elle prendra sa revanche par l'écriture, grâce d'abord à René Julliard qui l'encourage et la guide et éditera ses premiers succès, les 4 tomes de « la vie de famille » qui seront un succès populaire. Ce succès ne se démentira plus et elle est l'auteur d'une quarantaine de romans, dont certains adaptés au cinéma. Mariée jeune, elle aura 4 enfants mais devra finalement divorcer, sans renoncer à l'amour ; elle reste très attachée à sa famille,  ses parents, un frère et 3 sœurs, une foule de cousins, neveux...) elle avance dans la vie avec les bonheurs et les deuils, les aventures amoureuses, les succès et les déceptions, une ardeur irrésistible, et une belle santé.

Style aisé, lecture facile.

 

LE CARRE, John – « Le tunnel aux pigeons » traduit de l’anglais, Seuil, 22€, 368p. (Michèle ASSADA) - De son vrai nom David Cornwell,né en 1931, ã étudie à Oxford et Berne, enseigné à Éton . A fait partie du service de renseignements britanniques, et s'est inspiré de son activité et ses rencontres pour créer ses personnages de roman. Romans dont de nombreux ont été portés à l'écran. Son dernier livre, intitulé " Histoires de ma vie" est un recueil de courts chapitres évoquant ses rencontres avec personnalités en vue (Gorbatchev Arafat.....), d'autres plus discrets (anciens du KGB, espions, sa famille avec  son  père un "escroc flamboyant" ...Tout ceci avec humour. Niveau 1

 

ANALYSES RAPIDES :

CHILD, Lee – « Never go back : retour interdit » traduit de l’anglais, Calmann-Lévy, septembre 2016, 21,50€, 396p. (Annette FAVIER) - On retrouve ici Jack REACHER, ancien Chef de la 11O° unité de la police militaire de WASHINGTON D.D. De retour dans son ancien bureau, il se voit accusé par un certain Commandant MORGAN, de meurtre et d'abandon de foyer. Sa remplaçante a disparu et il va tout faire pour la retrouver .S'ensuivent courses poursuites, tabassages et REACHER va découvrir des ramifications de trafics d'armes et de drogues en provenance d'AFGHANISTAN impliquant de hauts gradés.

Le style percutant de l'auteur ne parvient pas à rendre crédible un scénario complexe (pour les "dames" seulement, le film sort en salle le 19/10 avec le beau Tom CRUISE ...).

 

CLEMENTS, Abby – « Le charmant cottage d’Amélia »  traduit de l’anglais, Editions Prisma, octobre 2016, 19,95€, 326p.  (Annette FAVIER)  -  Charmant oui, ce petit livre pavé de bons sentiments ...Amelia, jeune londonienne, n'a qu'une idée : s'installer avec son mari à la campagne. Elle va arriver, au prix de beaucoup de bricolages (aucun détail ne nous est épargné), de charmants voisins et de tasses de thé (elles parsèment le récit...) à ses fins.

Vraiment pas autre chose que "livre de détente", mais qui plaira à des amateurs et nous rendra service ...

 

COBEN, Harlan – « Intimidation » traduit de l’anglais, Belfond Noir, octobre 2016, 21,50€, 375p. (Annette FAVIER)  - Un avocat et sa femme vivent le parfait amour avec leurs deux fils dans un coquet pavillon du New Jersey .Seulement un anonyme prévient le mari que sa femme lui cache un terrible secret. Celle-ci disparaît mystérieusement quelque temps après quelque temps après .Le cauchemar commence pour l'avocat qui va se heurter à un réseau de «lanceurs d'alertes" décidés à faire régner la morale, mais font beaucoup de dégâts, sans compter de très actifs réseaux de prostitution.

On retrouve ici les ingrédients habituels du maître du polar qui satisfera ses incontournables.

 

ELLORY, R.J. – « Un cœur sombre » traduit de l’anglais, Sonatine, octobre 2016, 22€, 488p.  (Annette FAVIER) - Vincent MADIRAN est un policier dont la fréquentation avec la pègre va l'entraîner dans une spirale infernale .Il s'empare par la force du butin du braquage d'une banque pour régler ses énormes dettes ! Mais l'affaire tourne au bain de sang, y compris celui d'une fillette innocente .Dès lors, il va naviguer entre le roi de la pègre et les flics corrompus, mais son machiavélisme pourra-t-il le sauver ? Réponse en dernières pages de ce roman où l'auteur va suivre son héros en décrivant avec minutie les forces contraires qui l'habitent, l'innocence et la culpabilité étant étroitement liées.

Bon roman quelquefois un peu difficile à suivre.

 

GARDE François - « L’Effroi » Gallimard, 10/2016, 298 p, 20 € (Françoise BARBIER) Un soir de première à l’Opéra, le chef Louis Craon, fait le salut nazi. Dans la stupeur générale, un altiste se lève et tourne le dos au chef. Va alors s’ensuivre une folie médiatique qui va bouleverser la vie de ce musicien jusque-là inconnu.

Récit au jour le jour de cette existence qui lui échappe jusqu’à la confrontation finale. Les questions de l’obéissance et de l’héroïsme ordinaire ainsi que de la machine à broyer médiatique sont posées.

 

GESTERN Hélène – « L’Odeur de la forêt » Arléa/1er mille, 9/2016, 697 p, 27 € (Milène THONY) Une vieille dame, aristocrate et riche, désire léguer à l’Etat l’album de photographies d’un membre de sa famille, Alban de Willecot, poilu de 14-18. Elle demande à l’historienne-archiviste Elisabeth Bathori (l’auteur ?) d’être son exécutrice testamentaire, en lui léguant une belle demeure et son contenu ainsi qu’une somme considérable pour les frais d’entretien. L’archiviste, désespérée par un deuil récent, va être menée bien plus loin qu’elle ne le pense, à la recherche des histoires de disparus. Par le biais d’un journal codé et de lettres échangées par le soldat avec un grand poète,  elle mettra à jour une histoire d’amour compliquée.

Merveilleux roman ample, touffu, rempli de personnages. Romanesque et plein de rebondissements. L’auteur a été primé par l’OCB en 2012 pour Eux sur la photo.

 

HAMELIN Lancelot -  « A la crête des vagues » L’Arpenteur, 6/2016, 305 p, 21€ (Colette QUARELLI) Karim, alias JFK, est un jeune homme qui vit dans les quartiers Nord de Marseille avec sa mère. Il a un copain, Zohar, avec lequel il fait des trafics en tout genre, et un vieux légionnaire déglingué les héberge parfois. Un jour, à la gare, il rencontre Aurélie, jeune fille de « bonne » famille, aisée, élégante et cultivée. Elle se laisse aborder et tombe amoureuse de lui. Les parents de la jeune fille, bourgeois aisés, l’acceptent sans problème et tente de le faire adhérer à leur monde. Mais Karim a en lui une méfiance, une haine, une colère qui l’entraînent vers le mensonge et de plus en plus loin vers l’obscurité.

L’auteur aborde le thème de la difficulté de l’intégration. Intéressant mais achat pas indispensable. Niv.1.

 

HISLOP, Victoria – « Une nuit en Crête »  traduit de l’anglais, Les Escales, septembre 2016, 16,90€, 198p (Annette FAVIER)  -  Un recueil de nouvelles écrites par une amoureuse de la Grèce .Toutes sont écrites avec humour et attachement aux mœurs du pays .Celles qui se passent en Crète sont les meilleures : une cérémonie de mariage nous en apprenant pas mal sur les habitudes, une autre pleine d'humour sur des bistrotiers jumeaux, obligés de partager en deux le café dont ils viennent d'hériter ....

Accessible à tous, d'autant plus que la typographie s'y prête.

 

LANG Luc – « Au commencement du septième jour » Stock, 8/2016, 535 p, 22,50 € (Milène THONY) Un dimanche, une nuit, la gendarmerie appelle Thomas. Sa femme, Camille, est dans le coma. Un accident de la route. Que faisait-elle sur une petite route normande à 4h du matin alors qu’elle aurait dû rentrer pour les enfants et leur anniversaire de mariage. Le monde de Thomas, informaticien bien installé dans sa vie, va basculer. Son frère Jean, éleveur dans les Pyrénées, est détenteur d’un  secret de famille. Sa sœur Pauline, partie en Afrique dans l’humanitaire, sait aussi des choses. Qu’est-il réellement arrivé à leur père tombé en montagne ?

Beau roman en 3 parties. Magnifique et juste. L’auteur avait obtenu le Goncourt  des lycéens 1998 pour 1600 ventres.

 

MENDOZA, Eduardo – « Les égarements de Mademoiselle Baxter »  traduit de l’espagnol, Le Seuil, septembre 2016, 21€, 280p. (Nicole BRASHOVER) – Quelques années auparavant le héros déjanté de Mendoza  a été victime d’une machination et s’est retrouvé accusé du meurtre d’un mannequin. La morsure d’un chien réveille cette histoire pas très claire  et notre détective décide, aidé par une bande de travestis, de connaître la vérité sur ce meurtre. Suite de situations burlesques, rocambolesques dans une Barcelone en pleine mutation où corruption et inégalités sociales qui s’amplifient règnent.

Bon roman. Personnages hauts en couleur. Humour corrosif. Critique sociale en filigrane.

 

OATES, Joyce-Carol – « Sacrifice »  traduit de l’anglais, Philippe Rey, octobre 2016, 22€, 357p.  (Annette FAVIER)  -   Une sombre (c'est le cas de le dire ...) d'une mère noire qui, dans un quartier délabré du New Jersey, cherche partout sa fille de treize ans .On retrouvera l'adolescente, ligotée, le corps barbouillé d'excréments et d'injures racistes .Ce terrible acte de violence choque profondément sa communauté, d'autant plus que la pauvre fille ne veut que dire que ce sont des policiers blancs les auteurs de cette attaque .L'affaire va défrayer dès lors la chronique.

 Mais nous abandonnerons car ce livre n'est que du délayage écrit soi-disant dans un parler noir parfaitement horripilant ...Et dire que c'est l'auteur de "CHUTES" son meilleur roman (magnifique), de "Petite soeur, mon amour», de "La fille du fossoyeur" (entre autres) ! Incroyable ...

 

OGAWA Ito  - « Le Jardin-Arc-en-ciel » Ph.Picquier, 9/2016, trad. du japonais, 295 p , 19,50 € (Olga COULLAUT)  Izumi, jeune mère célibataire, sauve du suicide Chiyoko, lycéenne de terminale… et enceinte. Elles tombent amoureuses l’une de l’autre et décident d’ouvrir un refuge dans un village de montagne, une maison d’hôtes avec un pavillon arc-en-ciel sur le toit. Elles y accueilleront, avec sollicitude, tous ceux qui se présenteront. Et tous repartiront heureux et apaisés, comblés de délicieuses nourritures.

Un récit vivant, très dialogué, une ode à l’amour non conventionnel qui rayonne autour de cette famille pas comme les autres. Lecture facile et agréable. Par l’auteur du « Ruban » 2014.

 

PRUDHOMME Sylvain « Légende » Gallimard/l’arbalète, 6/2016, 291 p, 20 € (Milène THONY) Nel, fils et petit-fils de berger, ne se lasse pas de photographier le paysage de la plaine caillouteuse de la Crau, du haut de la nacelle de son camion. Son ami, Matt, réalisateur, veut consacrer un documentaire sur une boîte de nuit mythique des années 60, 70 et 80, près d’Aigues-Mortes, la Churascaia, dont le patron était manadier.  En écoutant les témoins de cette époque, Matt va découvrir la vie passionnante des cousins de Nel, deux frères ennemis. L’un était steward à la Lufthansa, l’autre chasseur de papillons à Madagascar. Enquête sur des trajectoires de vies hors-norme. Comment le Sida est venu consumer ces vies.

Roman inspiré d’une histoire vraie. Très intéressant si on habite la région ! Etait dans la sélection du Prix de l’Académie française. 

 

SEYVOS Florence – « La Sainte famille » L’Olivier, 8/2016, 171 p, 17,50 € (Colette QUARELLI) Suzanne et son frère Thomas sont deux enfants entourés d’adultes au comportement étrange : une arrière-grand-mère malade, une grand-mère, Marthe, qui ne se préoccupe pas de sa propre mère ; des parents qui divorcent ; une cousine, Mathilde, menteuse et sadique, un oncle pervers, un maître d’école dérangé et violent. Mais heureusement il y a la grand-tante Odette qui les protège et adoucit leur vie : les deux enfants se soutiennent et s’entraident, tout cela sous l’œil d’Ariane qui, du haut de son tableau du salon, déroule son fil …Suzanne se souvient….

Se lit très facilement mais personnages antipathiques dans une famille que personne n’aimerait avoir. Achat pas indispensable.

 

STRIDSBERG Sara – « Beckomberga. Ode à ma famille » Gallimard, 5/2016, trad. du suédois, 377 p, 21 € (Colette QUARELLI) En 1932, ouvre dans la campagne près de Stockholm, le plus grand centre psychiatrique d’Europe et le plus moderne. L’idée est d’offrir aux malades un espace où tout le monde est pris en compte respectueusement, avec un grand souci de liberté. C’est là que Jackie va tous les jours voir son père Jim au « château des toqués ». Mais, malgré les efforts de sa fille, de son amour pour Lone, son épouse, et l’aide des médecins, cet homme suicidaire ne parviendra pas à trouver la lumière. Jackie se rapprochera de son fils Marion pour essayer de résister à ce syndrome familial de folie suicidaire. Ce grand centre fermera en 1992. Belle écriture, personnages attachants et tourbillonnants. Pour lecteurs assidus. Niv.1 ½.

 

TEULE, Jean – « Comme une respiration »  Julliard, octobre 2016, 17,50€, 153p.  (Annette FAVIER) - Quarante petites nouvelles pleines de fantaisie et de malice par le Jean TEULE de "LE MAGASIN DES SUICIDES " et le "MONTESPAN, et pas de la même veine que les autres, si pénibles pour cœurs sensibles !!

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CERCLE DE LECTURE DU MARDI 11 OCTOBRE 2016

 

Attention ! Changement de date du prochain Cercle : lundi 7 Novembre et non mardi 8 Novembre.

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Nous vous rappelons que la prochaine Causerie de l’OCB à l’Alcazar aura lieu le samedi 15 Octobre à 16H30 dans l’auditorium du rez-de-chaussée, 58 cours Belsunce, 13001. Entrée libre. Sujet de la causerie « L’Art en littérature »

 

ROMANS :

 

BENACQUISTA,Tonino – « Romanesque »  Gallimard, 2016, 19€, 230p.  (Renée COUDERT) - Un couple de français en cavale à travers les Etats-Unis se risque à aller voir une pièce de théâtre « les mariés malgré eux »qui raconte comment, au Moyen-âge, un braconnier et une cueilleuse de baies tombent éperdument amoureux l'un de l'autre, au mépris des conventions sociales, ce qui les met au ban de la société et va les conduire à la mort. Ils seront même bannis du Paradis et renvoyés sur terre, chacun d'un côté du monde, et ils vont n'avoir qu'un seul but l'un et l'autre : retrouver l'Autre, à travers les pays et les siècles d'où un récit d'aventures invraisemblables mais passionnantes, contées d'une plume alerte. Finiront-ils par se retrouver ? Et quel rapport avec nos fugitifs contemporains ?

Excellent pour les amateurs de contes et légendes et de récits d'aventure.  Niveau 1

 

CABESOS, Violette – « Portrait de groupe avec parapluie »  Albin Michel, septembre 2016, 20,90€, 357p.  (Frédérique ARROUA)  -  Marthe, 70 ans, est passionnée d’histoire de l’art  et la peinture est au centre de sa vie. Lors d’un concours de peintres amateurs, elle va découvrit une femme assassinée représentant une peinture. Avec ses 2 amies, Martia et Jacotte, plutôt déjantées, elle va soutenir le commissaire Cointreau dans son enquête, d’autant que d’autres crimes vont se produire, toujours avec le même rituel.

Roman policier cocasse aux personnages attachants et hauts en couleur, qui nous fait plonger dans l’univers des peintres du 19ème et début 20ème siècle. Passionnant. 

 

CARRISI, Donato – « La fille dans le brouillard » traduit de l’italien, Calmann-Lévy, septembre 2016, 20,50€, 312p.  (Frédérique ARROUA)  -  Anna-Lou, jeune adolescente de 15ans, disparaît dans un paisible village des Alpes où règne une confrérie ultra catholique. L’enquête est confiée à l’inspecteur Vogel, super flic charismatique et élégant qui ne se déplace que pour les cas médiatisés. Aimant être dans le feu des projecteurs, il va se servir des médias pour désigner  Loris Martini, professeur de français, comme étant le coupable. Pourra-t-il se relever d’une telle accusation ?   

Roman policier  prenant, dénonçant le comportement des médias et de la population face aux faits divers. Sera adapté au cinéma.                                                    

 

DELFINO, Jean-Paul – « Les pêcheurs d’étoiles » Le passage, septembre 2016, 18€, 233p. (Janine PONTNEAU)  -  A  travers les déboires de jeunesse de Blaise Cendrars et Erik Satie, on visite le Paris artistique des années 20 ; misères et difficultés où les peaux de bananes ne sont pas rares entre artistes rivaux. Cette amitié entre les 2 hommes perdurera jusqu’à la mort de Satie.

Roman bien écrit, d’un intérêt documentaire certain, malgré quelques longueurs. Récit touchant, parfois cocasse, avec un titre bien choisi. N.1

 

HANNAH, Sophie – « La mort a ses raisons : une nouvelle enquête d’Hercule Poirot »  traduit de l’anglais, Le Masque, septembre 2016, 20,90€, 360p.  (Frédérique ARROUA)  -  Après « meurtres en majuscules » Sophie Hannah nous propose ce 2ème roman à l’intrigue toujours aussi alambiquée. On voit très peu Hercule Poirot, au profit du narrateur, l’inspecteur Catchpol.

Les personnages sont caricaturaux, la plume n’a pas l’élégance de celle d’Agatha Christie. En résumé très moyen.

 

NOVIC, Sara – « La jeune fille et la guerre »  traduit de l’anglais, Fayard, août 2016, 22€, 315p.  (Annette FAVIER)  -  Ana, une petite croate, mène une existence heureuse à Zagreb avec ses parents et sa petite sœur. Mais bientôt s’amorce la guerre avec les Serbes, d’où raids aériens et peur au quotidien. Un jour, Raela, sa petite sœur tombe malade et doit ê faire soigner en Bosnie. Ses parents tombent dans une embuscade. Elle s’en tire et va apprendre le maniement des armes dans un village rebelle avant de partir en Amérique, adoptée, et devenir une vraie petite américaine enfouissant son douloureux passé. Devenue professeur d’université, elle part revoir son pays. Y restera-t-elle ? Osera-t-elle enfin se laisser aller à la résilience ?

Superbe portrait d’une enfant confrontée à la guerre, cette guerre qui semble si lointaine. A acheter.

 

ANALYSES RAPIDES :

 

AMMANITI Niccolo « Anna » Grasset, 9/2016, trad. de l’italien, 317 p, 20 € (Milène THONY) Sicile, 2020, toute l’Europe est décimée par un virus mortel qui tue les adultes mais pas les enfants. Seulement à la puberté. Anna 8 ans, se retrouve seule avec son petit frère, Astor, 6 ans. Leur mère leur a laissé des instructions pleines de bon sens en leur disant quoi faire quand il n’y aura plus d’électricité. Deux enfants plongés dans le chaos mais avec l’espoir dans le cœur et des étoiles plein les yeux. Anna chérit son petit frère comme une maman et le houspille comme une grande sœur. Histoire post apocalyptique pleine de squelettes desséchés mais sans désespoir grâce à une écriture ironique et tendre !

BESSON Patrick « Dis-moi pourquoi » Stock, 9/2016, 151 p, 17 € (Dolène HARDY) Elle a un problème, Julie : les hommes la quittent mais ne lui disent jamais pourquoi. Lors d’un séjour chez ses parents dans les Pyrénées, elle rencontre un jeune inspecteur du fisc, qui la quitte le jour de leurs fiançailles. Sans lui dire pourquoi. Mais, nous qui avons lu le livre, nous savons pourquoi ! Histoire d’une bourgeoise décomposée, burlesque, égoïste, immorale et, ainsi que le montre la fin du livre, complètement folle. Histoire inintéressante et vulgaire.

BOLGER Dermot « Ensemble séparés » J.Losfeld, 6/2016, trad. de l’anglais (Irlande) 369 p, 24,50 € (Dolène HARDY) L’Irlande des années 60, en pleine époque de spéculation immobilière. Deux couples, Chriss et Alice, Ronan et Kim, habitent dans des maisons proches d’un quartier de Dublin et sont parfois amis ou ennemis. Dans leur cour, ils montent un chantier au black avec des ouvriers immigrés pour construire une maison et spéculer. Le drame : ils découvrent un cadavre dans la cour. Qu’en faire ? Ils vont essayer de le faire disparaître …

Excellent roman très psychologique, presque un thriller. J’ai beaucoup aimé. Niv.1.

 

BOURAOUI, Nina – « Beaux rivages » JC Lattès, août 2016, 19€, 245p. (Annette FAVIER)  -  est une histoire simple, pas bien originale : la narratrice, au bout de 8 ans d'amour, se voit annoncer par son amant Adrian, qu'il la quitte pour une autre .C'est tout le long du récit, le roman d'une rupture. Jalouse, elle veut tout savoir de sa rivale, elle se ronge, se perd. L’ennuyeux est que le livre est ... ennuyeux. Cette pauvre fille, hantée par son passé, nous le défile au long des pages, tout en nous gratifiant de passages érotiques, indispensables maintenant .On ne sait rien de son travail, pratiquement rien de son entourage, seul compte le récit de ce désamour.

Triste et ... ennuyeux ...

 

DONAVAN, Gérard – « Une famille passagère » Seuil, août 2016, 17,50€, (Annette FAVIER)  -  Dans une petite station balnéaire anglaise, en septembre 1938, date des premiers congés payés, une femme entre deux âges, la narratrice, enlève un bébé sur un coup de tête .Elle se sent si seule. Un bébé va-t-il la sortir de son désarroi ? Oui mais, elle a peu d’argent. Sa voiture fera office de logis roulant. Va-t-elle rendre ce bébé à cette famille qu'elle imagine éplorée ? Sentira-t-elle monter en elle une notion de maternité ?

Pas très attachant ce personnage perdu dans l'atmosphère de cette station balnéaire dont elle se sent exclue .Rendra-t-elle l'enfant ?  Une dérive peu angoissante et un personnage mal cerné.

 

ENIA, Davide – « Sur cette terre comme au ciel » traduit de l’italien, Albin Michel, août 2016, 22€, 416p.  (Nicole BRASHOVER)  - Palerme années 80 : Trois générations d’hommes, des hommes à forte personnalité, qui ont traversé l’enfer, la guerre, Trois générations de boxeurs. Trois parcours que l’on suit en parallèle. Pour Davidù, le narrateur qui malgré son jeune âge a déjà disputé de nombreux combats, c’est l’apprentissage de la vie : la boxe est une discipline qui apprend le respect et le sacrifice dans une ville livrée à la mafia où la violence, Les attentats, les explosions sont le quotidien mais où il faut continuer à vivre sans changer les habitudes, ne pas faire le jeu de l’ennemi. Pour lui aussi une éducation sentimentale.

Un très beau roman plein de lyrisme et de poésie. Des personnages attachants.

 

ESTRADA, Christophe – « Hilarion : l’araignée d’Apollon » Actes Sud Noirs, septembre 2016,23€,435p.  (Nicole BRASHOVER)  -  Février 1777, un hiver particulièrement glacial. A Versailles une série de meurtres ont lieu dans le but de récupérer des lettres compromettantes écrites par la reine Marie Antoinette. Notre gentilhomme provençal est chargé  par le roi de l’enquête. Le nom des plus grands personnages du royaume apparaissent. Qui est l’araignée d’Apollon ? Son insolence, sa froideur, sa lucidité lui permettent  de déjouer les tentatives d’assassinat contre sa personne mais peut-il aller jusqu’au bout de la vérité pour le bien du royaume ? C’est aussi une description de la vie à Versailles, ses coulisses, le château, les jardins, les galeries souterraines, véritables labyrinthes. Une peinture de la cour, le cérémonial, le quotidien, les mœurs des courtisans, leurs intrigues pour défendre leurs intérêts.

Un bon roman policier, bien documenté.

 

GAUDE Laurent « Ecoutez nos défaites » Actes Sud, 8/2016, 281 p, 20 € (Milène THONY) Le destin et les guerres menées par trois grands hommes qui ont marqué l’Histoire. Hannibal, général carthaginois et ses éléphants, qui fit trembler la puissante Rome lors de la 2ème guerre punique en 218 av.J.C. Le commandant Ulysses Grant, héros de la guerre de Sécession qui, à la bataille de Shiloh, en 1862, fit triompher les nordistes sur les esclavagistes du Sud, et fut surnommé le Boucher. Hailé Selassié, le Négus, roi d’Ethiopie, dont le pays fut envahi par les fascistes de Mussolini. En contrepoint et à notre époque, une histoire d’amour entre une belle archéologue irakienne et un « liquidateur » de la République Française.

Magnifique roman. Les grandes batailles ne seraient-elles pas des défaites plutôt que des victoires lorsqu’elles laissent des centaines de milliers de morts à terre ?

 

GLASFURD Guinevere « Les Mots entre mes mains » Préludes, 8/2016, trad. de l’anglais, 439 p, 15,90 € (Françoise FOUCQUETEAU)  Helena arrive à Amsterdam pour être servante chez un libraire, fascinée par les mots. Elle apprend à lire et à écrire. Le libraire accueille René Descartes comme locataire. Il est surpris de voir Helena s’intéresser à ses écrits. Ils tombent amoureux, tout se complique, Helena se retrouve enceinte. Il la cache et prend soin de la maman et du bébé. Histoire qui s’est réellement passée au XVIIème s. et qui durera jusqu’à la mort de Descartes. Intéressant, quelques longueurs.

HAKOLA, Théo – « Idaho Babylone »  traduit de l’anglais, Actes Sud Noirs, septembre 2016, 23€, 362p. (Annette FAVIER)  - Peter FALLENBERG, un metteur en scène américain, réside en France. Il doit voler au secours de sa sœur qui vit en Amérique, dont la fille a disparu lors d'un camp de vacances organisé par une "Eglise" peu orthodoxe ...

L'histoire est un prétexte pour nous initier aux pratiques de tous ces "pasteurs», dans des considérations métaphysiques et religieuses vite lassantes et qui polluent la trame policière intéressante.

 

HARUF Kent « Nos âmes la nuit » R.Laffont, 9/2016, trad. de l’amér.167 p, 18€ (Milène THONY) Addie est septuagénaire et veuve. Elle ne supporte pas sa solitude imposée par le qu’en-dira-t-on de la petite ville américaine où elle habite. Elle ira sonner chez son voisin, Louis, veuf lui aussi, et lui fera l’indécente proposition de venir passer la nuit chez elle, de temps en temps, pour parler en se tenant la main dans l’obscurité …Mais la ville et le fils d’Addie vont se liguer contre elle. Merveilleuse histoire ressemblant à Sur la route de Madison avec Meryl Streep et Clint Eastwood. Roman fort et paisible. Par l’auteur du Cantique des plaines. Décédé en 2014.

JENNI, Alexis – « Dans l’attente de toi »   L’Iconoclaste, septembre 2016, 22,50€, 247p. (Annette FAVIER) – L’auteur (Prix Goncourt 2011) ne sachant plus comment évoquer le corps de l’être aimée, va s’aider de la peinture. Nous allons avoir droit, du coup, à des reproductions de peintres allant de Rembrandt à Fragonard.

Bon courage à qui veut s’y attaquer. J’abandonne en cours, non sans avoir regardé les très jolies reproductions du corps humain parsemant le livre.

 

LAROUI Fouad « Ce vain combat que tu livres au monde » Julliard, 8/2016, 275 p, 19 € (Françoise FOUCQUETEAU) Ali, ingénieur très qualifié, est évincé au profit d’un « Français ». Descente aux enfers morale. Malika, sa compagne institutrice, ne peut lui venir en aide. Intervient un cousin qui lui parle de Raqqa, ce qui le fait basculer. Il part.

Roman pas toujours facile mais qui vaut la peine d’être lu.

 

MAY, Peter – « Les disparus du phare »  Rouergue Noir, août 2016, 22€, 315p.  (Annette FAVIER)  -  Un début de récit intéressant dans le cadre de l’île Lewis, chère à l’auteur de l’homme de Lewis. Un homme reprend connaissance sur une plage, manifestement ayant échappé à la noyade. Il semble frappé d’une amnésie partielle lorsqu’on le raccompagne dans une maison inconnue et que l’on l’appelle d’un nom idem. Sur ce schéma, l’auteur démarre l’ouvrage de manière plausible, s’entourant de personnages annexes (trop) Qui est-il ? Pourquoi autour de lui, dans ce cadre des Hébrides balayées par le vent ? Il s’accroche, et là l’auteur s’y entend, à retrouver des traces de son passé obscur, mais c’est une quête qui semble bien aveugle.

On retrouve la patte de l’auteur des précédents livres, mais fort de son succès, ne devient-il pas trop prolixe, obligeant le lecteur à soutenir fermement son attention !

 

PHILIPPON, Benoît – « Cabossé » Gallimard Série Noire, août 2016, 18€, 270p. (Annette FAVIER) - Un "road-movie" à la française entraîne ROY, un ancien boxeur et homme de main, et GUILLEMETTE, frêle jeune fille qui a succombé à son charme, malgré son visage de "tomate écrasée"!!Leur cavale est semée d'obstacles sanglants et de rencontres lumineuses.

Dans un style brut de décoffrage, l'auteur se révèle un brillant narrateur, et sait tenir en haleine le lecteur, malgré certains défauts dans le style. A conseiller.

 

REEVES, Virginia – « Un travail comme les autres » traduit de l’anglais, Stock, août 2016, 21,50€, 326p. (Annette FAVIER)  -  Le héros du livre, ROSCOE, va connaître un destin plus que tourmenté. Electricien, passionné de son travail, il épouse l'héritière d'un domaine agricole qui l'éloigne de son travail initial. Mais nous sommes au début des installations électriques dans les grands domaines américains, et las de devoir vivre sans électricité, ROSCOE, installe, aidé par son employé noir, un branchement "sauvage". Catastrophe, d'autant plus qu'un homme tripote un transfo et meurt électrocuté. De là, une existence de prison en prison, une vie parsemée d'aventures pénibles ...

Un livre passionnant, qu'on ne quitte pas, rendant particulièrement bien l'univers carcéral des Etats-Unis dans les années 30.

 

REZA, Yasmina – « Babylone » Flammarion, août 2016, 20€, 219p.  (Annette FAVIER) - Une soirée s'organise chez Elizabeth, la narratrice. Aidée de son mari, elle reçoit quelques amis, dont des voisins, Jean-Lino MANOSCRIVI et sa femme, un couple sont l'entente ne semble pas parfaite. Jean-Lino au physique un peu bizarre anime la soirée, et l'alcool coule agréablement .Lorsque chacun rentre chez soi, la narratrice entend sonner à sa porte .C'est le voisin qui leur annonce qu'il ... a étranglé sa femme ! Elizabeth monte et en effet trouve le cadavre de sa voisine, étranglée .Dès lors, elle va se retrouver dans un drôle d’engrenage..

Le problème est que le livre s'étend mollement, avec des descriptions inutiles ...Le lecteur peine à vouloir savoir le fin mot de l'histoire ...

 

VALLEJO, François – « Un dangereux plaisir » Viviane Lamy, août 2016, 19€, 309p.  5annette FAVIER) - En dépit de la nourriture que veulent lui faire ingurgiter ses parents, le jeune Elie Elian refuse de manger. Il découvre le plaisir de dévorer après avoir goûté une délicieuse tarte aux fraises. Il sera cuisinier. Dès lors, il hante les arrière-salles de restaurants, récurant les casseroles et s'initiant petit à petit à l'art de la gastronomie. Il possèdera, après bien des aventures (et avatars !) son propre restaurant, salué par tous les gourmets.

Un peu long, pas trop prenant ...

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CERCLE DE LECTURE DU  LUNDI 26 SEPTEMBRE 2016

 

 

 

ROMANS :

 

CHANTREAU, Jérôme – « Avant que naisse la forêt » Les Escales, 17,90€, avril 2016, 218p.  (Michèle ASSADA)  -  Albert vit à Paris après avoir passé son enfance dans une forêt familiale en Mayenne. Sa mère meurt. Il retourne dans la propriété dont il hérite pour l’enterrer. Il  reste seul pour préparer la déposition de l’urne mais va se trouver pris au charme dangereux de la maison et de cette forêt : des bruits, de la musique, un ermite, les souvenirs , le poids de l’héritage qui avait isolé  sa mère, sa tante… Progressivement il est déconnecté, s’isole, vit nu, ne répond plus aux appels de sa femme et quand celle-ci vient le chercher, met le feu à la maison et à la forêt.

 

Très bien écrit mais pas vraiment crédible.

 

 

 

BERNARD, Michel – « Deux remords de Monet »  La Table Ronde, août 2016,20€, 211p.  (Annette FAVIER)  -  Une très bonne biographie (romancée mais documentée) du peintre Claude Monet et au départ  de celle de son ami Bazille, excellent peintre mort à la guerre à 28ans. Nous suivons les diverses étapes d’une vie bien remplie (2 épouses, 2 enfants et surtout de l’amitié sans faille de ses confrères Manet, Sisley, Renoir.

 

De par sa facilité de lecture, servi par un style descriptif, à acheter par toutes bibliothèques.

 

 

 

FAYE, Gaël – « Petit pays » Grasset, août 2016, 215p.  (Frédérique ARROUA)  Gabriel,10 ans, raconte sa vie au Burundi avec sa petite sœur Ana, sa mère exilée (Tutsi)) rwandaise et son père français. On est en 1992, sa vie est celle de tout petit garçon. Une vie facile malgré la séparation de ses parents. Mais l’histoire les rattrape avec la guerre au Rwanda et l’absurdité de l’étiquette « tutsi » et Hutu.

 

Bien que non autobiographique, ce livre est largement inspiré par la vie de son auteur. Très beau roman à la lecture touchante. Belle écriture. A lire absolument.

 

 

 

KHADRA Yasmina « Dieu n’habite pas La Havane » Julliard, 8/2016, 295 p, 19,50 € (Annie ZEVACO) A La Havane, un chanteur de cabaret sexagénaire se voit licencié du jour au lendemain. Don Fuego, tel est son surnom, est démodé …Don Fuego adore son métier et croit à son talent, aussi pense-t-il retrouver rapidement un emploi. Malheureusement ce n’est pas le cas. Et Don Fuego s’enfonce dans la déprime. Fortuitement il rencontre  « Mayensi » une jeune fille ravissante. Il en tombe éperdument amoureux au point d’abandonner, pour vivre avec elle, famille et amis. Mais Mayensi a un comportement très étrange …Le bonheur de cette vie à deux prendra fin subitement …et Don Diego devra apprendre à renaître et oublier …

 

Description sociale intéressante, personnages attachants, facile à lire. Niv. 1.

 

 

 

 SMILEY, Jane – « Nos premiers jours »  Traduit de l’américain, Payot-Rivage, 586p. (Michèle ASSADA) -  en 1920, Walter et Rosana se marient et plein d'enthousiasme achètent une ferme dans le voisinage de celles de leurs parents. Au fil des ans, Ils vont donner naissance à de nombreux enfants, connaître la rude vie des fermiers, la grande dépression des années 30, le froid, la faim parfois. ‘Puis les enfants grandissent, chacun avec sa personnalité, certains quitterons la ferme, irons à l’université, connaîtrons la guerre en Europe, se marieront, habiteront la ville....Une vie ! 

 

Ce roman est le premier tome d'une Trilogie. Premier partie longue et un peu soporifique, puis les départs des enfants et l'évolution des mœurs, des techniques vont rendre le texte plus attrayant. Arbre généalogique en dernières pages. Niveau 1 mais 586 pages.

 

 

 

 

 

ANALYSES RAPIDES :

 

 

 

ARDITI  Metin «L’Enfant qui mesurait le monde » Grasset, 8/2016, 293 p, 19 € (Milène THONY) Sur une petite île du Péloponnèse, Maraki la pêcheuse à la palangre élève seule son fils Yannis, enfant autiste à la mémoire des nombres extraordinaire. Eliot, architecte gréco-américain, ne s’est jamais remis de la mort de sa fille unique qui faisait des recherches sur les monuments antiques de l’île, construits d’après la règle du Nombre d’Or. Une belle amitié va naître entre ces 3 personnages.

 

Joli roman sensible, émaillé de mots grecs, sur lequel souffle le meltème. Toutes bibliothèques. Niv.1. L’auteur préside la Fondation Pôle Autisme de Genève.

 

 

 

COOK Thomas  H « Sur les hauteurs du mont Crève-Cœur » Seuil, trad. de l’amér .8/2016, 315 p, 21,50 € (Colette QUARELLI) A Choctaw, petite ville d’Alabama, Kelli, belle jeune fille aimée de tous, a été retrouvée morte sur le mont Crève-Cœur. Qu’allait-elle faire là-haut ?? Ils étaient plusieurs amis étudiants : Ben, Luke, Todd et d’autres qui fréquentaient la jeune fille. Ben est devenu médecin de campagne mais 30 ans après, il pense chaque jour à cet évènement dramatique. Et son ami Luke soupçonne Ben de connaître beaucoup de choses sur la mort de Kelli. Que sait-il ?

 

Très bon roman. Etude du côté conservateur et raciste des petites communautés américaines des années 60. Niv.1.

 

 

 

GOBY, Valentine – « Un paquebot dans les arbres » Actes Sud, août 2016, 19,80€, 267p. (Annette FAVIER)  -  Au milieu des années 1950, l’héroïne, Mathilde, sort à peine de l’enfance lorsqu’elle est confrontée au drame de ses parents : cafetiers à la Roche-Guyon, animateurs de bals, plein de vie… Mais la tuberculose, encore courante à l’époque les frappent l’un et l’autre. Ce couple aimant et imprévoyant, n’a pas adhéré à la sécurité sociale, et  pourtant il faut qu’ils partent en sanatorium. C’est Mathilde qui courageusement, va subvenir aux besoins de son frère et de sa sœur, et tout en travaillant, faire des études.

 

Un beau portrait de femme, un style très vivant, une humanité attachante, oui j’ai aimé ce livre qui plonge dans ce qui nous semble à des années-lumière.

 

 

 

HARRISON  Jim « Le Vieux Saltimbanque » Flammarion, 9/2016, 147 p, 15 € (Milène THONY)  Le dernier livre d’une légende, autobiographie écrite sous la forme d’une novella de 3 chapitres. Souvenirs d’enfance, d’adolescence, découverte de la poésie, son mariage qui dura 55 ans, ses 2 filles, les plaisirs de la chair, de la table, de la pêche, les bêtes sauvages et …les cochons qu’il adorait et l’alcool dont il ne pouvait se passer.

 

Testament littéraire provocateur et touchant, publié un mois avant sa mort à 78 ans, en mars 2016, dans sa maison de Patagonia, en Arizona. Niv.1.

 

 

 

LLORCA  Elodie « La Correction » Rivages, 5/2016, 187 p, 18 € (Milène THONY) Un homme sans ambition, maladroit et parano, est quitté par sa femme, à qui il ne parlait plus …Il travaille comme correcteur dans une revue mensuelle dirigée par une magnifique rousse. Il s’aperçoit un jour que des coquilles ont été délibérément rajoutées aux articles qu’il a corrigés ! Il va recueillir dans le ruisseau un jeune oiseau au bec acéré et au plumage brillant …

 

Thriller psychologique étrange et déconcertant. 1er roman réussi d’une scénariste, dramaturge et comédienne. A lire.

 

 

 

MAUVIGNIER  Laurent « Continuer » Minuit,  7/2016, 238 p, 17 € (Milène THONY) Pour sortir son fils de la délinquance et pour reprendre sa propre vie en main, une femme divorcée et dépressive décide de vendre sa maison de famille pour partir au Kirghizistan. Elle veut sauver son fils mal dans sa peau, lui redonner le goût des joies simples, en l’emmenant pour 3 mois de chevauchées dans les grands espaces d’Asie centrale.

 

Beau portrait de femme. Ecriture minimaliste. Une réussite et un plaisir de lecture. Niv.1.

 

 

 

MBUE, Imbolo – « Voici venir les rêveurs » traduit de l’anglais (Cameroun), Belfond, août 2016, 22€, 419p. (Nicole BRASHOVER) –New York : Le parcours d’un couple venu du Cameroun, attiré par  le rêve américain, l’espoir d’une vie nouvelle, meilleure. Mais nous sommes en 2007, la crise éclate, faillite de Lehman Brothers. Sans papiers ils découvrent que le rêve américain n’est plus ce qu’il était. A travers leurs regards, c’est aussi  une vision de la société américaine.

 

Très bon roman. La situation de ces immigrés, leurs problèmes, leurs espoirs, est bien décrite. Les rapports humains sont bien étudiés. Des personnages touchants. Une fin inattendue.

 

 

 

Mc CREIGHT, Kimberly – « Là où elle repose » traduit de l’anglais, Cherche Midi, juin 2016, 19,50€, 409p. (Annette FAVIER) - Dans une petite ville du New Jersey, une jeune journaliste qui a perdu un bébé à sa naissance, doit surmonter ce traumatisme, lors d'une enquête sur la découverte d'un corps de nourrisson. Cette enquête va l'entraîner malgré elle dans un passé obscur où certains secrets sont bien enfouis. L'auteur a choisi de dérouler l'action par chapitre consacrés alternativement à la journaliste et à d'autres femmes qui vont se trouver impliquées dans un scénario où rien ne se déroule comme prévu …

 

Roman complexe qui demande une attention soutenue du lecteur, encouragé par un style percutant et agréable.

 

 

 

OLAFSDOTTIR  Audur Ava « Le Rouge vif de la rhubarbe » Zulma ,9/2016, 155 p, 17,50 € (Olga COULLAUT) En Islande, une jeune adolescente, délaissée par ses parents, cherche sa voie : son rêve serait de grimper avec ses béquilles au sommet de la Montagne à 844 m.

 

 Roman très délicat sur la philosophie de la vie. Roman un peu décalé avec des personnages hors du commun. C’est un enchantement de lecture.

 

 

 

OVALDE Véronique « Soyez imprudents les enfants » Flammarion, 8/2016, 346 p, 20 € (Josette SALVI) Atanasia a 13 ans et elle s’ennuie dans l’Espagne des dernières années du Franquisme. Jusqu’au jour où elle « rencontre » un tableau du peintre Diaz Uribe. Cette découverte va devenir le fil rouge de sa construction vers l’âge adulte. Elle osera, elle aussi, comme ses ancêtres, être imprudente, quitter son monde et s’émanciper.

 

Roman d’apprentissage et saga familiale, un roman à plusieurs facettes qui se lit d’une traite. Niv.1. 

 

    

 

SCHMITT, Éric-Emmanuel – « L’homme qui voyait à travers les visages »  Un jeune stagiaire d’un journal belge traîne à la recherche de reportages intéressants, car il crève la faim ! Lorsque »opportunément » il se trouve pris dans un attentat. Un individu qu’l vient d’apercevoir à la sortie d’un enterrement, lance une bombe… Or il se trouve doué d’un pouvoir unique : percevoir à travers le visage de certaines personnes, un être minuscule qui est mort, mais dont le souvenir les hante. Une sorte de double-vue bien pratique pour les enquêtes.

 

Ce roman farfelu, se voulant troublant et plein de suspense, est surtout longuet et farfelu.

 

 

 

SEURAT  Alexandre « L’Administrateur provisoire » La brune au rouergue, 5/2016, 181 p, 18,50 € (Colette QUARELLI) A l’enterrement de son frère, le narrateur comprend qu’il y a un terrible secret de famille. Il questionne son entourage plutôt réticent et il va faire des recherches aux Archives Nationales. Il découvre alors que son arrière-grand-père a été « administrateur provisoire » sous l’Occupation, tout d’abord pour sauver son fils de l’oflag puis pour des raisons plus obscures, cet ancêtre a participé à la spoliation des biens juifs et pas toujours honnêtement … L’auteur aborde des faits pas très glorieux de notre Histoire et passés volontairement sous silence. Mais l’écriture de ce récit très documenté est pénible car il mêle passé, présent, rêve et de nombreux personnages. Pas un livre de bibliothèque.

 

                                                               *

 

TAYLOR, Alex – « Le verger de marbre »   traduit de l’américain, Gallmeister, août 2016, 20€, 27p  (Annette FAVIER)  -  Dans le Kentucky des années 70  la vie est rude et les différents familiaux se règlent sans passer par la justice, sous les yeux d’un shérif impuissant. Un baron local poursuit un jeune homme qui a tué son fils. A partir de ce schéma, les actions violentes se succèdent et l’on découvre peu à peu une réalité inimaginable, jusqu’au dramatique dénouement final.

 

Malgré un indéniable talent, l’auteur nous entraine dans un récit glauque et désespérant qui ne laisse pas de répit au lecteur courageux.

 

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CERCLE DE LECTURE DU MARDI 13 SEPTEMBRE 2016

 

  • La prochaine causerie de l’OCB à l’Alcazar aura lieu le samedi 24 Septembre 2016 à 16H30 dans l’auditorium du rez-de-chaussée de l’Alcazar :

 

                       « Petite ou grande : l’Histoire dans les romans ».

 

      Entrée libre.

 

 

 

  • Les Cercles de Lecture chez Maupetit débutent à 14H30 et non pas à 14H00 comme il a été indiqué sur la feuille des dates de Cercles pour 2016/2017.

 

 

 

ROMANS :

 

ARTUS, Isabelle -  « La petite boutique japonaise »  Flammarion, avril 2016, 17€, 311p. (Claude CHARBONNEL) -  Tous deux fascinés par le Japon,Thad, le samouraï de Saint Brieuc, et Pamela, la geisha de Melun-Sénart, réussiront-t-ils à s’aimer ?

 

Un premier roman drôle et délicieux. Un documentaire sans douleur sur le Japon entre tradition et modernisme. Excellent livre de bibliothèque.N.1

 

 

 

DUBOIS, Jean-Paul – « La succession » L’Olivier, août 2016,19€, 233p. (Claude Charbonnel) – Paul Katrakilisa grandi dans une famille étrange et suicidaire. Il a choisi de vivre sa passion : « pelotari » au grand fronton de Miami (Floride).4 ans de pur bonheur. Mais réussira-t-il à échapper à la double succession familiale : la médecine et le suicide ?

 

Excellent roman. A acheter absolument. Niveau 1.

 

(Josette SALVI) Paul Katrakalis, jeune médecin originaire de Toulouse, s’est exilé à Miami pour exercer sa passion : devenir joueur de pelote basque devant une assemblée de parieurs. Il est heureux, il a fui sa famille constituée de personnalités très particulières qui ont en commun de se suicider. Mais quand son père, dernier survivant, met fin à ses jours en se jetant du 8ème étage, il va malgré lui devoir accepter de reprendre la succession, rouvrir le cabinet de son père et …

 

L’auteur nous donne un merveilleux exemple de la tragédie de la vie, mais comme il ne manque pas d’humour, on passe du sourire aux larmes tout au long de ce roman magnifique. Belle écriture. Niv.1.

 

 

 

GUENASSIA, Jean-Michel – « La valse des arbres  et du ciel » Albin Michel, août 2016, 19,50€, 293p. (Claude CHARBONNEL)  -  1949, Marguerite la fille du « bon » docteur Gachet raconte le bref séjour de Van Gogh à Anvers sur Oise et son issue tragique. 50 ans plus tard elle reste persuadée qu’elle fut le grand amour du peintre.

 

Style plat, idylle invraisemblable, explication douteuse. J’ai détesté. N.1.

 

 

 

JÓNASSON, Ragnar – « Snjór »  traduit de l’anglais (Islande), La Martinière, Mai 2016, 21€, 347p.  (Claude CHARBONNEL) – Dans un village du nord de l’Islande bloqué par la neige, le jeune policier, Ari Thor enquête sur deux cas suspects.

 

Lent et sans intérêt. L’inspecteur Ari n’est ni le commissaire Erlandur, ni Hercule Poirot…N.1. 

 

 

 

JONCOUR, Serge – « Repose toi sur moi » Flammarion, août 2016, 21€, 426p. (Claude CHARBONNEL) – C’est la force rassurante de Ludovic qui pousse Aurore dans ses bras. Mais qui dans ce couple improbable (le plouc et la styliste) est le fort ? Qui est le faible ? Leur amour a-t-il quelque chance ?

 

Un roman haletant inséré dans les contrastes économiques et sociaux de notre époque. A acheter.

 

(Milène THONY) Un ex-agriculteur veuf, au cœur tendre, dont le métier est le recouvrement de dettes. Une jeune mère de famille mariée, styliste aux abois, mal dans sa peau. Ludovic et Aurore habitent dans le même immeuble et vont se rencontrer, s’appuyer l’un sur l’autre, s’apporter réconfort et amour. Deux êtres que tout oppose vont prendre soin l’un de l’autre.

 

Roman touchant et sensible. Un plaisir de lecture.Toutes biblios.

 

 

 

LIBERATI, Simon – « California girls » Grasset, août 2016, 20€, 342p. (Magali ROIG)  -  Magnifique roman sur la fin d’une époque, la fin de « summer of love ».

 

Récit dur, âpre sur la naissance de la violence moderne US (jeunesse en perdition, délitement de la famille…).

 

A lire absolument.

 

 

 

NOTHOMB, Amélie – « Riquet à la houppe » Albin Michel, août 2016, 16,90€, 198p. (Claude CHARBONNEL)  -  Amélie Nothomb revisite avec finesse et humour le conte de Perrault

 

Un bon cru 2016.

 

 

 

SLIMANI, Leïla – « Chanson douce »  Gallimard, août 2016, 240p. (Magali Roig) Splendide roman sur la société française : la solitude du monde moderne, le poids des préjugés de class, de culture, les rapports de domination au cœur du Paris « bobo »

 

A lire.

 

(Milène THONY) Une jeune avocate engage une nounou parfaite pour s’occuper de ses deux jeunes enfants, afin de pouvoir recommencer à travailler. La baby-sitter va très vite se rendre indispensable, partant même en vacances en Grèce avec ses patrons. Les 2 enfants l’adorent. Alors pourquoi les a-t-elle tués ? Huis-clos stressant. Par l’auteur du terrible « Dans le jardin de l’ogre ».

 

TUIL, Karine – « l’insouciance » - Gallimard, juin 2016, 22€, 522p.  (Annette FAVIER) - Splendide livre où domine la figure d'un lieutenant revenant d’Afghanistan, dévasté par la perte de plusieurs de ses hommes, et celle de Marion, journaliste. Ils vivront un amour dévastateur, au milieu de multiples rebondissements, dans une épopée révélatrice de la violence du monde.

 

Nombreux personnages, racismes évoqués dans de nombreuses évocations, le tout mené de main de maître .Vous apprendrez en dernière page pourquoi ce titre : "L'Insouciance" !

 

 

 

VALLEJO, François – « Un dangereux plaisir » Viviane Hamy, août 2016, 19€, 308p. (Claude CHARBONNEL)  -  Résumer le livre à l’ascension d’Elie, gamin pauvre et affamé, au rang de cuisinier coté, serait réducteur et priverait le roman de toute la saveur et la perversité qui le pimentent.

 

Sujet original. A acheter si on peut. Niveau 1.

 

 

 

ANALYSES RAPIDES : 

 

ABBOTT Megan – « Avant que tout se brise » - Le Masque, 8/2016, trad. de l’américain, 333 p, 20,90 €  (Colette QUARELLI) Devon a 15 ans, c’est une gymnaste surdouée et elle est la star de son club. Son coach, son père et toute sa famille ne vivent que pour elle. Katie, sa maman fait l’impossible pour sa fille et sait qu’elle est la cible de jalousie, d’envie mais aussi d’espoir et d’admiration. Ce sera elle qui ira le plus loin et même les Jeux Olympiques sont envisagés. Mais Ryan, un beau garçon qui travaille au club de gymnastique est retrouvé mort …Mais rien ne doit empêcher Devon d’atteindre la plus haute marche ! Bon thriller, glaçant.

 

ALVAREZ, José – « Avec la mort en tenue de bataille »  Albin Michel, juin 2016,17€, 217P  (Nicole BRASHOVER) -  Superbe portrait de femme qui dans la tourmente de la guerre civile d’Espagne acquiert son indépendance et se révèle à elle-même. Image d’un pays en pleine décadence. Une  guerre fratricide complexe où le mal contamine toute la société et ceci avec l’accord d’une église soucieuse de préserver ses privilèges et ses biens. La mort est partout présente, la cruauté est des deux côtés.

 

Un beau roman.

 

 

 

ATTENBERG, Jami – « Mazie, sainte patronne des fauchés »  traduit de l’anglais, Les escales, août 2016, 21,90€, 390p. (Annette FAVIER)  -  Dans le quartier populaire de MANHATTAN, vit une famille farfelue qui vit chichement des revenus d'un petit cinéma de quartier, tenu par une des filles : MAZIE .C'est dans un milieu d'immigrés, de boîtes miteuses de jazz, que vit MAZIE et sa famille. Elle a été recueillie par sa grande sœur, ainsi que ses cadettes, par leur aînée qui tient la maison.

 

Le roman est un roman polyphonique, mêlant les témoignages des multiples membres de la famille, revenant en arrière, relaissant la parole à d'autres personnages qu'on a bien du mal à situer .Au bout de la moitié de l'ouvrage, on cale, malgré l'héroïne du roman bien sympathique !! A éviter.

 

 

 

CECI Jean-Marc –« Monsieur Origami » Gallimard, 9/2016, 157 p, 15 € (Milène THONY) Si l’on parvient à plier 1.000 grues en papier, tous nos vœux se réalisent. Il est interdit de couper le papier dans l’art de l’origami qui ne connaît que 2 plis, un vers l’avant, l’autre vers l’arrière. Merveilleux conte philosophique de Maître Kurogiku, spécialiste du washi, papier artisanal japonais, parti en Toscane pour rejoindre une belle Italienne croisée au Japon, avec juste dans ses bagages 3 pousses d’arbre de Kozo, le mûrier à papier. Premier roman à l’écriture dépouillée. De toute beauté. A lire et à méditer.

 

CLERMONT-TONNERRE, Adélaïde, de – « Le dernier des nôtres »  Grasset, août 2016, 22€, 489p. (Annette FAVIER) - Le récit se situe en alternance à Dresde en 1945 et à New York en 1969 et 1975 .C'est un jeune homme new-yorkais qui raconte sa propre histoire : il s'appelle Werner Zilch, homme d'affaires plutôt brillant, nous l'apprenons immédiatement, enfant adopté après la 2nd  Guerre Mondiale par une famille américaine. C'est au détour d'une rencontre avec une, bien sûr, belle jeune femme, que nous allons bientôt découvrir toute la trame du livre. Pour simplifier, disons que cette charmante Rebecca a une mère qui échappa aux camps de concentration et qui, à l'énoncé du nouveau copain de sa fille, tremble. Et  nous voilà lancés dans l'histoire de Werner, né pendant la guerre, et qui échappa à la mort et aux nazis grâce à une tante.

 

On ne peut qu'arrêter le résumé car ce serait dévoiler tous les (nombreux) ressorts de l'histoire, trop touffue et un peu invraisemblable, mais qui se lit facilement. Une jolie faute d'orthographe : "ils ne chaumait pas». Les demandeurs d'emploi sont donc des ... chaumeurs ...

 

 

 

DEL AMO, Jean-Baptiste – « Règne animal » Gallimard, août 2016, 21€, 424p.  (Annette FAVIER) – Au début du XXème siècle dans les campagnes françaises, les femmes devaient s’occuper des animaux, les hommes se chargeaient de la terre. L’héroïne, toute jeune, va découvrir ce monde animal dans la ferme de ses parents. Et quel monde ! En effet le père trouvant l’élevage de porcs plus rentable, va développer une porcherie aidé par ses fils.

 

Le livre est une succession de descriptions de la façon de tenir cette entreprise, nous faisant participer (et très bien décrit d’ailleurs) à tout ce que nos paysans ont à faire : nettoyer, nourrir, tout y passe…On sent presque le parfum de ces charmants animaux. Quant aux humains leurs descriptions sont réalistes. Très dur roman, original, destiné aux cœurs bien accrochés.

 

 

 

DUROY Lionel – « L’Absente » Julliard, 8/2016, 352 p, 20 € (Milène THONY) Après son divorce, Augustin, l’auteur ? part sur les routes, sans but, sa voiture pleine d’affaires qu’il veut conserver après le déménagement de sa maison dont il a du se séparer. Comme sa mère, expulsée de son bel appartement de Neuilly, 50 ans plus tôt …Revivrait-il le même problème psychique qu’elle ? Augustin va alors tenter de reconstituer  l’histoire de sa mère, en allant à Bordeaux sur les lieux où elle a vécu. Et son regard sur celle qu’il a haï, va changer.

 

Récit désordonné et obsédant, extravagant road-movie. Explore encore l’inépuisable matière de son enfance. Un peu décevant …Auteur de « Le Chagrin », 2010.

 

 

 

FAYE Eric – « Eclipses japonaises » Le Seuil, 8/2016, 228 p, 18 € (Josette SALVI) Dans les années 60/70, plusieurs Japonais et Japonaises disparaissent sans laisser de traces. Un GI déserte en Corée du Sud et ne sera pas retrouvé. Ils ont tous été enlevés par le régime dictatorial de la Corée du Nord et pendant des années ils seront utilisés par les services secrets pour enseigner leur langue, leurs coutumes aux espions qui pourront ainsi se fondre dans un nouveau pays. Bien des années plus tard, la vérité explosera et « ces cachés par les Dieux », comme on les appelait, pourront retrouver leur pays.

 

A partir d’une histoire vraie, l’auteur a écrit un livre bouleversant et terrifiant à la fois, en entrant dans l’intimité de ces vies brisées et de ces familles éclatées. Niv.1.

 

HENDERSON, Smith – « Yaak Valley – Montana »  Belfond, août 2016, 23€, 576p.  (Annette FAVIER)  -  Dans les paysages grandioses du MONTANA  des années 1980, PETE, Inspecteur des Affaires sociales, essaie de sortir de leur condition des gosses maltraites, dénutris, dotés de parents instables et marginaux. Mais le hic est que PETE  a lui aussi des problèmes avec l’alcool, et avec un frère ... marginal. Toute l'action se déroule comme prévu dans ce genre de livres, mais au milieu de sa lecture, les personnages principaux et annexes se perdent dans un imbroglio lassant .On abandonne. Pavé à ne pas acheter !

 

 

 

JAUFFRET  Régis – « Cannibales » Le Seuil, 8/2016, 186 p, 17 € (Olga COULLAUT) Dialogue épistolaire entre l’ex amante et la mère d’un homme de 52 ans. Quelle recette choisir pour cuisiner cet homme détesté. Une idée de départ séduisante, mais difficile de maintenir l’intérêt jusqu’au bout …

 

 

 

JOYCE, Eddie – « Les petites consolations » traduit de l’anglais, Rivages, avril 2016,22,50€, 473p. (Annette FAVIER)  -  Une famille d'italo-irlandais. Le pays de tous les possibles a tenu ses promesses, chacun des enfants a pris le chemin qu'il avait choisi ; Mais le 11 Septembre annonce la fin de ce bonheur. Les "petites consolations" suit pas à pas tout le clan une décennie plus tard. Comment ont réagi père, mère, épouses et frères. Des affrontements vont avoir lieu. Prenant, avec le déroulement final qui modifia, enfin on comprend, le comportement de chacun.

 

**Attention, bêtement la version français affiche immédiatement en quatrième de couverture ce qui constitue toute la trame du livre et qui en fit l'attrait .Pour moi, je cache à mes lecteurs une partie de cette fameuse quatrième de couverture .Analyse qui semble bien décousue mais je ne voudrais pas me faire écharper en révélant l'élément déterminant !

 

 

 

LISH, Atticus – « Parmi les loups et les bandits » Buchet Chastel, août 2016, 24€, 552p.  (Annette FAVIER) - Dans un new York des bas-fonds, encore sous le choc du 11 Septembre, va s'amorcer une improbable histoire d'amour entre ZOU-LEI, clandestine d'origine ouïghoure, et Brad SKINNER, un vétéran de la guerre d'Irak meurtri par les combats. Ils arpentent le Queens à la recherche d'un havre, mal nourris, ivres d'alcool quelquefois. Cette vie d'errance se terminera mal…

 

Un livre au réalisme cru d'un bout à l'autre, mais impressionnant, malgré un style d'un narratisme très vulgaire, un pavé au récit intense, décrivant fort bien ce monde de clandestins, de clochards .Mais à qui conseiller ce livre aux 552 pages ?

 

 

 

MAKINE Andreï « L’Archipel d’une autre vie » Seuil, 8/2016, 281 p, 18 € ( Colette QUARELLI)  Tougour, petit village perdu aux confins de la Sibérie extrême orientale, à la fin de l’ère stalinienne. Le narrateur est un tout jeune homme, en stage obligatoire de géodésie dans ce bout du monde. Il remarque un homme étrange qui descend de l’hélicoptère et s’éloigne. Il décide de le suivre mais se fait remarquer et piéger par cet homme, Pavel Kartsev, qui l’interroge et se met à lui raconter sa propre histoire : Pavel, alors jeune militaire fut envoyé en manœuvre en Sibérie extrême orientale avec ses camarades et fut réquisitionné pour accompagner un groupe de soldats à la poursuite d’un fuyard à travers la taïga. Très, très bon roman, belle écriture, poésie et humanité. Belle analyse de l’âme humaine.  

 

MANKELL, Henning – « Les bottes suédoises » traduit du suédois, Le Seuil, août 2016, 21€, 352p. (Nicole BRASHOVER)  -  Après l’incendie de sa maison, sur une île isolée de la Baltique, un homme au crépuscule de son existence, se retourne sur sa vie, se pose des questions : doute, culpabilité l’assaillent notamment dans ses rapports difficiles avec sa fille connue tardivement. A-t-il encore une raison de vivre,  d’aimer,  de recommencer à zéro ?

 

Un beau portrait tendre, mélancolique, émouvant.

 

 

 

MINARD Céline – « Le Grand Jeu » Rivages, 8/2016, 189 p, 18 € (Milène THONY) Une femme décide de s’installer sur le flanc d’une haute montagne « pour assister au réveil des insectes, entendre le lever des oiseaux, voir le halo blanc du soleil et la brume disparaître. » Elle veut vivre dans des conditions difficiles, être autonome, cultiver ses légumes, chasser, pêcher, pitonner ses voies sur les parois, produire son énergie afin de savoir si la détresse est une situation, un état du corps ou de l’esprit. Son habitat est une coque de résine avec hublots et panneaux photovoltaïques, accroché à un rocher. Mais l’ermite découvrira avec stupeur qu’elle n’est pas seule à 2.800 mètres …

 

Se lit d’une traite. Parfaitement écrit. Par l’auteur de « Faillir être flingué »

 

 

 

PANOWICH, Brian – Bull Mountain » traduit de l’anglais, Actes Sud Noirs, février 2016, 22,50€, 336p.  (Annette FAVIER) - Aux fins fonds de la GEORGIE, dans les Monts Appalaches, la vie est rude et les différents se règlent à coups de revolver ou de fusil de chasse .Une famille de hors-la-loi de père en fils écoule alcool, cannabis et métamphétamine sans être inquiétée. Un seul membre de la fratrie veut quitter ce mode de vie, et devient shérif du Comté .L'affrontement commence en 1949 et se termine en 2015, avec d'incessants retours en arrière et un certaine enchevêtrement de l’action.

 

Très bonne description des mœurs un peu rudes (!!) des protagonistes. La scène d'affrontement des deux frères ennemis est un morceau d’anthologie. Pour son premier roman, l'auteur fait preuve d'une rare maîtrise en alternant descriptions et scènes d’action. On attend avec impatience la suite du livre en préparation !

 

 

 

 TARDIEU Laurence – « A la fin le silence » Seuil, 8/2016, 170 p, 16 € (Milène THONY) Une jeune femme enceinte de son 3ème enfant et obligée de vendre la maison de famille, est confrontée aux actes de terrorisme qui ont frappé la France. Elle constate que le monde auquel elle se sentait appartenir, s’est brutalement fracturé. Elle va tenter de reconstituer le sentiment d’une unité du monde. « Retrouver le parfum de la peau de ma mère qui se parfumait  avec du Mitsouko. Reconnaître mon immense chagrin intime, celui de la perte de la maison de mon enfance. Reconnaître mon immense chagrin du monde, celui de la perte de son unité. » Un beau livre qui répond à la barbarie et à la mort. Niv .1

 

VIGGERS, Karen – « La maison des hautes falaises »  Les Escales, mars 2016, 21,90€, 424p. (Annette FAVIER) - Un séduisant quadragénaire australien, Lex HENDERSON, part s'installer dans un petit village isolé, sur la côte australienne. Hanté par un passé douloureux, il essaie d'oublier et s'installe dans une villa isolé sur l’océan. La vue est superbe et il aperçoit quelquefois des baleines. Peu de temps après son arrivée, il croise une jeune artiste peintre, CALLISTA. Artiste passionnée, elle aussi semble blessée par la vie. Attirés l'un par l'autre, parviendront-ils à se reconstruire ?

 

Un roman facile, pas très original, et certainement moins bon que le précédent.

 

des territoires oubliés de la République, dans une langue de Molière en fusion.

 

Touchant et plein d’esprit, mais trop d’injures à toutes les pages. L’auteur a été parolier du groupe toulousain Zebda.

 

 

 

B – SFAR Joann – « Comment tu parles de ton père » A.Michel, 8/2016, 150 p, 15 € (Milène THONY) Livre-Kaddish de l’auteur pour son père disparu, avocat célèbre qui se bagarrait tout le temps, faisait encore le poirier à 80 ans, ressemblait à Sacha Distel et collectionnait les femmes « Mon père a eu beaucoup de maîtresses que j’adorais ! » Le livre est drôle, provoquant, irrévérencieux, sincère et tendre. Un bonheur de lecture. Par l’auteur de la BD Le Chat du Rabbin.

 

TOIBIN  Colm– « Nora Webster » R.Laffont, 8/2016, 410 p, 21 € (Dolène HARDY) Nora, après la mort de son mari, va devoir prendre sa vie en mains. Ce n’est pas une mince affaire car elle a toujours été plus ou moins dépendante de lui. Elle vit dans un petit village irlandais  dans les années 1960 où tout se sait : changer sa couleur de cheveux par exemple, tout le village en parle. Mais courageusement, elle va faire face avec ses deux jeunes garçons dont l’un bégaie et se remettre à travailler. Elle découvre la musique qui va changer sa vie et petit à petit se faire respecter comme feu son mari. Bon style. Niv.1.

 

900-VUILLARD, Eric – « 14 juillet » Actes Sud, août 2016, 19€, 200p., (Claude CHARBONNEL) – Le 14 juillet comme si vous y étiez ! A la foule anonyme qui prit la Bastille et qu’oublia l’histoire officielle, l’auteur redonne vie et rend hommage.

 

De parti mais emballant ! A acheter.

 

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CERCLE DE LECTURE JUILLET 2016

 

 

 

·       Nous vous signalons que le premier Cercle de Lecture aura lieu le mardi 13 Septembre 2016, de 14H30 à 16H00, au 1er étage de la librairie Maupetit, 142 la Canebière.

 

 

 

 

 

ROMANS :

 

BETTING Fabienne – « Bons baisers de Mesménie » Ed. Autrement, 5/2016, 393 p, 19,50 € (Françoise FOUCQUETEAU)  Thomas Lagrange qui s’ennuie chez McDo, répond à une demande de traduction du mesmène vers le français. A la suite de cette traduction, le livre a un grand succès. S’ensuit une histoire  rocambolesque de voyage, de peur de la maffia russe. Ressemble à une pochade puisque tout est inventé. Niv.1.

 

 

 

BONNARD Olivier – « Collector » L’histoire de Tom, toyhunter, collectionneur de jouets vintage, époque Goldorak, qui retrouve un jouet-robot rarissime, porteur d’un pouvoir étrange. Voyager dans le temps et revenir dans les années 80, les années bénies de l’enfance de Tom. Captivant Retour vers le futur, nostalgique (nostalgeek ?) et très bien documenté. L’auteur serait-il aussi un toyhunter ? Les jouets de notre enfance ne sont-ils pas de petites machines à remonter le temps ? Réflexion sur le temps qui passe, la famille. Roman réussi, facile à lire. Quelques passages crus …Niv.1.

 

 

 

BUSCHER, Wolfgang – « Un printemps à Jérusalem » traduit de l’allemand, Librairie Vuibert, mai 2016, 21€, 264p.  (Annette FAVIER) -  L'auteur a fait un séjour prolongé à Jérusalem, se plongeant dans la vieille ville du matin au soir. De ce séjour il a rapporté un témoignage captivant de tous les lieux historiques, fréquentés à toutes les heures de la journée, et qu'il entrecoupe de longues conversations avec les habitants (orthodoxes, musulmans, laïques).

 

Il a une façon de décrire les paysages et les sons (celui du muezzin auquel lui répondent les cloches des églises !!)  Passionnante. On lit d'une traite !

 

 

 

CHAMBERLAIN, MARY – « de pourpre et de soie » traduit de l’anglais, Préludes, avril  2016, 15,90€, 448p.  (Magali ROIG)  -  Ada Vaughan est une excellente couturière d’une maison de couture anglaise très chic, pleine d’ambition  elle rêve de devenir la nouvelle Coco  Chanel. Mais en cette année 1939, l’histoire va en décider autrement, elle rencontre un mystérieux aristocrate austro-hongrois qui l’entraine à Paris où le début d’un tragique périple attend notre héroïne.

 

Très bon roman de détente sur 1 femme que la vanité et la naïveté vont perdre. Excellente description du Londres des années 40.

 

 

 

CLEMENT Catherine – « Les Ravissements du Grand Moghol » Seuil, 3/2016, 317 p, 19,50 € (Françoise FOUCQUETEAU) Le Grand Moghol, 16ème siècle, règne sur un empire immense. Il se pique de spiritualité, mais ne sait ni lire ni écrire. Il se prend pour « l’Ombre de Dieu sur Terre ». Son talent lui fait convoquer ses sujets, religieux, oulémas, ayatollas, hindous, moines jaïns, rabbins, saddhus (sages nus) et trois jésuites venus convertir le Grand Moghol. Se lit facilement malgré des pages interminables … Pas large public.

 

 

 

DINERSTEIN Rebecca – « Comment être seul »  Actes Sud, 6/2016, 313 p, 22 € (Dolène  HARDY) L’histoire se situe dans le Grand Nord, sous le soleil de minuit. Yasha, immigré russe, élevé dans une boulangerie de Brighton, doit accomplir les dernières volontés de son père : être enterré au sommet du monde. Frances a fui sa famille au bord de la rupture pour rejoindre une résidence d’artistes isolés. Ils sont venus là pour apprendre à être seul, dans ce décor des Lofoten, archipel de six minuscules îles perdues en mer de Norvège. Ils vont finalement trouver refuge l’un en l’autre, pour leur plus grande surprise. Roman très sensible dans un superbe décor. Niv.1.

 

 

 

ELLIOT Rachel – « Murmures dans un mégaphone » Rivages, trad. de l’anglais, 3/2016, 443 p, 21 € (Milène THONY) Myriam, à 35 ans, ne sort plus de chez elle depuis très longtemps. Depuis la mort de sa mère. Lorsqu’elles vivaient ensemble, après que sa mère, cruelle, ait fait partir son père, celle-ci l’obligeait à murmurer, la punissait si elle parlait normalement, l’enfermait dans sa chambre, sans manger ni boire. Ralph, de son côté, constatant le désastre de son propre mariage, prend la fuite. Les chemins et les névroses de Myriam et de Ralph vont se croiser. « Aucun d’entre nous n’est ce qu’il croit être. » 1er roman surprenant, d’une psychothérapeute ayant le sens de l’humour. Niv.1.

 

 

 

ENGEL  Vincent – « Le Miroir des illusions » Les Escales, 4/2016, 509 p, 21,90 € (Josette SALVI) Au 19ème siècle, à Venise, le Comte de Malcessati, déjà âgé de 40 ans, épouse une jeune femme très belle, Alba, qui rêvait d’un mariage d’amour. Malgré une vie de luxe, Alba s’ennuie et quand elle rencontre Wolfgang, un jeune homme, elle devient sa maîtresse et se retrouve enceinte. Les deux amants projettent d’empoisonner le Comte. Ce dernier ne mourra pas mais vivra dans d’affreuses souffrances. Des années plus tard, avant de mourir, le Comte demande à son « protégé » Atanasio, de le venger en éliminant sa femme, son amant et leur fils. Belle histoire d’amour et de vengeance avec de nombreux rebondissements et des personnages très noirs. Romanesque et captivant. Très agréable à lire. Niv.1.

 

 

 

DEVIENNE  Emilie – « Truffe et sentiments » Pygmalion, 4/2016, 212 p, 17 € (Colette QUARELLI) Gibus est le chien de Rose et Julien, jeune couple dynamique. Rescapé d’un abandon puis sorti de la SPA, l’animal est heureux dans cette nouvelle famille et adore les enfants Paul et Sophie. Mais son bonheur est de courte durée car le couple se sépare. Commence alors la ronde des soucis et autres tribulations. Que va-t-il advenir de Gibus dans cet imbroglio qu’est la garde partagée ??? 1er roman sympathique et gentillet sur le couple et la famille. Sans grande envergure.

 

 

 

FLEMING, Leah – « La carte postale »  traduit de l’anglais, Belfond, juin 2016, 20,50€, 533p.,(Frédérique ARROUA)  -  De nos jours en Australie., Lew , mourant, charge sa fille Mélissa de retrouver la trace de sa vraie mère qu’il n’a jamais connue, ayant été adopté il y a 60 ans. Munie d’une carte postale et d’une photo, la jeune femme va retourner en Angleterre pour retracer l’histoire de ses grand-mère et arrière-grand-mère.

 

Roman captivant qui nous entraine de la 1ère guerre mondiale jusqu’à nos jours à travers une saga familiale sur 3 générations. Pour toutes les bibliothèques.

 

 

 

GANS Valérie – « Le Chant des lendemains » J.C Lattès, 5/2016, 282 p, 18 € (Marie-Françoise RENOUPREZ) Dans une France où la société a remis beaucoup de choses en cause, dont la famille traditionnelle. Une grande aspiration à la liberté apparaît. L’auteur nous entraîne dans cette nouvelle société où des hommes en couple se marient, font appel à une mère porteuse pour avoir un enfant qui sera moqué à l’école et ne s’attachera qu’à un de ses pères … Une nouvelle société meilleure ou moins bonne ? Roman facile à lire mais maladroit. Je n’ai pas eu de plaisir à le lire. L’auteur y a mis tous les ingrédients connus, d’une écriture froide … Achat déconseillé.

 

 

 

GOETZ Adrien – « Les Oiseaux de Christophe Colomb » Gall. 5/2016, 85 p + photos, 11,50 € (Milène THONY) Alina, 13 ans, jeune espagnole venue à Paris chez des cousins, est chargée par son professeur de faire un exposé sur les collections du Musée du Quai Branly, à l’occasion d’une exposition intitulée Voyages de l’autre côté, sur les substances hallucinogènes et illicites chez les peuples du monde entier. Elle va découvrir qu’un lien mystérieux unissait Christophe Colomb au petit peuple des Taïnos qui accueillit avec beaucoup d’égards le découvreur de l’Amérique. Les chamanes Taïnos avaient de grands pouvoirs. Ils communiquaient avec le monde des esprits en fumant des herbes et en se vidant l’estomac avec de grandes spatules vomitives de bois courbé qui sont exposées au Musée. Intéressant et initiatique. Ecrit pour les 10 ans du musée. Niv .1.

 

 

 

HADEN, Rosamund – « L’amour a le gout des fraises »  traduit de l’anglais (Afrique de sud) Sabine Wespieser, mai 2016, 24€, 398p. (Frédérique ARROUA)  -  Stella est une afrikander trentenaire qui ne se remet de la mort récente de sa mère. Françoise, la vingtaine a traversé 4 pays en compagnie de sa petite sœur, Doudou, pour fuir le génocide rwandais. Elles fréquentent toutes les 2 l’atelier d’un peintre pour des cours de dessin. C’est alors que survient la mort brutale du peintre, Igor Woodall qui sème la consternation.

 

Roman qui nous dépeint surtout des chassés croisés amoureux avec une intrigue plate.

 

 

 

JAHN, Ryan David – « La tendresse de l’assassin » traduit de l’anglais, Actes Sud Noirs, juin 2016, 22€, 270p. (Annette FAVIER)  - Andrew n'était qu'un bébé de 18 mois lorsqu'il voit sa mère froidement abattue par un homme à DALLAS en 1964. Pourtant il se souvient avec précision de ce jour fatidique, de ces coups de feu, des corps de sa mère et de son amant gisant sur le sol .Le responsable, c'est son père qui l'emmène et l'abandonne à des grands parents sans plus s'en soucier. Mais vingt-six ans plus tard, à la découverte de vieilles lettres, il décide de retrouver la trace de ce père, tueur à gages repenti, et menant une vie tranquille dans le Sud. A ces retrouvailles hors normes, nous allons assister à une confrontation basée sur le thème "amour-haine" .

 

Beaucoup de rebondissements, des caractères très fouillés, font de ce policier un livre excellent et qui ne se lâche plus.

 

A acheter !

 

 

 

JANZING, Jolien – « L’amour caché de Charlotte Brontë »  traduit du néerlandais, L’Archipel, mars 2016,22€, 327p.  (Frédérique ARROUA) – en 1842, Charlotte et Emilie Brontë partent pour Bruxelles dans un pensionnat pour jeunes filles. Ayant pour but d’ouvrir une école, elles vont perfectionner leur français. Mais Charlotte va tomber désespérément amoureuse de son professeur de français, Constantin Léger, marié et sage père de famille. Le retour en Angleterre est difficile, d’autant qu’au moment de son départ, le professeur lui a avoué partager ses sentiments.

 

L’écriture est brouillonne. Je n’ai pas aimé que l’auteur s’adresse au lecteur. Les termes crus, nombreux n’apportent rien. Roman à acheter si on veut un livre avec une jolie couverture et un titre attirant.

 

 

 

KAPRIELAN, Nelly – « Véronica »  traduit de l’anglais, Grasset, janvier 2016, 18€, 217p.  (Magali ROIG)  -  Véronica était une star hollywoodienne des années 40, le succès passé elle décide d’écrire ses mémoires où elle révèle être une tueuse d’enfants. La narratrice, journaliste dans un magazine de luxe français, part à Los Angeles mener l’enquête. A son travail sur la star déchue dans le Hollywood mythique du cinéma se mêlent des réflexions sur sa propre vie dans le Los Angeles contemporain.

 

Roman mystérieux sur Los Angeles, sur une figure mythique du cinéma, inspiré de Véronica Lake (qui n’était pas une tueuse en série).On pense à David Lynch, à James Ellroy.

 

 

 

KERR, Philip – « Le mercato d’hiver » traduit d l’anglais, Le Masque, mai 2016, 20€, 447p.  (Annette FAVIER)  -  Un entraineur de club de foot londonien doit enquêter sur la mort suspecte du manager du club à la demande du propriétaire, un milliardaire ukrainien. Ceci est l’occasion pour l’auteur de montrer la face peu reluisante du foot anglais, gangréné par les pots de vin et la corruption à tous les échelons. Il s’en prend aussi aux joueurs immatures au QI peu développé !

 

Ne peut intéresser que les mordus de foot.

 

 

 

LABORDE, Catherine – « Les chagrins ont la vie dure » Flammarion, février 2016, 17€, 231p.  (Huguette BEARD)  - Claude, le grand amour de sa vie est mort. Elle revient à Bordeaux pour son enterrement, ville qu’elle a quittée pour monter à Paris Dans le train elle égrène ses souvenirs. En face d’elle un enfant fugueur, Paul. Elle lui achète un billet lors du passage du contrôleur. Devinant que l’enfant a des problèmes, elle décide de s’en occuper. Commence une journée de déambulations pour les 2, dans une ville qu’elle a du mal à reconnaître.

 

Roman tendre, agréable à lire. De belles descriptions de la ville de Bordeaux ancienne et nouvelles. 

 

 

 

LAFAYE, Vanessa – « Dans la chaleur de l’été »  traduit de l’américain, Belfond, mai 2016, 21,50€, 380p. (Frédérique ARROUA)  -  1935 en Floride. Missy est domestique chez une riche famille blanche. Voilà 18 ans qu’elle attend le retour d’Henry parti en 1917 pour les tranchées françaises. Après avoir parcouru l’Amérique à la recherche d’une vie meilleure, il est de retour mis n’est plus le même. Le 4 juillet, lors de la célébration de la fête nationale une femme blanche est agressée. Le shérif mène son enquête et ses soupçons s’orientent bien évidemment sur Henry, en cette période où les noirs sont lynchés pour moins que ça. Pendant ce temps un terrible ouragan grossit dans le lointain.

 

Roman prometteur mais avec une mise en place de l’histoire longue et lente. L’ouragan, élément principal, arrive tardivement. Lecture néanmoins agréable.

 

 

 

LOTT, Sylvia -  «La pâtissière de Long Island » traduit de l’allemand, Piranha, mai 2016, 19€, 391p.  (Frédérique ARROUA)  -  Au début des années 30, la jeune Marie est forcée de quitter sa Frise natale. En effet son père est opposé à sa relation avec un protestant et l’envoie auprès de ses frères installés à New York. Après un temps d’adaptation difficile, elle entreprend de conquérir la ville grâce à une recette de cheesecake qu’elle adapte avec des ingrédients locaux. 70 ans plus tard, Rona, sa petite nièce, en pleine crise professionnelle et sentimentale, lui rend visite. Marie lui raconte alors l’histoire de sa vie et lui confie avant son retour la recette de son fameux cheesecake, lui offrant ainsi la possibilité d’un nouveau départ.

 

Un roman touchant qui nous fait découvrir l’Amérique des années 30 par ceux qui y sont partis pour réussir. Egalement une découverte culinaire grâce à la recette familiale du cheesecake (elle est jointe au livre) et de toutes les spécialités allemandes.

 

 

 

MANTEL, Hilary – « Révolution :Tome 1 : l’idéal » Sonatine, avril 2016, 22€, 494p.  (Frédérique ARROUA)  -  Paris, 1763, La France est ruinée et le roi mène grand train. La reine Marie-Antoinette, insouciante et aux mœurs légères, est détestée des français. 3 jeunes avocats dévorés d’ambition sont venus pour changer le monde. Georges-Jacques Danton, au physique imposant, Camille Desmoulins, romantique et fougueux et Robespierre, austère et énigmatique.

 

Roman historique qui nous relate l’enfance de 3 personnages principaux : Danton, Desmoulins, Robespierre. L’auteur s’est énormément documentée et a passé de sa vie pour l’écriture. Ce 1er tome est dense et confus, ce qui nécessite un minimum de connaissance sur cette période.

 

 

 

MARTIN Valerie – « Le Fantôme de la Mary Celeste » A.Michel/les Grandes Traductions, Trad. de l’amér. 4/2016, 385 p, 22 € (Milène THONY) Le 4 décembre 1872, la Mary Celeste, un brigantin américain faisant voile vers Gênes, est retrouvé dérivant au large des Açores, sans personne à bord, sans trace d’avarie ni de bataille, cargaison et vivres intactes. Le capitaine Benjamin Briggs était accompagné par sa femme Sarah et leur fille Matilda. Que s’est-il passé ? Histoire tirée d’un fait réel jamais élucidé ! Arthur Conan Doyle s’en inspirera pour écrire « Déposition de J.Habakuk Jephson », nouvelle dans laquelle il imagine un survivant racontant ce qui est arrivé. Récit tumultueux et passionnant, racontant la vie des personnages avant le drame, capitaines de père en fils, familles décimées par les naufrages, la façon dont leur existence vont se croiser, la mer qui prend les vies, le spiritisme en vogue à l’époque, qui fait parler les disparus.  Roman fort, prenant, attachant, parfaitement traduit. Par l’auteur de Maîtresse, Prix Orange 2003. Son roman Mary Reilly a été adapté au cinéma par Stephen Frears en 1996. Niv.1.

 

 

 

MICHAELS Sean « Corps conducteurs » Rivages, trad. de l’anglais (Canada), 10/2015, 444 p, 22 € (Milène THONY) De Moscou au Goulag, en passant par les Etats-Unis, la folle existence de Lev Sergueïevitch Termen, brillant ingénieur russe, génial inventeur du thérémine, ancêtre du synthétiseur. On joue encore aujourd’hui de cet instrument. Sans le toucher, en bougeant les mains au-dessus d’un champ électromagnétique émis par 2 antennes, l’une pour les notes, l’autre pour le volume du son. Léon Termen bénéficia de la protection de Lenine mais fut contraint par Beria à espionner les Américains. Aura sa vie détruite et sera emprisonné 8 ans à la Kolyma. Incroyable récit, à peine romancée, d’une histoire vraie. 1er roman d’un critique de musique. Niv.1. 

 

 

 

MOATTI, Michel – « Alice change d’adresse »  Editions HC, mars 2016, 19€, 298p.  (Annette FAVIER)  -  Alice une jeune femme anéantie par la disparition de son fils lors d’une terrible inondation, a décidé de mourir. Elle se réveille dans une clinique, 53 jours après sa tentative de suicide. Ses souvenirs et sa douleur reviennent, mais dans une ambiance où on l’incite à émerger, se profile une certaine  ex-fonctionnaire de police en convalescence comme elle, qui a commencé à fouiller le passé de notre héroïne et semble convaincue que l’enfant n’est pas mort. Qu’est-il arrivé le jour de la catastrophe ?

 

Le début du livre est bon, mais petit à petit, lentement, se prépare une fin invraisemblable. A ne pas acheter.

 

 

 

OBIOMA Chigozie « Les Pêcheurs » L’Olivier, trad. de l’anglais (Nigeria) 4/2016, 297 p, 21,50 € (Milène THONY) Dans les années 90, dans un village du Nigéria, quatre frères profitent de la mutation de leur père pour aller pêcher dans un fleuve interdit, l’Omi Ala. Un homme fou et malfaisant, Abulu, en les voyant, leur prédira une horrible malédiction : l’aîné, Ikenna, mourra assassiné par l’un de ses frères. La prophétie hantera la famille et se réalisera, entraînant drame sur drame. Tragédie de l’ethnie igbo. Les mots de ceux qui voient l’avenir ont-ils le pouvoir de créer le chaos ? Se lit d’une traite. 1er roman finaliste du Man Booker Prize.

 

 

 

ONAGLIA Frédérick d’ « Un Eté à Lou Triadou » C.Lévy, 5/2016, 297 p, 19,50 € (Françoise FOUCQUETEAU) Agréable roman de détente qui a pour cadre les Alpilles. Deux domaines viticoles se jalousent et pour certains les arguments sont très violents. Niv.1.

 

 

 

OSORNE, Laurence – « Terminus Oasis » traduit de l’angl          ais, Calmann Lévy, mars 2016, 20,50€, 356p.  (Magali ROIG)  -  David et Jo, un couple bancal de britanniques, se rendent pour un court séjour chez leur très chic et très riche ami Richard et son compagnon dans une splendide villa du désert du Maroc. Sur la route ils écrasent un jeune berbère. Alors que débutent des bacchanales inoubliables pour les invités cosmopolites, la famille du jeune berbère vient demander des comptes à David.

 

Excellent roman, fait de réflexions brutales sur la confrontation entre 2 cultures que tout oppose.

 

 

 

PEYLIN Diane – « Même les pêcheurs ont le mal de mer » Les Escales, 6/2016, 214 p, 17,90 € (Françoise FOUCQUETEAU) C’est une île de sable et de volcans, battue par les vents. Trois pêcheurs doivent affronter le passé, les secrets et le silence. Un des fils a fui pour le continent. Histoire difficile d’incommunicabilité. Niv.2.

 

 

 

PEYRAMAURE Michel – « Couleurs Venise – La vie de Titien » R.Laffont, 5/2016, 392 p, 21 € (Annie ZEVACO) La vie d’un des plus grands peintres du Cinquecento vénitien, Tiziano Vecellio, dit Le Titien, racontée par un personnage fictif de son entourage, Vincenzo Bastiani. En racontant sa vie, le personnage de Vincenzo nous fait rentrer dans l’intimité du grand peintre, mais aussi de tout le milieu artistique, culturel et politique de l’époque. L’auteur se livre là à une description fouillée et détaillée des techniques de travail de Titien et de ses confrères, de leurs rivalités, des amitiés et conflits entre commanditaires et artistes …mais aussi de tout leur environnement. Fresque artistique et historique de la Sérénissime au XVIème siècle. Abondance de détails historiques mais clair et facile à lire. Niv.1.  

 

 

 

 

 

ROBERTS, Nora – « Le menteur »  traduit de l’anglais, Michel Laffon, mai 2016, 17,95€, 414p.  (Annette FAVIER)  -  Shelby, une jeune américaine, a perdu son mari, porté disparu en mer. Ils vivaient dans la banlieue chic de Philadelphie avec leur petite fille. Notre héroïne va vite découvrir que celui qui la comblait de bijoux et lui faisait mener un train de vie dispendieux, était un vil escroc. Criblée de dettes elle va commencer à découvrir  que cet homme menait une double vie, sous de fausses identités. Après avoir commencé à rembourser les dettes de ce voyou, elle repart avec sa fille dans sa famille, dans le Tennessee, reçues à bras ouverts, elle décide de mener une vie normale et de travailler. Mais l’horrible homme qui se disait son mari réapparait !

 

Le début du livre est amusant, avec des suspenses, mais ensuite on se traine dans des longueurs et le final prévisible. Bien trop long.                                                                                                                                 

 

 

 

ROGNEBY, Jenny – « Leona, les dés sont jetés » traduit du suédois, Presses de la Cité, 2016, 21,50€, 397p.  (Huguette BEARD)  -  Histoire double : la corruption des ministres suédois jugés pour délits sexuels ; et le holdup d’une banque perpétré par une petite fille de 7 ans. Sa seule arme est son ours en peluche qu’elle serre fort contre son petit corps couvert de sang et de blessures.

 

Pour son 1er roman Jenny Rogneby a frappé fort. Un thriller original d’un genre nouveau avec une psychologie des personnages très bien étudiée. Se lit facilement et sans pouvoir le quitter.

 

 

 

SALAÜN Lionel – « La Terre des Wilson » Liana Levi, 4/2016, 198 p, 17,50 € (Milène THONY) Une ferme misérable dans les terres arides de l’Oklahoma dévasté par les tornades. Dick a fui sa misérable vie et la brutalité de son père. Il reviendra après s’être enrichi grâce à la Prohibition. Et retrouvera la femme qui était restée pour l’attendre. Cruelle histoire de la Grande Dépression et des tempêtes de poussière qui ont ruiné des milliers d’agriculteurs. Par l’auteur de Le Retour de Jim Lamar, couronné de 12 prix littéraires. Bien écrit. Niv.1.  

 

                                                         

 

SFAR, Johann – « Le niçois » Michel Lafon, mai 2016, 18,95€, 280p.  (Annette FAVIER) -Heureusement que l'auteur ne se prend pas au sérieux, car le livre n'est pas des plus "relevé" et à éviter !

 

 

 

SIMONSON, Hélen – « L’été avant la guerre » traduit de l’anglais, Nil, mai 2016, 22,50€, 638p.  (Frédérique ARROUA)  - Eté 1914, Béatrice Mash débarque dans une petite ville côtière d’Angleterre pour y enseigner le latin. En quête d’indépendance, elle souhaite devenir écrivain. Agatha Kent, une des personnalités locales au caractère bien trempé, l’accueille et la guide. Béatrice ne tarde pas à se lier d’amitié avec elle, son mari et ses 2 neveux, Hugh et Daniel, aux caractères différents et qui ne sont pas insensible au charme de la nouvelle enseignante. Mais la guerre est déclarée et les jeunes hommes partent au front.

 

Très beau roman qui évoque la société anglaise au début du XXème siècle. La plume est belle et fluide. Grand plaisir à la lecture.

 

 

 

TERPSTRA, Anita – « La loi du silence »  traduit du néerlandais, Denoël, avril 2016, 21,50€, 353p.  (Magali ROIG)  -  La famille Meester vit paisiblement dans une petite ville de la campagne néerlandaise. Une nuit leur fils Sander, disparaît dans un camp de vacances alors que l’on retrouve le cadavre d’un de ses amis assassiné La famille traumatisée par cette tragédie explose, les parents divorcent. 5 ans plus tard, un jeune home se présente chez les Meester, prétend être Sander et avoir été enlevé par un pédophile. Mais dit-il toute la vérité ?

 

Thriller haletant, terrible sur les rapports familiaux.

 

 

 

TOWNSEND, Sue – « Dans la peau de Coventry »  traduit de l’anglais, Charleston, février 2016, 18€, 254p.  (Huguette BEARD)  -  Coventry Dakin est une mère de famille de 2 enfants, Mary et John : une femme naïve, innocente, une mère et une épouse exemplaire. Son mari est terne, amoureux de 4 tortues qu’il appelle par leurs prénoms, c’est sa passion. Elle n’est pas sure d’aimer ce mari et rêve d’évasion. Elle est très belle. Elle empêche son voisin d’étrangler sa femme en le frappant violemment à la tête Croyant l’avoir tué, elle s’enfuit et se retrouve à Londres sans papier ni argent, elle connaît la faim et le froid. Dans ses errances elle rencontre toutes sortes de personnages décrits avec humour, jusqu’au jour où elle rencontre Dodo, une bourgeoise habituée à vivre avec les sans foyers, qui la prend sous son aile. Dodo est le contraire de Coventry, culotée, indépendante, elle rejette tous les poncifs. Avec Dodo la vie de Coventry va changer, elle va pouvoir réaliser son rêve d’évasion.

 

Histoire racontée avec un humour grinçant sur la société anglaise. Je pense que la jeunesse et l’immigration sont entrain de tout changer. Livre très plaisant à lire, bonne écriture.

 

 

 

VALLGREN, Carl-Johan Emanuel – « Le garçon de l’ombre »  traduit du suédois, J.C. Lattès, avril 2016, 20,90€, 363p.  (Huguette BEARD)  -  Ola et Eve ont 2 enfants, Kristoffer, 7 ans et Joël, le cadet. L’été 1970, Ola rentre à la maison avec ses 2 enfants. Ils prennent le métro, Kristoffer est enlevé. Toutes les recherches restent vaines. Des années plus tard Joël disparaît à son tour Sa femme, Angéla  Klingberg, fait appel à Danny Katz, un ami de jeunesse de Joël, un génie en informatique. Très vite il va découvrir que la riche famille Klingberg cache beaucoup de secrets. Son enquête le mènera de Stockholm jusqu’aux Caraïbes, berceau de la fortune des Klingberg.

 

Thriller effrayant, imprégné de vaudou. Des crimes affreux.

 

 

 

WAITE, Urban – « Parfois le loup »  traduit de l’anglais, Actes Sud Noirs, mai 2016, 22,50€, 347p.  (Annette FAVIER)  -  Dans les montagnes du nord de l’Amérique, un ancien shérif sort de prison sous l’œil de son fils shérif adjoint. Le passé resurgit avec les mauvaises fréquentations du père qui vont s’acharner sur son fils et sa belle-fille, pour retrouver une mystérieuse somme d’argent.

 

Bonne description du climat d’une petite ville d’Amérique, l’auteur sachant mêler suspense et couleur locale.

 

 

 

DOCUMENTS :

 

B7-COPELAND, Misty – « Une vie en mouvement »  Christian Bourgois, Juin 2016, 18€, 340p.  (Annette FAVIER)  -  Les mémoires de la 1ère danseuse afro-américaine de l’Américan Ballet. Agée maintenant de 34 ans, elle raconte son incroyable ascension de fillette surdouée, repérée par un professeur de danse  de San Pedro. Issue d’une famille plus que modeste, d’un père noir et d’une mère volage, elle réussit à gravir les échelons qui lui semblaient inaccessibles, surtout pour une petite métisse, dont la morphologie ne correspondait aux critères de la ballerine classique. Soumise à son art, repérée par Prince, qui l’engagea pour des spectacles et des clips, elle a atteint tout ce dont rêvent les danseuses.

 

Une autobiographie intéressante, servie par un bon traducteur. Points gênants les constants retours en arrière, obligeant le lecteur à une attention soutenue et détail un peu gênant : une autosatisfaction envahissante.

 

 

 

B-FORSYTHE, Frédérick – « L’outsider »  traduit de l’anglais, Albin Michel, mai 2016, 22€, 396p.  (Annette FAVIER)  - L'auteur de célèbres romans d'espionnage (Le Chacal - Les chiens de guerre) se lance dans l'exercice difficile de l'autobiographie .Après un début laborieux sur sa jeunesse et ses exploits dans l'aviation , il captive l'intérêt avec ses démêlés en R.D.A., Israël et Afrique noire , toutes ses aventures ayant servi de bases à ses romans .En contrepoint, certaines pages concernant la pêche au gros en compagnie d'un vieux pêcheur font penser à HEMINGWAY .A lire malgré les défauts inhérents à toute autobiographie.

 

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 © CERCLE DE LECTURE DU LUNDI 27 JUIN 2016

 

 

 

Nous vous rappelons qu’une visite guidée, groupée à Regards de Provence est organisée le 1er juillet 2016 à 15H00, rue Vaudoyer, 13002. S’inscrire auprès de Nicole la Secrétaire, au 04 96 10 22 16.

 

                                                          *

 

ROMANS :javascript:

 

ABECASSIS,,Eliette – « Philothérapie »  Flammaion, mai 2016, 19,90e, 306p.  (Janine PONTNEAU)  -  A travers le personnage de Juliette, c’est ici une longue déclinaison sur la passion, l’amour, la trahison, les désirs avortés dans la fougue d’une jeunesse qui s’éloigne. Voir les choses à travers la philosophie est peut-être la bonne thérapie et qui sait si le faux fiancé rencontré par hasard  ne pourrait faire enfin l’affaire ?

 

 

 

ARCHER, Jeffrey – « Plus fort que l’épée » traduit de l’anglais, Les Escales, mai 2016, 22,50€, 455p. (Renée COUDERT)  -  5ème volume de la saga de la famille CLIFTON, ce roman couvre la période 1964-70. Appartenant au monde des affaires, de la politique, et même de la littérature, les différents membres de la famille, très liés entre eux, et plutôt idéalistes, en tout cas honnêtes, vont affronter différents problèmes liés à cette époque :Emma affronte un attentat   de l'IRA, Harry, écrivain, risque sa vie pour sauver un écrivain dissident russe, Giles , député puis ministre, voit sa carrière compromise à la suite d'un voyage en Allemagne de l'Est où il tombe amoureux de son interprète, tout ceci avec en toile de fond les turpitudes et les luttes au couteau des milieux des affaires et de la politique.

 

Personnages attachants, style efficace, d'un bon conteur, agréable à lire.il y aura probablement une suite...

 

 

 

BEATON, M.C. – « Agatha Raisin : la quiche fatale » traduit de l’anglais, Albin Michel, mai 2016, 319p.  (Frédérique ARROUA)  -  Après avoir renoncé à son agence de relations publiques et troqué sa vie londonienne, Agatha se retrouve dans une petite bourgade anglaise. Accueillie peu chaleureusement, elle décide de participer à un concours de quiches. Elle triche et malgré cela ne gagne pas. Mais le juge meurt empoisonné  et le village lui en veut. Elle va donc enquêter et fouiner partout.

 

Initialement paru au début des années 90 en Angleterre, Agatha Raisin est une série de 27 romans. Dans la lignée d’Agatha Christie avec l’humour à l’anglaise, lecture revigorante et savoureuse.

 

BEATON, M.C. – « Agatha Raisin : Remède de cheval », Albin Michel, mai 2016, 265p. (Frédérique ARROUA)  - Agatha s’ennuie dans son cottage anglais et songe à retrouner travailler à Londres. Econduite par son voisin, James Lacey, elle jette à présent son dévolu sur un charmant vétérinaire qui vient de s’installer au village. Mais il meurt accidentellement. Ne serait-ce pas un meurtre ? Agatha enquête.

 

On retrouve Agatha Raisin avec sa personnalité, hors normes et la vie de son petit village anglais. Toujours le même plaisir.

 

(Claude CHARBONNEL) –« Agatha Raisin : Remède de cheval »,  Deux assassinats dans un paisible village anglais. Agatha Raisin, sémillante, quinquagénaire enquête. Elle n’est pas l’héritière de la Mis Marple d’Agatha Christie.

 

Divertissement sans grande finesse psychologique et sans grand intérêt. Niveau 1.

 

 

 

HANSEN, Dőrte – « A l’ombre des cerisiers »  traduit de l’allemand, Kero, mars 2016, 19,90€, 292p.  (Janine PONTNEAU)  -  Un livre original et foisonnant où deux femmes, blessées par la vie, vont unir leurs solitudes et tenter de se reconstruire. Le personnage de Vera est à la fois rude et touchant. Après le chaos de la guerre, la vie de ce village reprend, les habitants parlent le patois du nord. Anne va entreprendre de restaurer une ferme en ruines et d’apprivoiser Vera.

 

De l’humour de la tendresse. Niveau 1.

 

 

 

JOYCE, Eddie – « Les petites consolations »  traduit de l’anglais (Etats-Unis), Rivages, avril 2016, 22,50€, 475p. (Magali ROIG) -  Le 11 septembre 2001 a marqué douloureusement la famille italo-irlandaise, Amendola : Bobby, le fils préféré, pompier, est mort lors de l’effondrement des tours. 10 ans plus tard, la famille de Staten Island est toujours hantée par cette tragédie ; certains se noient dans l’alcool ou les souvenirs, d’autres essayent de surmonter leur douleur.

 

Magnifique chronique familiale sur le deuil, la force de la vie, Staten Island. A lire.

 

 

 

KOCH, Herman – « Cher Monsieur M »  traduit du néerlandais, Belfond, avril 2016, 469p.  (Frédérique ARROUA)  Herman est le voisin d Monsieur M, auteur de bestsellers. Son occupation ? Observer le couple et leur petite fille. IL épie leurs moindres faits et gestes et ensuite il écrit des lettres terribles, qu’il n’envoie cependant pas… Que s’est-il donc passé dans l’adolescence d’Herman et pourquoi ce terrible besoin de vengeance ?

 

470 pages qui auraient pu tenir en 200. Suspense qui aurait pu donner un beau final, mais non. Décevant par rapport aux précédents.

 

 

 

POSTEL, Jean-Philippe – « L’affaire Arnolfini »  Actes Sud, juin 2016,18€, 155p.  (Claude CHARBONNEL) – Quel profond mystère  les détails minutieusement observés révèlent dans le tableau de Van Eyck « les époux Arnolfini » ?

 

Une enquête passionnante ! N.1. Nombreuses reproductions couleurs et noir/blanc.

 

 

 

RIVA, Alex –« La grêve des femmes formidables »  Denoël, Mars 2016, 267p. (Michèle RENAULT) - Quatre jeunes femmes en ont marre de la vie exemplaire qu'elles se sont efforcé de mener pour respecter l'éducation traditionnelle qui leur  a été inculquée dans leur enfance et décident de partir une semaine dans un club de vacances. . La narratrice Emma,  s'est séparée de son mari après avoir eu 2 enfants et vient de subir une déconvenue avec un nouveau partenaire. Andréa ne fait l'amour que pour avoir un second enfant. Alice mère de 3 enfants a  ouvert récemment un restau  et se sent au bout du rouleau; Chloé est amoureuse d'un homme marié qui attend qu'il se décide à divorcer,. Chacune s'arrange pour  être libérée des  contraintes familiales ou professionnelles mais elles ne disent pas à leur entourage qu'elles partent ensemble .Comment vont réagir les  mecs, sans la femme parfaite qui les accompagne ? Seront-ils bonifiés? Comment vont-ils découvrir la vérité? Comment les  jeunes femmes vont-elles vivre  leur semaine de célibat? Vont-elles revenir de leurs vacances changées? .....

 

Avis : premier roman plein de fraîcheur, bien écrit. Pour tout public

 

SEARLE – « Le menteur »  traduit de l’anglais, Fayard, avril 2016, 23€, 375p.  (Magali ROIG)  -  Roy, un habile escroc de 80 ans passés, rencontre Betty sur internet, une veuve aisée ; pour lui une nouvelle proie, pour elle un compagnon des derniers jours. Mais tandis que défile le passé de Roy, le comportement de Betty se révèle ambigu et mystérieux. Qui sont vraiment Roy et Betty ê quels secrets cachent-ils ?

 

Excellent roman, à la croisée de l’histoire, de l’espionnage, au suspense haletant jusqu’au final. A lire.

 

 

 

ANALYSES RAPIDES :

 

ABECASSIS  Eliette – « Deux-pièces » Incipit, 6/2016, 93 p, 12 € (Milène THONY) Relate le défilé de maillots de bain, à la piscine Molitor, en 1946, au cours duquel une danseuse a porté un bikini pour la première fois. Aucun mannequin n’avait accepté de défiler dans un maillot si petit et si indécent ! C’est le couturier Louis Réard qui venait de baptiser sa création du nom d’un atoll du Pacifique.  Gaby et Antoine qui se sont fréquentés avant la guerre, se retrouvent par hasard à la piscine. Mais l’après-guerre est amère : le STO, la Résistance, les camps …

 

Très belle et brève histoire enchâssée dans un beau petit livre.

 

 

 

BARBE Géraldine -  « Au feu, Gilda ! » la brune au rouergue, 2/2016,  132 p, 14,80 € (Dolène HARDY) Gilda, 40 ans, a un petit garçon, vient de divorcer et se trouve au chômage. Elle tombe amoureuse d’un père d’élève en emmenant son fils à l’école. Elle pointe à pôle emploi, se boit des plutôt avec un grand ennui. Style mauvais, histoire et personnages inintéressants, petite bières en terrasse. C’est un roman sur l’amour, le chômage, la séparation, la vie quoi ! Et cela se veut drôle. Pourtant, je n’ai pas trouvé le récit drôle.

 

A aucun moment, je n’ai réussi à entrer dans l’histoire. J’ai jugé les ficelles trop grosses, l’écriture trop « faussement simple », les personnages trop caricaturaux. En un mot, c’était trop et j’ai lu ce roman non pas avec plaisir mais typographie. A éviter.

 

 

 

CLARK, Mary Higgins – « Le temps des regrets »  traduit de l’anglais, Albin Michel, mai 2016, 22,50€, 310p.  (Annette FAVIER)  -   Le dernier "Higgins Clark" et pas le meilleur ...D'un côté une brillante journaliste qui couvre le procès d'une jeune femme accusée du meurtre de son riche mari atteint de la maladie d'Althzeimer .Et de l'autre cette pauvre épouse accusée injustement .Pour pimenter un peu le récit, ladite journaliste vient d'apprendre qu'elle est une enfant adoptée, et du coup recherche sa mère biologique..

 

Beaucoup de personnages annexes contribuent à la lourdeur du récit ! A acheter seulement sur demandes des lecteurs à mon avis.

 

 

 

CÔLIC, Velibor – « Manuel d’exil » Gallimard, avril 2016, 17€, 198p.  (Annette FAVIER) - L'auteur est bosniaque. Réfugié en France en 1992, il va petit à petit s'adapter à la France, et apprendre la langue .Il vit dans le dénuement, tout en commençant à écrire, mais a un humour extraordinaire et parfois corrosif .Non seulement il va résider à Paris "où le pain noir est plus cher que le blanc"!Mais dans un foyer pour réfugiés. Plein de fantaisie, il aborde sans apitoiement la condition de ceux-ci .Mais il a la bougeotte, et va se promener aussi bien à Milan, Venise, Budapest, tout en vivotant de la publication de ses livres, qui se fait doucement .Il va même écrire un polar, et bien sûr en français.

 

J'ai rarement été confronté à une telle facilité pour décrire tout ce qui l'entoure partout où il passe, et en plus il se décrit lui-même tout à fait sans complaisance. Livre original à recommander (mais pas à ranger dans la série "détente"!)

 

 

 

HORAN, Nancy – « Loving Stevenson » traduit de l’anglais, Terra Nova, mai 2016, 22,90€, 526p.   (Annette FAVIER) - SAN FRANCISCO  à l'aube du XX° siècle . A 35 ans, Fanny OSBOURNE, lassée par les infidélités de son mari, prend ses trois enfants sous le bras et s'embarque pour la France .Elle décide de devenir peintre et s'installe à Paris, mais là, une terrible épreuve la frappe, elle perd un de ses fils .A bout, désespérée, elle entend parler d'un village de peintre près de Barbizon, à GREZ . Là, sa fille, et son dernier fils vont retrouver tous ensemble la sérénité. là elle rencontre l'homme de sa vie, Robert Loouis STEVENSON, de dix ans son cadet. Ecrivain, journaliste, ils vont vivre une relation passionnée, changeant de pays, de maisons, dans une vie aventureuse qui se terminera aux Iles Samoa.

 

Un gros pavé nettement inférieur à celui plus ancien d'Alexandre LAPIERRE et se perdant trop dans des digressions inutiles.

 

 

 

JONASSON  Ragnar -  « Snjor » La Martinière, trad. de la version anglaise de l’islandais, 5/2016, 347 p, 21€ (Colette QUARELLI) Siglufjördur, la ville la plus au nord de l’Islande, près du cercle polaire. Après des études de théologie abandonnées, Adri Thor s’est orienté vers la police. Frais émoulu de l’école de police, il vient rejoindre sa première affectation à Siglufjördur. Ce petit port de pêche, ruiné par la crise de 2008, est sans histoire et seul parce que sa fiancée ne l’a pas suivi, Adri essaye de s’adapter. Mais voilà que le corps d’une tout le monde se connaît. Etouffé par la neige qui tombe sans discontinuer, tétanisé par le froid et jeune femme est retrouvé nu dans la neige. Puis un vieil écrivain se tue en tombant dans l’escalier du théâtre. Et dans cette petite ville sans problème, Adri est plongé dans les secrets, les non-dits et les mensonges.

 

Bon 1er roman. Ambiance et sentiments bien décrits.

 

 

 

MINIERE, Isabelle – « On n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise »  Serge Safran, 2016, 16,90€, 190p. (Michèle ASSADA) - Récit par  Martin, comptable avec peu de client, de sa vie solitaire, sans ami, sans famille. Il espère une rencontre, , des amis ,une femme comme celle du film RIEN qui l'a fascine et où" il se passe beaucoup de choses" ,d'une grand-mère comme celle de sa cliente  Ces  rêveries et son imagination sont l'essentiel de sa vie, et pourtant il regarde autour de lui le clochard, la boulangère et le monsieur désemparé qu'il va aider. La bonne surprise va-t-elle enfin arriver? On le souhaite à ce personnage attachant.

 

Exploration sensible et fine d'une solitude pesante dans laquelle malgré tout existe une espérance qui permet de la supporter. Livre intéressant et attachant.

 

 

 

RICE, Eva – « Freddy Fridy » traduit de l’anglais, Bakerstreet, mai 2016, 21€, 345p.  (Annette FAVIER)  -